Emmanuelle Cherrier ou comment redorer le blason de la coiffure

Après plus de vingt ans d’expérience en salon, Emmanuelle Cherrier se lance dans une nouvelle aventure avec « L’oreille du coiffeur ». Une initiative complète, dans laquelle elle met son expérience au service de la profession, mais aussi d’une cause : rendre à la coiffure ses lettres de noblesse en favorisant apprentissage et formation.

Quel est ton parcours ?

Emmanuelle Cherrier : Je suis amoureuse de la coiffure depuis l’âge de 5 ans. En 2008, j’ai ouvert mon salon à Epinay sur Orge, Coiffure en scène. Un lieu avec une ambiance qui me ressemble, qui alliait mes deux passions : la coiffure et le théâtre.  Un décor chargé, dorures, velours, très rococo, qui a grandi avec les années. J’ai eu jusqu’à six salariés en même temps, de nombreux apprentis, on a fait beaucoup de choses, beaucoup de formations, de coiffures de défilés avec des écoles… Je faisais des soirées avec des troupes de théâtre amateur dans le salon. Des moments conviviaux, des événements gratuits avec un spectacle, puis un apéritif, qui mélangeaient clients et amateurs de théâtre…

Quel est le rôle du coiffeur selon toi ?

Emmanuelle Cherrier : Je crois vraiment que les artisans et les commerçants ont un rôle à jouer dans la création de lien social. Les coiffeurs encore plus. Nous avons un savoir-faire qui est certain, qui aide les gens, mais nous faisons bien plus que cela. Beaucoup de coiffeurs sont passionnés, mais ça ne suffit pas. Durant toutes ces années, tout n’a pas été rose non plus. J’ai pu expérimenter les problèmes de communication, au sein d’une équipe, mais aussi avec les clients, parfois. Et surtout, un problème majeur : l’image de la profession auprès des plus jeunes, avec de grandes difficultés à recruter et fidéliser des collaborateurs. La transmission est très importante, mais la beauté du métier est mal perçue. J’ai été ambassadeur apprentissage pour l’UNEC, entre autres initiatives. En septembre 2019 j’ai revendu le salon, avec l’idée qu’il fallait que je me serve de toutes ces expériences pour redorer le blason de la coiffure. Pour moi, cela doit passer par un autre regard sur l’apprentissage : il faut accueillir les jeunes, leurs difficultés, avoir de l’empathie face à l’apprenant.

Quelles sont les difficultés du métier ?

Emmanuelle Cherrier : Aujourd’hui, quand on gère un salon, on a de nombreuses casquettes : artisan, manager, communiquant, maître d’apprentissage… quand on veut être un patron bienveillant, on s’oublie soi-même pour plaire, satisfaire. J’aimerais que les personnes qui sont attirées par ce nouveau management, un management empathique, bienveillant, ne tombent pas dans le travers de s’oublier. Le manager ne doit pas confondre rapport humain et professionnel : il faut les deux. Mais aujourd’hui les managers sont en souffrance, ils n’arrivent pas à recruter. On n’arrive pas à trouver chez les candidats à la fois un savoir-faire et un savoir-être. Et quand on a trouvé, il faut gérer au quotidien : le bien-être au travail doit être un travail d’équipe. Il faut apprendre à vivre ensemble et travailler ensemble. Mais ça va au-delà des équipes : quand on fait son métier avec passion, et que certains clients sont mécontents, notamment parce qu’on ne s’est pas compris, on peut prendre les choses de manière personnelle. Il y a les clients, mais aussi les représentants, les formateurs… tous ces gens avec qui on est amené à travailler et à échanger. Parfois, on ne se comprend pas. Dans ces moments d’incompréhension, on pense bien faire, mais le bon sens ne suffit pas toujours. Et on se retrouve en grande souffrance.

Quelles sont tes solutions face à ces problèmes de management ?

