bilan 2020

Bilan 2020 du marché de la coiffure

Alors qu’arrive la fin de l’année 2020, l’heure des bilans a sonné. Nous avons demandé à Christophe Doré, le Président de l’Union Nationale des Entreprises de Coiffure (UNEC), de faire le point pour nous sur cette année si particulière. Que faut-il retenir de 2020 ? Que nous réserve 2021 ? Paparazzi Capillaire dresse le bilan avec lui.

Paparazzi Capillaire : Que faut-il retenir de l’année 2020 ?

Christophe Doré : 2020 restera une année inédite, voire exceptionnelle : les salons ont été fermés, l’activité économique stoppée durant un quart de l’année ! C’était une année ponctuée d’incertitudes, d’interrogations. Les avis et mesures des comités scientifiques et du gouvernement se contredisent tout le temps. 

On a donc vu s’effondrer le marché. Car la coiffure, c’est du service immédiat, on n’a pas la possibilité de reporter le chiffre d’affaires. Et il y a eu l’incompréhension, la frustration et le sentiment d’injustice liés au deuxième confinement. Toutes  et tous avaient fait de gros efforts et de gros investissements en proposant, dès le 11 mai et alors que ce n’était pas obligatoire, le port du masque pour coiffeurs et clients, et séparations en plexiglas. Le ministre Bruno Lemaire a reconnu que notre nouvelle fiche métier était un modèle. Mais pour autant, on nous a imposé une nouvelle fermeture.

À une autre échelle, l’UNEC a également perdu son président, mon ami, Bernard Stalter, de la COVID. C’est une grande perte, pour cette profession qu’il adorait et défendait avec beaucoup d’énergie, et douloureux, pour nous tous.

bilan 2020

« Pour moi, la coiffure, c’est un seul métier, une profession qui doit rester unie. L’UNEC représente tous les métiers de la coiffure : les salons, mais aussi les coiffeurs à domicile.« 

Christophe Doré, président de l’Union Nationale des Entreprises de Coiffure

PC : La crise sanitaire de 2020 a-t-elle soudé ou divisé la profession ?

CD : Pour moi, la coiffure, c’est un seul métier, une profession qui doit rester unie. L’UNEC représente tous les métiers de la coiffure : les salons, mais aussi les coiffeurs à domicile. Il y a toujours des mécontents, on ne peut pas faire l’unanimité. Pour le deuxième confinement, nous avons demandé une équité de traitement : nous voulions ouvrir les salons, le gouvernement a préféré stopper toutes les activités. Ça a été très difficile à accepter au vu des efforts fournis depuis le 11 mai.

En 2020, la profession s’est fortement mobilisée. On a vu naître un soutien mutuel important. Nous sommes un métier de contact permanent. La proximité avec le client est importante, beaucoup de professionnels se sont trouvés démunis sans ce contact quotidien et constant. Ils ont éprouvé un besoin de se rapprocher, de retrouver du lien. Beaucoup de groupes se sont créés pendant ces périodes de confinement.

PC : Cette année 2020 a-t-elle été celle du passage au numérique ?

CD : La numérisation doit s’intégrer totalement dans le monde de l’artisanat, et à plus forte raison dans la coiffure. Ces derniers mois, on a vu qu’elle était pertinente et efficace dans la prise de rendez-vous en ligne. Mais le click & collect, non. La part de marché des ventes de produits en salon est encore trop faible. Ça n’a donc pas bien pris. Mais on a vu une belle progression de la communication sur les réseaux sociaux, c’est une belle évolution.

Si notre cœur de métier reste le peigne et les ciseaux, la visio nous a permis de continuer à apprendre. Il y a eu et il y toujours aujourd’hui beaucoup de formations en e-learning. On a appris qu’on pouvait travailler autrement pour certains, c’est en train de s’ancrer dans les mœurs, et c’est une bonne chose. On a prouvé notre adaptabilité. Il faut travailler dans ce sens : limiter les déplacements inutiles, gagner du temps, c’est aussi bon pour la planète, mais aussi pour le lien social. Le lien créé autour de la visio durant les périodes de confinements est précieux. 

PC : Quel rôle a joué l’UNEC tout au long de cette année de crise sanitaire ?

CD : L’UNEC s’est battue pour toutes les aides, le Fonds de solidarité, sur le chômage partiel… Nous sommes un interlocuteur reconnu par le gouvernement. On n’a pas toujours eu gain de cause, mais nous sommes dans le dialogue avec les ministres de l’Économie et des TPE. Ils nous écoutent, même si les décisions finales leur appartiennent, et qu’ils ne nous suivent pas sur tout.

Nous sommes en temps de crise, l’UNEC a représenté et représente tous les membres de son secteur. Il faut être présent, écouter les besoins de tous. Nous restons vigilants. Les confinements ont été violents pour le chiffre d’affaires. Il y a eu jusqu’à présent très peu d’entreprises défaillantes, de fermetures. Mais on mesurera tout cela réellement dans quelques mois. Pour l’instant, le secteur est sous perfusion. Ce qui est embêtant, ce sont les Prêts garantis par l’État, que beaucoup ont déjà consommé, et qu’il va falloir rembourser.

PC : Les aides ont-elles été adaptées ?

CD : Dans l’ensemble, elles sont plutôt bien adaptées pour les TPE, mais insuffisantes pour les entreprises de plus de 10 salariés. Mais de toute façon, ça ne sera jamais suffisant : nous ce qu’on veut, c’est travailler, satisfaire nos clients, pas recevoir des aides et rester chez nous impuissants. Ce n’est pas dans notre mentalité. Aujourd’hui les trésoreries, déjà affaiblies avant les fermetures, le sont encore plus. Il faut rester vigilants dans les prochains mois, maintenir le dialogue avec le gouvernement et les ministres concernés. Ils nous écoutent, on est dans l’échange.

PC : Quelles sont vos priorités aujourd’hui ?

CD : Aujourd’hui, je me bats pour faire entendre que la coiffure est un métier essentiel, indispensable. Pour les client.es, les Français.es. Je le dis et je le martèle, tout comme Jean-Louis David et son fameux « Recoiffe-moi le moral ». En mai, tout comme en décembre, retrouver leur coiffeur était une priorité pour les gens, une obsession. Être privé de coiffeur a permis de revaloriser la profession aux yeux de tous. Leurs tentatives de fait-maison, pour certain.es, a permis de mettre en exergue le fait qu’il s’agisse d’un vrai métier : le savoir-faire, la maîtrise, les longs mois et années d’expérience qu’il faut pour acquérir cette expertise du cheveu, de la coupe, des techniques, de la colorimétrie…

Comment appréhendez-vous 2021 ?

CD : J’aimerais pouvoir vous dire que tout va changer et qu’on va pouvoir laisser 2020 et la COVID derrière nous, mais ça paraît très prématuré. On se pose des questions sur la suite, sur un éventuel reconfinement. Attendons de voir quelles seront les prochaines mesures sanitaires mises en place. On sortira grandi de cette mésaventure en arrivant à penser autrement les choses, pour la planète, pour nos enfants et petits-enfants. On aimerait que cette année soit charnière, qu’on passe immédiatement à autre chose avec 2021. Même si ces neuf derniers mois ne nous poussent pas à être réellement positifs… Je reste optimiste parce que Bernard Stalter n’aurait pas voulu qu’on soit pessimiste, qu’on baisse les bras. Il faut s’accrocher. La vie est belle. Bientôt le soleil reviendra. 


