Christine Alves

J’ai rencontré Christine Alves en 2018, lors de sa qualification au concours organisé par Wella Professionals, le Wella National TrendVision Awards. Christine a gagné le concours national pour représenter la France lors de la grande finale internationale réunissant tous les candidats qualifiés dans chaque pays. La finale a eu lieu à Lisbonne en 2018, sous un nouveau format très intéressant où l’échange, le partage et le challenge collectif étaient au cœur du concours. Comme toujours lors des finales internationales, j’aime supporter le candidat français. Et je l’ai fait une nouvelle fois avec Christine Alves que j’ai revue plusieurs fois par la suite. Christine est une femme souriante, gaie, inspirée, qui aime les défis et toujours avide d’apprendre de nouvelles choses.

Ton plus ancien souvenir lié à la coiffure

J’avais 5 ans et j’avais fait une poupée avec un martinet. Je lui faisais des tresses, des coiffures, des tenues en papier toilette et aluminium puis j’organisais des défilés. C’était une bonne technique pour que mes parents n’aient pas le martinet en main ! 

Ton parcours 

À 15 ans j’ai passé mon CAP. J’ai poursuivi par un Brevet Professionnel en alternance avec une spécialisation coloriste et permanentiste. Je suis rentrée ensuite dans un salon du groupe AxelleD, créé par M. Dalex. Les consignes étaient strictes. J’ai passé mon brevet de maîtrise et ai gagné dans la foulée des prix régionaux en coiffure. À 21 ans, je suis devenue manageuse du 2e salon du groupe AxelleD, puis de Shampoo qui a racheté le groupe en 2005. En 2008, j’ai créé mon propre salon à Saint-Marcellin. L’équipe compte aujourd’hui six coiffeuses. J’ai ouvert un deuxième salon en 2010 mais je l’ai fermé un an plus tard car l’artistique me plait beaucoup plus que l’administratif et je participe à tous les concours possibles.

Quel est ton meilleur souvenir lié à la coiffure ?

Le bootcamp final international qui s’est tenu en 2018 à Lisbonne lors de la finale des Wella TrendVision Awards.

Ton prochain grand projet 

J’aspire à devenir ambassadrice internationale. Pour cela, j’ai créé ma propre collection avec l’aide de Christophe Gaillet et MKProduction en Pologne. Elle va bientôt sortir… Ce fut une formidable expérience.

Ton meilleur conseil à quelqu’un qui débute 

Aller au bout de ses rêves. Pour y arriver, il faut s’entraîner, rester curieux.se et bienveillant.e. Je me suis aussi rendu compte que pour évoluer il est important de savoir parler anglais.

Pour un dîner idéal, qui aimerais-tu inviter ?

Uniquement des personnes passionnées, bienveillantes et qui aiment faire la fête comme les membres de Community Hairdresser Spirit 

À quelle époque aurais-tu aimé vivre ?

Il paraît que j’ai déjà eu deux vies antérieures : nymphe dans la Rome antique et businesswoman dans le New York des années 1920. Alors je préfère vivre l’instant présent pour créer notre futur. 

En dehors de la coiffure, que fais-tu ?

Je fais des voyages pour profiter des paysages, de la nature, des différentes civilisations et cultures. 

Les dates importantes de ta vie

2004 et 2006, les dates de naissance de mes filles.

Ce que tu détestes le plus – L’injustice, les assistés, les ananas !

Ce qui t’inspire le plus – La nature et le monde de la rue. 

L’objet dont tu ne te sépares jamais – Mon alliance et mon portable.

Ton insulte préférée – Je n’aime pas entendre des insultes.

Le mot tu ne prononces jamais Problème

Ton lieu idéal – Pour me reposer, j’aime les grands paysages ensoleillés et calmes où il y a du relief à l’horizon. Pour créer, j’aime les centres villes qui grouillent de monde 24h/24 comme à New York.


Christine Alves – 9 Avenue de Romans, 38160 Saint-Marcellin


Ludovic Geheniaux

J’ai rencontré Ludovic Geheniaux à un dîner organisé par Le Club de Coiffeurs et cette rencontre était comme une évidence. De retour de New-York, il travaillait sur le projet de son salon parisien et j’étais contente de savoir que l’on se reverrait vite. Je le suivais déjà sur les réseaux, car il y cartonne et c’est grâce à eux qu’il a réussi à attirer la clientèle dans son salon.

Ludovic est un garçon qui a toujours beaucoup d’idées, même si parfois ça part dans tous les sens🤣… Il est généreux avec son entourage et ceux/celles qu’il forme. Parfois très cash et sans filtre, Ludovic Geheniaux est toujours bienveillant et c’est pour ça que je l’aime beaucoup. Il est rieur, blagueur et très drôle. Et pour ne rien gâcher, il maîtrise sur le bout de ses pinceaux l’art de la couleur. J’ai eu la chance de l’accompagner l’année dernière sur la réalisation de son shooting à Cracovie aux cotés de Christophe Gaillet. J’ai pu découvrir son travail au quotidien pendant 4 jours intenses pendant lesquels nous n’avons pas compté nos heures. Ludovic est un perfectionniste qui ne lâche rien tant qu’il n’a pas obtenu ce qu’il cherchait.

Rencontre avec un OVNI du monde de la coiffure…

Ton plus ancien souvenir lié à la coiffure

Mon plus ancien souvenir c’est la valeur de l’artisanat, quand les 35h n’existaient pas (et pourtant j’étais employé – je précise pour les haters). Quand apprendre un métier valait bien plus que la visibilité virtuelle. 