Emmanuelle Cherrier : L’écoute et la communication. Aujourd’hui on est face à un contexte de changement managerial. On souhaite aller vers un management sympa, ne pas être le méchant patron, mais ce n’est pas évident. On est dans une phase de transition : soit on va basculer du bon côté soit on retournera vers les vieilles méthodes. De mon côté, j’ai observé beaucoup de difficultés dans le management, au sein de mes équipes, mais aussi chez des confrères et consœurs. Ça a entraîné beaucoup de questionnement, de remise en question, tout un cheminement. On n’est pas vraiment formé.e pour ça, même quand on pense agir avec empathie et bon sens. J’ai découvert et je me suis formée à deux méthodes de compréhension de l’autre et de communication : les méthodes Herrmann et Carl Rogers. La méthode Herrmann consiste à comprendre les gens, et apprendre à leur parler pour qu’ils nous comprennent. On réalise un test, sous forme de questionnaire que je suis habilitée à faire passer, pour définir quelles caractéristiques cérébrales nous définissent le mieux. C’est passionnant. Carl Rogers est une méthode, très élaborée, qui apprend à communiquer de façon empathique et bienveillante. Maintenant, j’ai les clés pour gérer les situations de stress, apaiser les tensions et je souhaite les partager avec le plus grand nombre.

L’apprentissage est très important pour toi, pourquoi ?

Emmanuelle Cherrier : Tout est parti d’un constat. Quand j’ai eu du mal à recruter et trouver des apprentis, je me suis tournée vers l’UNEC et les écoles de coiffure pour comprendre pourquoi. Aujourd’hui, peu d’élèves apprentis en coiffure le sont par choix. Ils ont été orientés dans la filière coiffure par défaut. Résultat, à la fin de la première année, il n’est pas rare que les classes ne comptent plus que 25% de leurs effectifs de départ. Les autres n’ont pas pu voir la beauté du métier. J’ai beaucoup écrit sur le sujet. Je voulais même faire rentrer la coiffure dans le compagnonnage parce qu’il y a des valeurs communes : une histoire, une organisation, des pairs, un savoir-être, un vrai savoir-faire. Ça n’a rien donné, mais aujourd’hui mon but c’est de faciliter la communication avec les apprentis, et leur transmettre ma passion et les valeurs du métier.

Aujourd’hui tu te lances dans une nouvelle aventure, l’Oreille du coiffeur, qui réunit toutes ces idées. Racontes nous ce que tu proposes

Emmanuelle Cherrier : Oui, j’ai décidé de me servir de mon expérience et des formations que j’ai suivi pour aider d’autres salons et d’autres managers. Mon but, c’est de les accompagner, grâce notamment aux méthodes Herrmann et Carl Rogers, en leur amenant des outils de tolérance et d’écoute, du beau et du positif pour redorer notre métier.

Je souhaite apporter ma pierre à l’édifice avec L’Oreille du coiffeur en proposant quatre services :

Il s’agit de faire l’éducation professionnelle de l’apprenti au sein du salon. Beaucoup de coiffeurs prennent des apprentis, mais ils n’ont pas le temps de les former. Et quand ils le prennent, ils ont parfois des problèmes de communication, de blocages, d’attitude. Mais aussi, pour cela, ils prennent sur leur temps de travail effectif en salon. Mon but est, après une phase d’observation, de consacrer une demi-journée par mois, en salon, à l’apprenti pour parfaire son éducation professionnelle et son intégration dans l’équipe. Il s’agit alors pour moi d’aborder toutes les sources de tension, mais aussi les bases : le bac, le shampoing, rincer une couleur, répondre au téléphone… Il faut valoriser le travail de l’apprenti pour qu’il devienne très rapidement indispensable et rentable pour le salon. L’idée c’est qu’il ne se sente pas délaissé, qu’il soit motivé, dans l’apprentissage constant, qu’il prenne du plaisir à apprendre un métier et à travailler. Tout cela en ayant analysé son profil de pensée pour lui apporter le métier de façon personnalisée et apprendre à communiquer. Il s’agit aussi que l’apprenti réponde parfaitement aux attentes du salon et de son manager. Il s’agit de transmettre le plus rapidement possible les valeurs du salon à l’apprenti pour qu’il devienne efficace et rentable tout aussi rapidement.