Maison de coiffure

Dans la Maison de Coiffure de Christophe Nicolas Biot

« Les Maisons de coiffure des années 50 et 60 ont toujours été synonymes, pour moi, de féminité, d’ambiances, de parfums et de beautés.« 

Christophe Nicolas Biot

Dans la Maison de Coiffure de Christophe Nicolas Biot

« Quand je regarde ces photos, je ne peux m’empêcher de penser aux grandes maisons de coiffure des années 50 et 60. Ce sont des mises en scène et des situations dignes d’un film burlesque de Fellini mais qui retracent assez bien des moments vécus. Je suis heureux et fier que le 52 rue St André des Arts à Paris abrite la Maison de Coiffure qui porte mon nom et perpétue cette lignée ».

Christophe Nicolas Biot


Art direction : Christophe Nicolas Biot et Federica Trotta Mureau – Photography : Danilo Falà – Styling : Maria Elena Meloni – Make up : Vichika Yorn – Make up assistant : Ruby Mazuel – Hair assistants : Romain Durand, Vincent Shum, Alick Cloudius – Produced by Mia Production.

  • Maison de coiffure
  • Maison de coiffure
  • Maison de coiffure
  • Maison de coiffure
  • Maison de coiffure
  • Maison de coiffure
  • Maison de coiffure
  • Maison de coiffure
  • Maison de coiffure
  • Maison de coiffure
  • Maison de coiffure
  • Maison de coiffure
  • Maison de coiffure
  • Maison de coiffure
  • Maison de coiffure
  • Maison de coiffure
  • Maison de coiffure
  • Maison de coiffure

Pour découvrir Christophe Nicolas Biot :


Stéphanie Bozonnet @Real Campus by L'oréal

Stéphanie Bozonnet, directrice pédagogique Real Campus by L’Oréal

J’ai rencontré Stéphanie Bozonnet lorsqu’elle dirigeait la filière coiffure du CFA94, bien avant d’intégrer Real Campus by L’Oréal. Nous nous sommes tout de suite bien entendues car nous avons la même passion pour notre travail, que nous aimons bien fait, pour les apprentis de la filière coiffure. Nous avons la même envie de voir le métier de coiffeur.se mériter les lettres de noblesse qui lui reviennent, et la volonté de faire bouger les choses. Aujourd’hui, je la rejoins totalement lorsqu’elle dit qu’elle est « à la bonne place au bon endroit« . Je ne crois pas qu’il y ait meilleure personne pour faire la réussite de Real Campus by L’Oréal. Ce que je regrette le plus ? C’est que nous soyons maintenant un peu loin l’une de l’autre pour nos déjeuners improvisés à refaire le monde…

Ton plus ancien souvenir lié à la coiffure  

L’odeur de la permanente et de la laque lors de mon premier jour en stage de 3ème, au salon de madame Nowacki, à Chabeuil, le village où j’ai grandi, dans la Drôme provençale. J’ai ouvert mon premier Coiffure de Paris et je me suis dit que quand je serais grande, je voulais que mon travail compte et ressemble à ce que je voyais dans ce magazine.

Ton parcours  

J’ai démarré par un parcours classique de coiffeuse, avec un apprentissage en CAP/BP/BM et un travail en salon de coiffure en France et à l’étranger, puis en studio, plus axé productions visuelles et artistiques. Je suis devenue professeure de coiffure à 23 ans, en CFA et un peu par hasard. J’ai adoré former les​ apprenti.es​ coiffeur.es​ et les chefs d’entreprises aux diplômes d’État. 

En 2010, après une année sabbatique où j’ai fait le tour de l’hémisphère sud avec mes 20 kilos de matériel de coiffure, créé ma société de coiffure studio à Nouméa, appris l’anglais en Australie, fait de la formation en Indonésie, je suis rentrée en France et je suis devenue maman.  

À 36 ans, j’ai pris la direction de la filière coiffure du CFA94, dans le Val de Marne, avec 400 apprenti.es du CAP au BTS métiers de la coiffure. Accompagnée d’une équipe pédagogique dynamique, nous avons essayé de faire bouger les lignes en insufflant plus de modernité à la formation initiale avec des stages sur les cheveux bouclés-frisés-crépus, voyages pédagogiques au Brésil, à la Réunion, à Londres, formations spécifiques barber, concours de coiffure ….

Puis L’Oréal Professionnel m’a demandé de prendre la direction pédagogique de Real Campus by L’Oréal. J’ai évidemment immédiatement accepté ce nouveau challenge. Je suis très fière aujourd’hui de porter les valeurs de cette école innovante qui forme les entrepreneur.se.s de la coiffure de demain. 

Quel est ton meilleur souvenir lié à la coiffure  

Un shooting photo dans les rizières d’Ubud, à Bali, avec la joie de travailler sur les cheveux sublimes de mannequins tout aussi sublimes et découvrir une matière hyper malléable et brillante. Nous avons été interrompus par le tournage du film Eat Pray Love, avec Julia Roberts, qui nous a gentiment demandé de bouger (pas Julia, son staff… Mais on dira Julia pour l’anecdote… 😉)

Ton prochain grand projet 

Le grand projet professionnel qui va m’occuper ces prochaines années est évidemment Real Campus by L’Oréal. Nous avons commencé en octobre avec la première promotion du Bachelor Coiffure et Entrepreneuriat, après la promotion pilote de janvier 2020. Nous formons nos étudiant.e.s en apprentissage à l’excellence de notre métier, avec des techniques de travail ancrées dans la réalité du marché et sur tous types de cheveux, tout en donnant la boîte à outils de l’entrepreneur.se en droit, finance, marketing, management, anglais, signature digitale et soft skills. 

Ma mission est de veiller à ce que cette formation soit menée de manière ultra qualitative pour nos étudiant.e.s, de former une équipe pédagogique collaborative qui porte nos valeurs, de m’assurer que les candidat.e.s que nous sélectionnons soient les plus motivé.es et les plus agiles pour suivre cette formation, que les Maîtres d’apprentissage qui travaillent en étroite collaboration avec nous aient les bons réflexes pour faire monter en compétences les étudiant.e.s et que l’ensemble des acteurs de notre profession participent à notre projet et construisent avec nous cette école innovante.  

Ton meilleur conseil à quelqu’un qui débute 

« Ne te limite pas à ta sphère de compétences, soit curieux.se et courageux.se pour pouvoir être fièr.e de ton parcours et de ta créativité. Et surtout : reste HUMBLE. L’humilité étant une valeur qui fait souvent défaut dans notre métier. » 

Pour un dîner idéal, qui aimerais-tu inviter ? 

Alfred Hitchcock, pour qu’il nous raconte comment il s’est inspiré de ses traumatismes et de son incroyable créativité pour réaliser ses chefs-d’œuvre. J’aime son travail, notamment les films de sa période anglaise avant 1930, qui accompagnent mes insomnies.  

Jacques  Dessange, pour qu’il nous raconte son parcours, ses influences, sa vision de notre métier à son époque et ce qu’il pense de notre métier aujourd’hui. Un grand monsieur de la coiffure qui à mon sens a fait et fait toujours rayonner l’image de la coiffure à la française à travers le monde. 

Kurt  Cobain, parce que comme toutes les adolescentes des années 90 j’avais des jeans troués, les cheveux gras, des Dr Martens et un gilet vert en laine usé. Je pensais être une super grunge-rebelle-de-la-société mais non en fait… J’étais juste une ado normale. Nirvana berce encore et toujours toutes mes journées de travail. Et j’ai toujours préféré Pennyroyal tea en unplugged à Dodo l’enfant do pour endormir mon fils…

À quelle époque aurais-tu aimé vivre ?  