Le savoir être avant le savoir faire. 

Ton parcours

J’ai débuté par hasard par un stage en 4ème. 

Je voulais être véto, mais trop compliqué économiquement avec mon papa qui bossait seul et qui ne voulait pas que je sois coiffeur. 

Quand j’y repense…

C’était compliqué, et du coup je suis parti très jeune. J’ai trouvé une place dans un salon et dans un foyer de jeunes travailleurs. J’ai bossé comme un ouf et j’ai fait mes preuves. Aujourd’hui je suis le seul artisan de la famille. 

C’est mon 4ème salon et je suis aujourd’hui formateur, bientôt coach même si je le fais déjà un peu. Mais surtout j’adore rencontrer les confrères et consœurs sur le terrain et échanger sur les réseaux.  

Ton meilleur souvenir lié à la coiffure

Avec ma première patronne Valérie, je passais mon temps à amuser la galerie avec les sketchs d’Elie Kakou. Déjà à l’époque, je ne me prenais pas au sérieux. 

« Et bah allooooooors ! Faut rigoler ! »

Outre le fait de kiffer monter sur scène et échanger sur le métier, j’avoue que faire rire est un pouvoir magique.

Ton prochain projet

J’ai décidé de poser mes aventures sur papier. 

J’adore écrire et on m’a proposé de l’aide alors je pense que je vais y réfléchir sérieusement… 

Ton meilleur conseil à quelqu’un qui débute

De croire en soi et de prendre soin de soi. Penser à la coiffure du futur et non pas calquer un modèle existant, souvent faussé avec des tarifs tirés vers le bas. 

Garder le smile. 

Et plutôt que de trouver des idées de concept, résoudre les problèmes existant. Être entouré de vrais experts. CONNAÎTRE SA VALEUR et avoir une vraie identité.

Pour un dîner idéal qui aimerais-tu inviter ?

Elise Lucet parce qu’elle me fascine, Blanche Gardin pour son sarcasme, Virginie Rocha Nelli pour animer le débat, mes copines qui me manquent beaucoup et bien sûr Zazie, même si elle fait sa raie en zigzag…🤣

À quelle époque aurais-tu aimé vivre ?

J’aurais aimé pouvoir vivre chaque époque. 

Mais surtout celle où on s’habillait pour aller à l’Opéra.

Chaque époque me plait surtout quand Ophélie Winter chantait et qu’on se prenait moins au sérieux. Dieu nous avait donné la foi ! 

Peut-être l’époque des crans faits au doigts aurait été pas mal. Car je ne sais pas les faire et cela me frustre. 

En dehors de la coiffure, que fais-tu ?

J’ai arrêté de penser a mon ex du coup je vois mon psy beaucoup plus souvent… 🤣.

J’avoue que je n’aime pas trop lire à part Le Petit Prince que j’ai lu un million de fois. Avec à chaque fois une nouvelle interprétation… 

À lire sur le sujet un article du Huffingtonpost : les 5 leçons de vie du Petit Prince validées par la science

J’ai commencé à donner un peu de mon temps à La Croix Rouge pendant le confinement et j’ai vécu une expérience incroyable.

Je regarde beaucoup de vidéos sur le développement perso / business, j’essaie de comprendre l’économie actuelle avec les vidéos d’Oussama Ammar. Les comportements sociaux m’intéressent beaucoup et j’ai découvert récemment Matthieu Ricard qui parle d’altruisme et ses bienfaits. 

J’adore les festivals car j’adore me déguiser, danser. J’adore aussi les Oreos et l’appli ASOS

Les dates importantes de ta vie

  • Mon anniversaire qui devrait être un jour férié et surtout en juillet. Je suis né le 14 janvier, et pour le barbecue c’est chaud… 
  • Mon retour (et libération) de New-York.
  • Le confinement plus récemment.

Même si ça n’a pas toujours été facile, j’ai toujours kiffé ma vie. Surtout quand tu réalises que t’en as qu’une. 

Ce que tu détestes le plus
Les jugements, L’injustice, l’hypocrisie, la médiocrité et cette manie de râler sans apporter de solutions.

Ton insulte préférée
Il y en a tellement ! Je dirais bien TMLP (Ta Mère…). J’adore aussi : « J’ai vu ta mère sur Chatroulette« … tout dépend de l’interlocuteur…

Ce qui t’inspire le plus
Je ne sais jamais trop quoi répondre a cette question. Ça peut être un marché où je vais voir des fruits et légume. Un film récent ou ancien, les gens… Parfois j’ai des idées et je me dis que je ne dois pas être fini parce que là-haut y’a du monde et les files doivent se toucher parfois.

L’objet dont tu ne te sépares jamais
L’alliance de Mon papa. Comme il ne l’a porte  pas car il déteste les bijoux. Avec l’accord de mes frères et sœur je la porte. Ça fait des années que je harcelais tout le monde et ils ont cédé.Je suis plutôt tenace.

Quel est le mot que tu ne prononces jamais
JAMAIS

Ton lieu idéal
Mon lit, ma couette, mon chat Hastag et Lapinpinpin mon doudou lapin. Rien de mieux que mon chez moi RIEN QUE POUR MOI…


Ludovic Geheniaux Paris

38 rue de Turbigo 75003 Paris


Découvrez la nouvelle collection de Ludovic Geheniaux :


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