Tabac : arrêter de fumer

Lorsque l’on est habitué à la cigarette il est très difficile d’arrêter de fumer et de se sevrer. C’est une drogue et la dépendance à la nicotine est la même que celle d’un drogué avec la cocaïne ou l’héroïne. La différence ? Le tabac est une drogue autorisée et réglementée. Cependant, les torts causés par la fumée de cigarette sur l’organisme s’estompent avec le temps si on décide d’arrêter… Alors il n’est jamais trop tard ! Et si c’était votre objectif de la rentrée ?

Les bienfaits dès le premier mois

Dès le premier jour d’arrêt, le monoxyde de carbone présent dans le sang à cause de la fumée de cigarette s’élimine progressivement. La pression sanguine redevient normale grâce à l’absence de nicotine, qui ne peut plus générer d’effet vasoconstricteur. Et si la toux est plus forte que de coutume, c’est parce que les poumons se débarrassent des résidus. Lors de la première semaine, on remarque que les sens, auparavant anesthésiés par la cigarette, s’aiguisent et qu’on est plus réceptif aux odeurs et aux goûts. Il est également plus facile de respirer et donc de pratiquer une activité physique. Enfin, au bout d’un mois, le teint s’éclaircit et la peau perd cet aspect terne caractéristique des fumeurs.

Les bienfaits sur le long terme

C’est après plusieurs années d’arrêt que les bénéfices sont les plus forts. Au bout de quinze ans, le risque de cancer du poumon, dont l’origine est le tabac dans 90% des cas, est le même que celui d’un non-fumeur. Mais à partir des premières années d’arrêt, la santé s’améliore déjà. Il suffit de six mois pour voir son immunité progresser, et de seulement un an pour que le risque de crise cardiaque soit diminué de moitié.

Les méthodes pour arrêter de fumer

#01 – L’accompagnement

L’accompagnement reste la méthode qui fonctionne le mieux pour arrêter de fumer car tout réside dans la volonté, et au moment où elle fait défaut, il est important de bénéficier d’un soutien.

97% des fumeurs qui tentent d’arrêter seuls échouent.

Le médecin traitant peut être un allié très utile qui saura accompagner concrètement les fumeurs grâce à des consultations régulières destinées à leur apporter un soutien psychologique et éviter les rechutes.

#02 – Les traitements de SUBSTITUTION

En plus de cet accompagnement, des traitements médicaux peuvent être prescrits en fonction de la dépendance du fumeur. Ils sont généralement à base de nicotine et se présentent sous différentes formes comme les patchs, les inhalateurs, les gommes à mâcher ou les sprays buccaux. Ils ont des dosages en nicotine variés, c’est pourquoi il est préférable de s’adresser auparavant à son médecin pour savoir lequel est le plus adapté. Les traitements par substitution de nicotine ont une durée différente selon la dépendance du fumeur. Les doses sont réduites progressivement pour déshabituer l’organisme en douceur.

#03 – Les méthodes douces

Les méthodes douces qui agissent sur le mental comme la sophrologie, l’hypnose ou l’acupuncture ne sont pas encore considérées comme efficaces. Elles se sont développées récemment et les études sont trop faibles pour affirmer qu’elles fonctionnent. Néanmoins, si la dépendance au tabac est davantage psychologique que physique, il est toujours utile de renforcer son mental avec ce type de thérapies. De plus, certains témoignages soulignent que ces méthodes sont un excellent accompagnement en cas de traitement médical.

#04 – La cigarette électronique

Concernant la cigarette électronique, les avis de la communauté scientifique sont très variés. Ainsi, dans un récent rapport, l’OMS affirme que les cigarettes électroniques augmentent le risque de maladie cardiaque et de troubles pulmonaires. Elle précise aussi qu’elles sont encore plus dangereuses pour les adolescents car le cerveau termine son développement autour de 25 ans. l’OMS reconnait toutefois qu’Il est « trop tôt pour estimer l’impact à long terme de ces dispositifs, à la fois sur la santé des vapoteurs et sur la santé des personnes qui les entourent« .

Des scientifiques américains et anglais ont vivement contestés les conclusions de ce rapport, même si l’État du Massachusetts aux États-Unis vient d’interdire la commercialisation des cigarettes électroniques.

Dans un récent sondage de France Vapotage, pour 60% des Français, la cigarette électronique aide à réduire la consommation de tabac. Les fumeurs sont 69% à le penser et les vapoteurs 92%. Aussi, 53% des sondés se sont tournés vers la cigarette électronique dans l’espoir de réduire le tabac.

Le vapotage serait donc une étape avant d’arrêter de fumer, mais ce qui inquiète les scientifiques est que les jeunes vapotent sans passer par l’étape cigarettes et qu’aujourd’hui de nouvelles drogues synthétiques à vapoter apparaissent et qu’elles sont extrêmement dangereuses.

Pour aller plus loin…

À savoir

  • La fumée inhalée d’une cigarette contient plus de 4 000 composés chimiques dont plus de 50 sont cancérigènes. 
  • Les cigarettes dites 100 % naturelles ou biologiques sont aussi nocives que les cigarettes produites par les multinationales du tabac. N’importe quelle plante qui brûle dégage naturellement des composés chimiques et la plante de tabac ne fait pas exception.
  • Les substances chimiques libérées par la combustion des produits du tabac proviennent du sol, des fabricants et de la combustion elle-même (brûler quelque chose crée de nouveaux composés chimiques). Toutes ces substances (d’origine naturelle et industrielle) sont des poisons lorsqu’elles sont inhalées.

À tester

  • Pour établir votre profil psychologique de la dépendance au tabac: Le test de Horn.

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