La mienne.  

Et j’ai hâte de connaître les prochaines générations, où l’écart entre les salaires des hommes et des femmes ne sera même plus un débat, que les femmes pourront porter une jupe sans se faire insulter, où on ne se demandera pas si c’est bien ou pas d’être gay et d’avoir des enfants, où on n’expliquera pas que Fatima n’est pas un prénom français et où plus aucun coiffeur ne dira à une femme « désolée nous ne coiffons pas les cheveux crépus ». Bref, quand mes combats n’auront plus lieu d’être.

En dehors de la coiffure que fais-tu ? 

Je voyage beaucoup. Le Brésil, la Thaïlande, les États-Unis, l’Europe… Je profite systématiquement de mes voyages pour rencontrer des coiffeurs, des salons et des écoles de coiffure. Je partage et j’apprends. Ma prochaine envie de destination à assouvir ? L’Île de Pâques et ses statues. Mais je ne suis pas sûre qu’il y ait un salon de coiffure à découvrir !  😄

Les dates importantes de ta vie  

2000 – Mon premier départ pour vivre en Nouvelle-Calédonie. J’avais 20 ans et la vie devant moi, et une sacrée peur au ventre parce que c’était quand même l’autre bout du monde. Quelle aventure !  

2013 La naissance de mon fils, parce que de tous les trucs de fous que j’ai pu faire dans ma vie, devenir maman est le plus dingue. Réussir à grandir professionnellement sans culpabiliser reste encore à travailler !  

2020Real Campus by L’Oréal, parce que je suis exactement au bon endroit au bon moment de ma carrière et que je fais professionnellement exactement ce que je rêvais de faire : une école de l’excellence qui forme vraiment les coiffeur.se.s à notre métier. 


Ce que tu détestes le plus  

Les brocolis et le manque d’humilité.  

Ce qui t’inspire le plus  

Les gens qui m’ont aidée à me construire. 

Mon grand-père, pour ses récits de voyages en tant que marin de la marine marchande, et qui raconte les ports à peine construits des pays qu’il a traversés dans les années 40. Et ma grand mère pour son amour de la langue française et de sa fierté à mon égard qui me porte tous les jours.  

Mon Maître d’apprentissage, Jean-Jacques Damian, qui a su m’insuffler la confiance et l’autonomie dont j’avais besoin pour grandir dans mon métier . 

Mes étudiants, anciens, nouveaux et futurs, qui m’apprennent et m’apportent tellement. Les voir grandir professionnellement me réjouit et je suis heureuse de me dire que je suis une petite pierre à l’édifice.  

La Directrice de la Division des Produits Professionnels de L’Oréal, Nathalie Roos, qui a une vision si éclairée et juste pour notre profession. Elle est à l’origine de ce fantastique projet qu’est Real Campus by L’Oréal et me fait confiance au quotidien pour mettre en œuvre cette architecture pédagogique disruptive. 

L’objet dont tu ne te sépares jamais  

Mes iPhones pro et perso. Je suis un peu “control freak” je dois être joignable et pouvoir joindre qui je veux, quand je veux, partout sur la planète, tout le temps. 

Ton insulte préférée  

PuTAINNNNNN ! Et la variante PuNNNNNNAISE que je rattrape au vol  quand je suis avec  mon fils. 

Le mot que tu ne prononces jamais  

Impossible. Ça n’est pas dans mon vocabulaire. Et sinon, postprandial, mais on a rarement l’occasion de le placer dans une conversation… 

Ton lieu idéal

La baie d’Oro, sur l’Île des Pins, en Nouvelle Calédonie. Certainement l’endroit le plus magnifique de notre planète et le plus proche du Paradis.


Real Campus by L’Oréal –  98 Rue Didot, 75014 Paris


Biot

Christophe-Nicolas Biot, coiffeur Bio, mais pas que…

C’est sur scène que j’ai d’abord vu Christophe-Nicolas Biot avant de le rencontrer et d’échanger avec lui. Beaucoup de gens m’avaient dit : « Tu vas voir tu vas adorer… sur scène c’est une rock-star, et ça n’a rien à voir avec ce qu’on voit d’habitude… » Franchement, quand on me dit « tu vas adorer« , j’y vais plutôt à reculons, car je me dis que personne ne sait vraiment ce qui peut me plaire, arrivant moi-même à me surprendre dans mes choix. Mais c’est un autre sujet… Je m’égare ! Quand je l’ai vu sur scène pour la première fois, sincèrement, j’ai adoré ! Parce que Christophe-Nicolas Biot sur scène, c’est beau, c’est esthétique, c’est émouvant, c’est rempli de messages, et c’est sincère. Je l’ai ensuite vu lors d’une conférence de presse et j’ai découvert un homme profondément passionné par son métier, à la culture générale incroyable. Depuis, on se voit souvent, on échange beaucoup et on rit toujours ! Avec mille projets à la minute, il sait emmener son entourage et ses équipes dans son sillon toujours prometteur d’aventures et de succès. Aujourd’hui il se livre pour Paparazzi Capillaire sur son parcours, ses projets, ce qu’il aime et n’aime pas…

Ton plus ancien souvenir lié à la coiffure 

Il est lié à ma mère, forcément…

Je devais avoir 5 ans quand je suis entré dans la salle de bains de ma maman qui était en train de se coiffer. Elle avait crêpé chaque mèche de cheveux et se retrouvait avec une tête de folle avant de faire son fameux chignon bouclé. Je la regardais se coiffer et je trouvais exceptionnelle la transformation avant/après.

Ton parcours

J’ai commencé bien avant l’heure. J’ai fait un préapprentissage avant mon CAP. J’ai décidé du jour au lendemain de ne plus aller à l’école. Je rentrais en 4ème et avant la rentrée de septembre, je suis allé balayer des cheveux et faire des shampoings chez un coiffeur avant de rentrer en préapprentissage où on ne fait que de la théorie et pas de cours pratique.

J’ai commencé à faire de la clientèle à 16 ans. J’ai passé mon CAP et le Brevet de Compagnon, exception alsacienne. Il est l’équivalent du CAP et j’ai eu les deux.

J’ai eu le CAP à 16 ans et le BP à 17 ans. En fait, lorsque j’ai fait ma 1ère année de BP, je suivais en parallèle les cours de 2ème année de CAP.

J’ai pu passer mon CAP au bout d’un an car j’avais cumulé un nombre suffisant d’heures grâce au préapprentissage. Et lorsque je suis arrivé en 2ème année de BP, j’ai suivi en même temps la 1ère année de BM.

Je suis venu à Paris pour la première fois à 16 ans pour un an et je suis revenu très souvent ensuite.

Mon maître d’apprentissage, André Savary, Meilleur Ouvrier de France, m’avait envoyé chez un ami, Guy-Noël Baquey, qui m’a pris sous son aile à Paris.

Après le BM j’ai ouvert mon premier salon de coiffure à Mulhouse où je suis revenu il y a trois ans.

À 20 ans, je ne voulais pas porter le nom d’un coiffeur. Je voulais un nom de marque pour mon salon. J’aimais bien Mod’s Hair et je les trouvais très modernes. Mais je suis tombé sur le nom de Courrèges Coiffure qui était une licence appartenant à Claude Maxime. J’aime beaucoup Courrèges et j’ai été le 1er franchisé de la licence qui a eu jusqu’à 20 salons. D’ailleurs, à Mulhouse, on m’appelait Christophe Courrèges….

J’ai intégré l’équipe artistique Claude Maxime, et du coup je venais souvent à Paris…

J’ai ouvert jusqu’à 4 salons entre 1993 et 1998 : deux à Mulhouse, un à Colmar et un à Strasbourg. C’était deux Courrèges et deux Claude Maxime. J’ai beaucoup aimé l’entreprenariat, mais j’étais quand même très jeune. J’étais plus heureux à Paris à faire de l’artistique. Le poids des responsabilités n’est pas le même, et au bout de sept ans, j’ai vendu mes salons aux managers.

À l’époque je faisais déjà du végétal. J’en ai fait dès mon apprentissage. J’ai commencé avec des hennés, l’essence même du végétal.

C’était une période particulière, insouciante et inconsciente… J’ai pris ma valise et je suis arrivé à Paris. La chance est une donnée très importante dans la vie, quoiqu’on en dise. J’avais une amie qui avait un appartement rue de Saussure dans le 17éme. J’ai débarqué chez elle. Elle m’a prêté son appartement car elle était absente et j’y suis resté deux mois, le temps de me trouver un point de chute. Je suis venu à Paris car j’avais une offre d’emploi.

Le groupe Claude Maxime, propriétaire du 122 rue St Honoré, devenu ensuite l’Académie Toni & Guy, m’avait demandé de prendre la direction du lieu. C’était la deuxième grande adresse de Claude Maxime. Le salon était au 1er étage et au-dessus il y avait des chambres de bonnes aménagées en studette, et c’est là que je me suis installé. Depuis, j’habite toujours à grande proximité de mes lieux de travail. J’ai dirigé l’affaire pendant deux ans.

Deux mois après être arrivé à Paris, j’ai rencontré Emmanuelle Seigner que je coiffe toujours, et qui m’a ouvert les portes des théâtres.

Ma rencontre avec Emmanuelle 

Dans une soirée, j’ai rencontré une costumière avec qui j’ai beaucoup discuté et avec qui ça a matché tout de suite. Elle travaillait sur des plateaux et une semaine après notre rencontre, elle m’appelle : elle était avec une comédienne qui était obligée de se transformer entre deux entrées sur scène. Elle avait besoin de conseils, car c’était compliqué pour elle. C’était Emmanuelle Seigner. J’ai discuté avec elle de sa couleur, et ce que je lui ai dit lui a plu puisqu’elle est ensuite venue au salon. C’est la première personne connue que j’ai eue comme cliente, et cela m’a porté bonheur !

Un mois plus tard j’avais ¼ de page dans le ELLE

Entre 2000 et 2003, j’ai beaucoup travaillé dans les théâtres où mon nom a commencé à circuler, même si je continuais, bien évidemment, à être au salon. J’ai fait huit pièces. Je n’y étais pas tous les soirs sauf pour L’Éducation de Rita, pendant quatre mois. Pour les autres pièces, je faisais les coiffures pour les photos, les couleurs, et j’apprenais aux comédiennes à se coiffer et entretenir leurs cheveux.

En 2002, la maison Claude Maxime est entrée en redressement judiciaire et l’administrateur m’a demandé de prendre la direction de Claude Maxime Mondial avenue Georges V. Il fallait que la maison tourne pendant le rachat. M. François a racheté Claude Maxime. Je suis resté Directeur Artistique de Claude Maxime, même s’il ne restait qu’un seul salon et en 2006, j’ai été nommé Directeur Artistique Général des marques du Groupe VOG : Claude Maxime, VOG, Tchip et Formul’A.

En janvier 2009, je suis parti pour devenir Ambassadeur Artistique International de Wella Professionals.

Pendant un an, j’ai été un peu nomade, je cherchais un lieu pour travailler. J’ai rencontré Marianne Gray qui m’a sous-loué une pièce dans son salon dans le VIème arrondissement de Paris. J’avais avec moi un assistant et une coiffeuse. Marianne Gray m’avait laissé entendre qu’elle voulait partir. Je suis devenu propriétaire du fond de commerce en 2010 et des murs en 2017. En 2010, j’ai créé « le Bar à Chignons Minute« .

En 2013, j’ai ouvert le Bar des Coloriste avec Jean-Marc Lucifora, le premier concept auto-proclamé de vente de produits professionnels au grand public par des experts coloristes.

En 2016, j’ai ouvert L’Atelier Biot dans la Galerie Vivienne. C’est un lieu naturel de produits 100% végétaux sans une once de produits conventionnels ou chimiques et sans diffusion de laque.

2017, j’ai ouvert une Maison de Coiffure à Mulhouse, au même endroit où j’avais commencé en 1993.

Je ne sais jamais si c’est moi qui choisis les lieux ou si ce sont les lieux qui me choisissent. Ce sont toujours des lieux qui ont une connotation historique.

Puis il y a eu la cabine au Lutétia, puis deux ouvertures saisonnières de Maisons de Coiffure à Val d’Isère au sein du Mademoiselle et à St Tropez au sein du Château de la Messardière.

Ton meilleur souvenir lié à la coiffure 

J’en ai tellement… Mais le meilleur souvenir est toujours à créer.

Tes prochains projets 

J’ai toujours beaucoup de projets en tête… j’ai de nouvelles adresses qui vont ouvrir à travers le monde puis un nouveau concept à venir début 2021, de nouvelles lignes de produits, de nouveaux projets à l’international avec Wella Professionals, et ma tournée d’adieu à la scène (et pas à la coiffure, ndlr) que j’aurais dû faire en 2020 et que je n’ai pas pu commencer.

Ton meilleur conseil à quelqu’un qui débute 

Il faut toujours regarder devant soi, tout en respectant le passé et ne pas avoir d’attaches, de montre. Il ne faut pas être assujetti à quoi que ce soit. Uniquement à sa passion.

Pour un dîner idéal, qui aimerais-tu inviter ?

J’inviterais : Rudolf Noureev, Greta Garbo, François Mitterrand (et pas pour son appartenance politique), Meryl Streep, Yves St Laurent, Bernard Buffet, Dali et Jacques Brel… C’est déjà pas mal… J’ai peur qu’après on ne s’entende plus parler !

À quelle époque aurais-tu aimé vivre ?

J’ai longtemps dit « mon époque« , mais avec ce qu’on est en train de vivre, ce n’est pas la meilleure ! La période la plus créative et la plus excitante à tout point de vue c’est entre les années 60 et 80. Pour la mode, les artistes… pour tout. J’aurais aimé être acteur de mon métier à cette époque-là.Tout se passait à Paris. On rêvait d’Alexandre de Paris, des sœurs Carita, de Jean-Louis David, de Claude Maxime, tous très modernes… C’était une superbe période en terme de création…

En dehors de la coiffure que fais-tu ?

Rien, je n’ai pas le temps… la coiffure me prend tout mon temps.

Les dates importantes de ta vie 

De ma naissance à aujourd’hui, chaque journée est importante.

Ce que tu détestes le plus 

La mauvaise foi et l’injustice. Je déteste aussi le « bon courage » à chaque fin de conversation en ce moment.

Ce qui t’inspire le plus 

La vie elle-même et la politique. Dans la vie tout est politique. On fait de la politique même si on ne veut pas en faire… Les décisions politiques influencent ma vie. On retrouve tout ça dans mes shows, où il y des messages.

L’objet dont tu ne te sépares jamais 

Mes lunettes… j’en ai plus de 50 paires. J’ai plus de lunettes que de caleçons… 🤣🤣🤣

Ton insulte préférée 

Quelle gourde celle-là ! ou : idiote !!

Le mot que tu ne prononces jamais 

Si je le prononce ce ne sera plus un mot que je ne prononce jamais donc je ne vais pas le prononcer.

Ton lieu idéal 

Mes Maisons de coiffure


www.christophenicolabiot.com

Maison de Coiffure Christophe Nicolas Biot, 52 rue St André des Arts, Paris 6

Maison de coiffure Christophe Nicolas Biot, 25 rue Royale, Paris 8

Maison de Coiffure Christophe Nicolas Biot, 1 passage de l’Hôtel de ville, Mulhouse

Maison de Coiffure, Hôtel Airelles Mademoiselle, Val d’Isère

Maison de Coiffure, Château de la Messardière, St Tropez

L’Atelier Biot, 51 Galerie Vivienne, Paris 2

Pour aller plus loin


sylvie grammatico

Dans le salon de Sylvie Grammatico à Fuveau

Après le premier confinement, fin septembre, je suis partie sur les chemins de France à la rencontre des coiffeurs et c’est à Fuveau que j’ai rencontré Sylvie Grammatico.

C’est près de Marseille que Sylvie Grammatico a installé ses paires de ciseaux, ses brosses et encore bien d’autres choses, dans son salon nommé Starlett. Elle nous a accueillis avec son sourire masqué et son accent chantant. Ce qui m’a le plus marquée ? C’est que Fuveau est une petite ville, mais dans la rue de Starlett, il n’y a pas moins de quatre ou cinq autres salons de coiffure… Alors, quels sont les secrets de Sylvie pour que son salon attire la clientèle ? Le moins que l’on puise dire est que Sylvie a plusieurs casquettes….

Nous lui avons posé la question et bien d’autres, et loin de se laisser abattre par la crise sanitaire, Sylvie continue sa route, des projets plein la tête. Elle nous parle de son quotidien, mais aussi de la section Intercoiffure PACA-Corse qu’elle représente et anime avec beaucoup d’entrain !

Découvrez Sylvie en vidéo :

Planity Jérémy Queroy

Jérémy Queroy, co-fondateur de Planity

Si Jérémy se rappelle bien de notre première rencontre, bien avant la création de Planity, c’est un peu plus flou pour moi… Je sais qu’à l’époque il était chez Schwarzkopf. On se croisait sans vraiment discuter jusqu’à l’une de ces fameuses soirées dont la coiffure a le secret. Nous avons discuté, beaucoup ri et fait la fête… aussi simple que cela ! Puis il a créé Planity avec deux amis, une plateforme de réservation en ligne dédiée à la beauté. En créant « le Doctolib de la beauté« , les trois amis venaient de créer un concept novateur sur le secteur et promis à un bel avenir.

Jérémy est tombé dans la coiffure quand il était petit, elle fait partie de son ADN. Il peut vous parler du marché pendant des heures et j’ai appris, au fil du temps, que son jugement était souvent très avisé et que c’était quelqu’un de très fidèle en amitié.

Ton plus ancien souvenir lié à la coiffure 

Mon plus ancien souvenir lié à la coiffure date de l’enfance, quand je passais du temps dans le salon de ma tante où ma mère travaillait comme coiffeuse les fins de semaines.

Ton parcours

J’ai toujours été attiré par cet univers et c’est en 2006 que j’ai intégré Schwarzkopf Professional. D’abord comme commercial puis Directeur régional, avec sur la fin des missions additionnelles liées à la formation et au marketing. Puis Antoine Puymirat, un ami d’enfance qui avait créé la première entreprise de rendez-vous en ligne en France, m’a proposer de créer ensemble « le Doctolib de la beauté« , à savoir Planity.

Je n’ai pas hésité une seconde car les professionnels de notre secteur avaient besoin d’être accompagnés dans la digitalisation de leurs établissements tout en respectant leurs marges, ce qui n’existait pas.

Quel est ton meilleur souvenir lié à la coiffure 

J’en ai énormément ! Surtout en termes de rencontres, cependant pour en citer qu’un c’est l’appel d’un des premiers partenaires au début de l’aventure Planity qui m’a dit : « Merci c’est vraiment génial j’ai plus de 50% de rendez-vous en ligne et les clients sont ravis de pouvoir réserver 24H/24- 7J/7, ça m’a changé la vie« . Ce genre de souvenirs donnent l’envie de faire toujours mieux.

Ton prochain grand projet

À court terme, proposer de nouveaux services afin d’aider les professionnels à développer encore plus leur chiffre d’affaires et se rapprocher le plus possible de la demande des consommateurs.

Planity étant leader français de la réservation coiffure-beauté, nous avons pour projet à moyen terme de faire de Planity le leader européen de la réservation beauté.

Ton meilleur conseil à quelqu’un qui débute 

Réfléchis au « pourquoi » tu le fais et si ça a un sens plus profond que financier, fais-le.

N’écoute pas l’avis de tout le monde : les gens te conseillent avec leur propre vision du monde. Écoute l’avis de celui qui a réussi dans ce que tu veux accomplir.

Mesure l’impact de toutes les actions que tu mets en place et modifie rapidement ce qui ne fonctionne pas.

Pour un dîner idéal, qui aimerais-tu inviter ?

Hormis une bouteille de Pessac Léognan millésimée 😁, je dirais une personne ayant un parcours professionnel ou personnel inspirant.

À quelle époque aurais-tu aimé vivre ?

Celle-ci car nous n’avons rien à envier aux autres époques qui ont connu elles aussi des difficultés.

Le progrès nous permet de sauver plus de vies grâce à l’avancée de la médecine.

La technologie nous permet plus de confort dans notre quotidien et un accès à l’information et à la connaissance immédiat.

En dehors de la coiffure que fais-tu ?

Je m’instruis par la lecture et par des podcasts tout en conservant du temps pour ma famille et mes amis.

Les dates importantes de ta vie

2006

Mon arrivée chez Schwarzkopf Professional. Après mon premier rendez-vous commercial, je me suis dit : « J’aime tellement la clientèle avec laquelle je travaille, j’espère pouvoir leur apporter une valeur ajoutée et ne pas être un simple commercial. » 

2012

Je suis le plus jeune des directeurs régionaux. J’ai beaucoup d’idées et de convictions. J’ai la chance d’avoir un parrain dans l’entreprise qui me fait comprendre que je dois insuffler à mon équipe la valeur ajoutée que je souhaite apporter à mes clients. Ce fut une belle aventure humaine…

2016

Suite à la proposition d’Antoine Puymirat, je décide de quitter Schwarzkopf pour co-fonder Planity. Le rendez-vous en ligne, à ce moment-là, n’est pas encore quelque chose d’évident pour les professionnels. Il n’existe que des plateformes promotionnelles, qui selon moi vont à l’encontre de l’intérêt du professionnel.

Nous avons eu la chance d’avoir des clients qui ont accepté de tester et d’ajuster l’outil avec nous, avant de lancer la commercialisation en 2017. J’en profite pour les remercier à nouveau, ils se reconnaitront 😉.

2017

Lancement de la plateforme Planity.com, commercialisation du logiciel de rendez-vous. L’aventure commence… Nous sommes 10 dans l’entreprise, co-fondateurs compris, et nous ajustons tout au millimètre près pour satisfaire notre clientèle.

2018

Lancement de l’option logiciel de gestion de l’encaissement certifié NF525, afin de faciliter l’usage à nos clients et de répondre à la norme en vigueur en France.

2019

Refonte visuelle de la plateforme Planity.com, en partenariat avec des clients talentueux et un couple d’influenceurs en égéries.

mars 2020

Comme tout le monde nous avons été contraints de nous confiner. Nous avons décidé d’aider les pros du mieux que l’on pouvait : gestion des annulations pour eux, abonnements offerts, préparation de la reprise notamment concernant les mesures sanitaires.

mai 2020

Nous relançons la réservation sur planity.com le 1er mai pour les premiers rendez-vous le 11 mai.

C’est incroyable car certains partenaires se sont retrouvés complets pendant 2 mois, 1 heure après l’ouverture des réservations.

juin 2020

Notre première campagne grand public avec affichage métro et bus.

octobre 2020
  • Plus de 130 personnes sont au service de nos partenaires,
  • 10 000 partenaires professionnels,
  • 1 rendez-vous pris toutes les secondes sur Planity.

Nous sommes leader dans notre secteur, tout en respectant la tarification et la marge de nos partenaires, et avec la certitude que le consommateur préfère la qualité et l’accessibilité à une remise.

Ce que tu détestes le plus 

Les gens prêts à tout et irrespectueux.

Ce qui t’inspire le plus

La citation du jeune réalisateur Xavier Dolan : »Tout est possible à qui rêve, ose, travaille et n’abandonne jamais. »

L’objet dont tu ne te sépares jamais 

Mon iPhone.

Ton insulte préférée

Joker ! (on ne saura pas…)

Le mot que tu ne prononces jamais 

Ce n’est pas 1 mot mais 2. C’est « Bon courage » car je n’aime pas sa connotation négative. Je préfère souhaiter une excellente journée à quelqu’un.

Ton lieu idéal 

Fidèle à mes racines, le bassin d’Arcachon.


Planity, plateforme de prise de rendez-vous connecté et outil de gestion pour les professionnels de la beauté.

Jérémy Queroy, Antoine Puymirat et Paul Vonderscher

beauté japonaise

Les Secrets de la beauté japonaise dévoilés

Du 7 octobre 2020 au 6 février 2021, la Maison de la Culture du Japon à Paris propose un exposition inédite autour de la beauté japonaise. Coiffure, maquillage, rituels et tradition, une exposition passionnante à découvrir absolument si vous êtes de passage à Paris.

Les codes de la beauté japonaise

Quand on pense à la beauté japonaise, il est difficile d’échapper à l’image des geishas, sublimes silhouettes devenues mythiques, que l’on croise encore aujourd’hui dans certaines rues de Kyoto. Kimono, ceinture obi, chignons ornés de piques, visages et cou d’un blanc immaculé, bouche rouge… Saviez-vous que cette esthétique si particulière et chère à la tradition remonte à l’ère d’Edo (1603-1867) ? C’est à cette période que se sont construits ces codes de la beauté, en même temps que l’art du théâtre kabuki et des estampes. La beauté des femmes japonaises est codifiée. Le moindre détail est pensé dans des manuels d’éducation et transmis de génération en génération. L’esthétique est alors un marqueur social fort. Il permet de déterminer l’appartenance de classe, mais aussi le statut marital de la femme. 

Le Gynécée de Chiyoda : Le changement d’habits, Yôshû Chikanobu © POLA Research Institute of Beauty & Culture

Placement de produit et influenceurs avant l’heure

À deux pas de la Tour Eiffel et du musée du Quai Branly se trouve la Maison de la Culture du Japon. C’est là que se tient, jusqu’au 6 février 2021, une très belle exposition qui raconte, au travers de nombreuses estampes et accessoires, l’importance sociale de la beauté japonaise.

Les estampes montrent des portraits de femmes aux coiffures et maquillages très sophistiqués, des scènes de femmes s’apprêtant, des représentations fidèles d’ustensiles et de produits cosmétiques. Certaines des pièces présentées nous montrent que les réseaux sociaux n’ont pas inventé le placement de produits. Les noms des produits ou des marchands sont représentés et mis en scène. Les marques de rosée florale, rouge précieux et blanc pour le teint, best-sellers de l’époque, ont déjà de jolis contenants et des ambassadeurs : les acteurs de kabuki et les courtisanes. Leurs silhouettes pointues faisaient l’admiration de toutes les femmes. De vrais « faiseurs de tendance », dont l’art de la parure devenait un source d’inspiration quotidienne.

Blanc, noir, rouge : trois couleurs pour un maquillage complexe

Le maquillage à l’ère Edo tourne autour de trois couleurs seulement. L’application demande un certain savoir-faire et obéit à des codes très précis.

  • Le blanc, un art subtil utilisé pour le visage, le cou et la nuque. Il est dosé pour apporter de l’éclat et du modelé au visage. Il doit mettre certaines zones en valeur, et en éviter d’autres, comme la racine des cheveux. 
  • Le noir, un marqueur social fort utilisé pour les sourcils, mais aussi les dents. Les femmes se teignent les dents de noir une fois mariées. Elles se rasent les sourcils à la naissance de leur premier enfant. Il y a cependant des exceptions. Ainsi, dans la noblesse de cour et l’aristocratie guerrière, passé un certain âge, les femmes redessinent leurs sourcils haut sur le front, en fonction de la forme de leur visage. Et les courtisanes peuvent aussi se teinter les dents de noir, en signe de fidélité à leur client.
  • Le rouge, rare et précieux. Il se pose avec parcimonie sur les lèvres et les joues, mais aussi les ongles et le coin de l’œil. 

La coiffure japonaise : l’art du chignon à son apogée

L’art sophistiqué de la coiffure connaît un tournant à l’époque Edo. Depuis des siècles, les japonaises laissaient traditionnellement pendre leur longue chevelure dans le dos. Mais les danseuses de kabuki et les femmes de plaisir ont commencé à relever leurs cheveux vers la fin du XVIe siècle. Tout comme le maquillage, la coiffure est un indicateur d’âge, de classe sociale, de statut matrimonial ou de profession. Les styles de chignons se diversifient rapidement, au point qu’on en compterait jusqu’à plusieurs centaines. Certains ont été reproduits sous forme de perruques miniatures pour l’exposition. Parallèlement se développent les ornements de cheveux. Peignes, épingles, piques en nacre, argent, bois, ivoire ou écaille de tortue viennent ainsi égayer le noir des cheveux. Ce sont les seuls accessoires des femmes japonaises, qui ne portent aucun bijou : pas de colliers, bracelets, bagues ou boucles d’oreilles.

© POLA Research Institute of Beauty & Culture

Secrets de beauté, Maquillage et coiffure de l’époque Edo dans les estampes japonaises


Christine Alves

J’ai rencontré Christine Alves en 2018, lors de sa qualification au concours organisé par Wella Professionals, le Wella National TrendVision Awards. Christine a gagné le concours national pour représenter la France lors de la grande finale internationale réunissant tous les candidats qualifiés dans chaque pays. La finale a eu lieu à Lisbonne en 2018, sous un nouveau format très intéressant où l’échange, le partage et le challenge collectif étaient au cœur du concours. Comme toujours lors des finales internationales, j’aime supporter le candidat français. Et je l’ai fait une nouvelle fois avec Christine Alves que j’ai revue plusieurs fois par la suite. Christine est une femme souriante, gaie, inspirée, qui aime les défis et toujours avide d’apprendre de nouvelles choses.

Ton plus ancien souvenir lié à la coiffure

J’avais 5 ans et j’avais fait une poupée avec un martinet. Je lui faisais des tresses, des coiffures, des tenues en papier toilette et aluminium puis j’organisais des défilés. C’était une bonne technique pour que mes parents n’aient pas le martinet en main ! 

Ton parcours 

À 15 ans j’ai passé mon CAP. J’ai poursuivi par un Brevet Professionnel en alternance avec une spécialisation coloriste et permanentiste. Je suis rentrée ensuite dans un salon du groupe AxelleD, créé par M. Dalex. Les consignes étaient strictes. J’ai passé mon brevet de maîtrise et ai gagné dans la foulée des prix régionaux en coiffure. À 21 ans, je suis devenue manageuse du 2e salon du groupe AxelleD, puis de Shampoo qui a racheté le groupe en 2005. En 2008, j’ai créé mon propre salon à Saint-Marcellin. L’équipe compte aujourd’hui six coiffeuses. J’ai ouvert un deuxième salon en 2010 mais je l’ai fermé un an plus tard car l’artistique me plait beaucoup plus que l’administratif et je participe à tous les concours possibles.

Quel est ton meilleur souvenir lié à la coiffure ?

Le bootcamp final international qui s’est tenu en 2018 à Lisbonne lors de la finale des Wella TrendVision Awards.

Ton prochain grand projet 

J’aspire à devenir ambassadrice internationale. Pour cela, j’ai créé ma propre collection avec l’aide de Christophe Gaillet et MKProduction en Pologne. Elle va bientôt sortir… Ce fut une formidable expérience.

Ton meilleur conseil à quelqu’un qui débute 

Aller au bout de ses rêves. Pour y arriver, il faut s’entraîner, rester curieux.se et bienveillant.e. Je me suis aussi rendu compte que pour évoluer il est important de savoir parler anglais.

Pour un dîner idéal, qui aimerais-tu inviter ?

Uniquement des personnes passionnées, bienveillantes et qui aiment faire la fête comme les membres de Community Hairdresser Spirit 

À quelle époque aurais-tu aimé vivre ?

Il paraît que j’ai déjà eu deux vies antérieures : nymphe dans la Rome antique et businesswoman dans le New York des années 1920. Alors je préfère vivre l’instant présent pour créer notre futur. 

En dehors de la coiffure, que fais-tu ?

Je fais des voyages pour profiter des paysages, de la nature, des différentes civilisations et cultures. 

Les dates importantes de ta vie

2004 et 2006, les dates de naissance de mes filles.

Ce que tu détestes le plus – L’injustice, les assistés, les ananas !

Ce qui t’inspire le plus – La nature et le monde de la rue. 

L’objet dont tu ne te sépares jamais – Mon alliance et mon portable.

Ton insulte préférée – Je n’aime pas entendre des insultes.

Le mot tu ne prononces jamais Problème

Ton lieu idéal – Pour me reposer, j’aime les grands paysages ensoleillés et calmes où il y a du relief à l’horizon. Pour créer, j’aime les centres villes qui grouillent de monde 24h/24 comme à New York.


Christine Alves – 9 Avenue de Romans, 38160 Saint-Marcellin


Insolente by Nadia Bouchikhi

Insolente

Passionnée de coiffure depuis son plus jeune âge, Nadia Bouchikhi présente aujourd’hui sa collection Automne/Hiver 2020/2021, Insolente. Cheveux courts/cheveux longs, féminin/masculin, Nadia Bouchikhi mélange les genres dans une collection dédiée aux femmes libres, modernes et dans l’air du temps.

Crédits

Coiffure: Nadia Bouchikhi assistée de Sandrine Weier – Photo: Daniel Pister – Maquillage: Kathleen Henocque – Stylisme: Angela Cosentino


Stéphane Amaru

Stéphane Amaru

J’ai rencontré Stéphane Amaru, pour la toute première fois, à une réunion de rédaction alors que j’écrivais des articles liés au monde de la coiffure. J’ai tout de suite été conquise par son bagout, sa passion pour son métier, sa vision novatrice et le regard affûté qu’il posait sur son secteur d’activité. Toujours en avance d’un coup, il prépare le futur tout en restant ancré dans le présent. Et puis il m’a beaucoup fait rire et continue encore aujourd’hui à m’enchanter à chacune de nos rencontres. Sans langue de bois, il touche très souvent au bon endroit…

Aujourd’hui, Stéphane Amaru se confie comme il ne l’a jamais fait je crois…

Ton plus ancien souvenir lié à la coiffure

C’était la première fois que je faisais un shampoing à un client et j’ai senti que ce dernier avait un kyste. En tant qu’apprenti, ce n’était pas terrible pour un début… Depuis j’ai vu d’autres kystes sur mes clients mais celui-ci bougeait… une horreur ! 😬☹️😨😰 (j’ai rigolé quand Stéphane m’a raconté ça et j’en rigole encore….)

Ton parcours

Je viens d’une famille de coiffeurs : ma mère, mon père, mon oncle, ma tante, mon grand-mère… tout le monde était coiffeur. J’ai, en quelque sorte, grandi dans un salon. Je ne me suis donc jamais posé la question de savoir ce que je voulais faire. Je serai coiffeur ! J’ai commencé à exercer à l’âge de 14 ans. Je voulais m’acheter une moto et ma famille m’a proposé deux étés durant de faire des shampoings pour gagner un peu d’argent. On travaillait tous énormément. Deux fois par semaine, je m’entraînais sous le contrôle de mon oncle qui avait tout d’un dictateur ! Ce n’était pas facile mais tout naturellement, j’ai passé mon CAP au CFA Jasmin à Toulouse.

Un début difficile

Après mon CAP, mes parents m’ont entraîné pour faire des concours car eux-mêmes en faisaient. Le principal objectif était le concours de Meilleur Apprenti de France. Je travaillais sans relâche et dépensais tout l’argent que j’avais pour m’améliorer. Je m’entraînais tout le temps et malgré tous mes efforts, mon oncle ne cessait de me répéter que je n’arriverai à rien et que j’étais nul… Et bien que je sois arrivé deuxième au concours, je ne suis pas allé à la remise des prix. J’ai ensuite voulu passer mon Brevet Professionnel de coiffure. Un diplôme essentiel pour ouvrir son propre salon. Après quatre essais et sous la pression de mon oncle, j’ai tout laissé tomber. j’ai eu la théorie mais pas la pratique…

Mon oncle me soûlait trop, alors je suis alors parti… C’était compliqué car sans BP je ne pouvais pas ouvrir mon propre salon. C’était vécu comme un échec dans la famille et ce n’était pas facile à vivre. Je voulais partir loin… et Je suis parti avec Stéphanie (qui est devenue sa femme, ndlr) pour Londres avec ma voiture et 850 livres en poche. Le problème est que je ne parlais pas un mot d’anglais lorsque j’ai décroché un rendez-vous chez Toni&Guy… J’ai donc débarqué avec deux filles françaises rencontrées dans le métro londonien et j’ai coupé directement les cheveux des filles dans le salon devant le Art Director. Visiblement mon travail a plu puisqu’on m’a dit de revenir en janvier, le temps pour moi d’apprendre la langue… J’ai donc regardé en continu des VHS Toni&Guy. C’était une période de vaches maigres car il n’y avait pas de minimum de salaire à l’époque. Je cumulais deux jobs pour pouvoir m’en sortir. Tout cela m’a donné la valeur de l’argent. Je n’ai pas ménagé mes efforts. Stéphanie est devenue Nanny mais on avait juste de quoi se loger et on mangeait une fois par jour seulement… au McDo… Cela m’a donné à jamais la valeur de l’argent. Pendant neuf semaines, j’ai suivi un programme intensif pour apprendre la technique Toni&Guy et le samedi, nous étions en salon pour travailler. Si beaucoup ont baissé les bras, moi, j’ai tenu bon.

La rencontre avec Toni Mascolo

J’ai été parachuté dans un salon où toute la direction de Toni&Guy venait régulièrement pour des réunions. Je m’habillais en costume cravate pour me démarquer des autres, et un jour Toni Mascolo en personne m’a demandé de faire un brushing à la Française. Il a aimé puisque nous avons sympathisé et je suis devenu son assistant. J’ai énormément appris avec à lui et notamment le live… Je me rappelle du premier show où je me suis retrouvé au dernier moment devant 200 Français au sein de l’académie Toni&Guy à Londres alors que je n’avais rien préparé. Je devais juste traduire au départ et c’était déjà compliqué… Mais je me suis retrouvé à combler le temps en attendant que quelqu’un de l’équipe arrive sur scène mais personne n’est venu… alors j’ai fait un live sans avoir eu de programme entre les mains et en totale improvisation… C’est de là que je tiens mon aisance sur scène et surtout la faculté de pouvoir faire quelque chose sans préparation…

Le retour en France

En 1995 j’ai développé la France pour Tigi et je faisais constamment des allers/retours entre la France et l’Angleterre.

En 1998, après six ans, j’étais arrivé au bout de mon aventure anglaise… J’étais Art Director et je passais presque tout mon temps à l’académie et très peu en salon. J’ai décidé de revenir en France avec Stéphanie et mon fils qui était né là-bas, pour lancer Toni&Guy ici. En association avec Toni, on a décidé de dupliquer en France ce que nous faisions en Angleterre. On a réussi à monter six salons. Puis j’ai revendu mes parts.

Un petit tour par les Etats-Unis

Je voulais voir ce qui se passait aux États-Unis. On avait gagné un Global Business Award là-bas avec Toni&Guy, et Toni&Guy me suivait si j’allais à Los Angeles. Mais je voulais réussir sans Toni&Guy. Toni était ok pour investir si je montais une affaire, mais pour monter un salon, il me fallait ce fameux Brevet Professionnel que je n’avais pas… J’ai tenté une VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) mais mes années au Royaume-Uni ne comptaient pas… Et sans BP, tout était compliqué.

Aller à New-York était plus facile que Los Angeles. Je me suis installé à New-York avec femme et enfants et je me suis mis à faire des allers retours entre les Etats-Unis et la France où beaucoup de coiffeurs me demandaient des formations… Jusqu’à ma rencontre avec Katarina de chez Schwarzkopf qui m’a fait une proposition que je n’ai pas pu refuser. Je suis revenu en France et de 2008 à 2011, j’étais en charge des grands comptes et j’ai participé au lancement de la ligne de développement durable Sensity.

Retour définitif en France

Tout cela m’a donné l’idée d’un salon idéal en adéquation avec le développement durable, et j’ai monté Didact Hair Building en 2011, avec Schwarzkopf bien évidemment. Un beau projet ! En six ans, nous sommes montés à 24 collaborateurs mais je l’ai vendu en 2017 à Damien Roux.

Aujourd’hui, la formation est devenue un vrai métier et je me concentre dessus. Cela fait maintenant 20 ans que j’en fais. En particulier la semaine et en groupe le week-end. Covid oblige, j’ai dû me réinventer avec la visio learning. Un exercice qui m’a appris à être très précis. C’est une nouvelle manière de travailler et de former.

Au bout de 20 ans, je réinvente encore des choses, ma façon de travailler, j’innove et ma passion continue à me faire vibrer et me faire vivre. Et ça, c’est inestimable !

Ton meilleur souvenir lié à la coiffure

J’en ai tellement… mais je peux dire que le Business Award que j’ai gagné deux fois avec Toni&Guy me touche tout particulièrement. C’est une vraie reconnaissance, pour moi, d’être récompensé autrement que pour l’artistique.

Ton prochain projet

Je me suis fixé un objectif. Je veux être celui qui forme le plus en France. L’éducation doit prendre une plus grande place car le métier évolue et cela apporte une vraie valeur ajoutée. Le nouveau challenge est de combiner le présentiel et la visio learning. Cela demande beaucoup d’énergie. Et il ne faut pas oublier que tout le monde ne peut pas former tout le monde. Il faut être bon, efficace, donner envie et savoir se vendre… Aujourd’hui je suis formateur à 100% et j’ai élargi mes compétences et ajouter une nouvelle corde à mon métier. Je veux que le métier de formateur soit reconnu comme tel.

Ton meilleur conseil à quelqu’un qui débute

Le plus important est de choisir un bon mentor. Meilleur il sera, meilleure sera la carrière. Il faut également faire attention au choix du salon. Comme pour les restaurants, il y a les 5 étoiles et les autres. L’essentiel est de pouvoir travailler et de commencer en tant qu’assistant. Les bases sont essentielles pour avoir un vrai parcours professionnel. J’ai cherché à tout prix des récompenses car j’ai eu des échecs. Il ne faut donc pas oublier que l’échec peut mener à la réussite. S’entourer de gens qui ont confiance en vous va aussi vous aider. 

Pour un dîner idéal, qui aimerais-tu inviter ?

Ludovic Géhéniaux…

À quelle époque aurais-tu aimé vivre ?

Je préfère vivre dans le présent que dans le passé. Mon passé était super mais j’aime ce que je vis maintenant et je suis plutôt excité car je vois un futur qui se réinvente. J’ai donc encore plein de choses à faire et je suis reparti pour un tour ! 

Que fais-tu en dehors de la coiffure ?

Il n’y a que la coiffure qui m’intéresse. J’ai fait de mon métier un hobby. Je peux en parler des heures durant. Je n’ai pas visé l’argent en choisissant cette voie mais une passion peut devenir rémunératrice. Je suis d’ailleurs plus que passionné par la coiffure, c’est au-delà de la passion. Je suis curieux et je suis concentré sur la coiffure à temps plein. J’adore me réinventer chaque jour et sortir de ma zone de confort. J’étais le dernier de la classe et j’ai très bien réussi… N’oublie jamais que ce que tu fais aujourd’hui sera dépassé demain.

Les dates importantes de ta vie

1996

Naissance de mon fils

1998

Naissance de ma fille

2006

vente de Toni&Guy

2011

Création de Didact

Ce que tu détestes le plus   Je déteste les démagos qui vont toujours dans le sens de la vague. Je déteste également le bluff et l’enfumage, les gens qui se racontent une fausse vie. 

Ce qui t’inspire le plus Je crois que c’est moi! 😂 Je ne suis pas bon en tout mais mon truc ce sont les nouvelles méthodes. J’ai de la constance professionnelle. Je trouve toujours des nouvelles façons de faire. Toni&Guy m’a appris à toujours me renouveler et à anticiper ce qui va se passer. Et aujourd’hui, plus je forme les autres, plus je me forme. Quand tu as des clients fidèles de toutes manières, tu es obligé de te renouveler… et j’y arrive très bien.

L’objet dont tu ne te sépares jamais Mon téléphone, le dernier Samsung. Il permet de photographier de très loin. C’est un outil de travail pour moi donc il me faut toujours du très bon matériel. 

Ton insulte préférée Je n’insulte personne. Si on arrive à l’insulte, c’est que l’on a loupé la discussion avant. 

Le mot que tu ne prononces jamais Va te faire enculer ! C’est pour moi la pire des insultes. 

Ton lieu idéal Chez moi… Le confinement m’a appris que le dernier refuge est chez nous. Il est donc important d’avoir un bon chez soi. 

Retrouvez Stéphane Amaru, coach, formateur, influenceur, agitateur et Creativ Business Developer Aveda sur Youtube, sur Facebook, sur LinkedIn, sur Instagram.