Sur demande du manager, évaluer ses besoins personnels et/ou ceux de l’équipe : problèmes d’épanouissement d’équipe, de cohésion, d’efficacité, de recrutement, de rentabilité. Toujours grâce aux outils Hermann et Rogers, déterminer pourquoi ils ne communiquent plus ou pas bien et pourquoi la communication ne passe pas. Ces méthodes sont très utiles car elles permettent d’écouter, d’entendre ce qu’il ne se dit pas, faire s’exprimer les gens, mieux accepter ce qu’ils disent. Les accompagner pour s’exprimer, et leur faire comprendre que ce qu’ils expriment est un ressenti du moment et non la réalité, par exemple. Le but est d’amener de la tolérance et de la compréhension au sein de l’équipe.

Il s’agit d’aider les créateurs.trices de salon ou les managers de salons existants qui souhaitent trouver une image et se démarquer de leur concurrence. Il s’agit d’apporter un regard neuf sur l’existant ou le devenir et de proposer un nom, développer une image, travailler des pistes de communication. Tout se fait au cas par cas, en fonction du positionnement du salon, de la personnalité du manager, de son parcours, de ses passions, de ses centres d’intérêt et de ses envies. Le but est de créer une ambiance unique et personnalisée.

Il y a beaucoup de demande de remplacement, ou d’intervention sur de très courtes durées, ponctuellement, ou de manière régulière. Que ce soit pour remplacer un.e manager, un.e coloriste ou un.e coiffeur.euse, je suis là pour intervenir le temps d’un remplacement. C’est une manière pour moi de garder le lien avec le métier, de transmettre et de continuer d’apprendre.

Retrouvez Emmanuelle Cherrier et l’Oreille du Coiffeur sur sa page Facebook et par mail : emmanuelle@loreilleducoiffeur.fr


Découvrez nos 12 astuces pour dire stop au sucre

Dire stop au sucre, rééduquer son palais et rééquilibrer son alimentation en arrêtant de consommer des sucres ajoutés n’est pas chose facile. Surtout quand on est accro au goût et au plaisir qu’il procure… Avec nos 12 astuces pour dire stop au sucre, on va pouvoir y arriver, chacun à son rythme, progressivement ou non.

#01 – Pour dire stop au sucre, on y va progressivement

  • Si on est habitué à manger ou boire très sucré, il va falloir se déshabituer progressivement pour réadapter le goût et les habitudes. On divise d’abord par deux la dose de sucre dans le thé et dans le café. Puis on réduit encore par la suite.
  • Remplacer les desserts par des fruits crus ou cuits, ou des desserts maison sans sucre.
  • On bannit les produits préparés, plats cuisinés ou aliments transformés, et les boissons sucrées.

#02 – On consomme des féculents à tous les repas

Apporter des sucres complexes et naturellement présents dans l’alimentation permet de réguler la glycémie et la faim. On évite ainsi de craquer pour des aliments sucrés qui comblent un manque. Il faut consommer des céréales (riz, pâtes, quinoa, sarrasin, boulghour, pain…), des pommes de terre ou des légumineuses (pois, lentilles, haricots…) à tous les repas, à satiété, en privilégiant les aliments complets, et bruts (non préparés, déjà cuits ou cuisinés). Regardez les étiquettes des conserves et éliminez celles qui contiennent du sucre.

#03 – On mange des fruits entiers

L’apport en sucre n’est pas le même entre un fruit entier, consommé avec sa pulpe et ses fibres, qu’en jus ou en compote. Même si leur composition est identique et leur teneur en sucre aussi, la texture, et l’interaction entre les différents composants du fruit entier va avoir un effet sur la vitesse à laquelle le fruit va être digéré et le sucre passer dans le sang. Ainsi une pomme ou une pomme dégustée entière avec ses fibres permet de ralentir le passage du sucre dans le sang, alors qu’en jus, sans fibres, il va passer rapidement et augmenter la glycémie. De plus, un fruit croqué ou mâché agit sur la satiété, alors qu’un liquide n’a pas d’effet. Sans parler du fait qu’il faut deux ou trois fruits pour remplir un verre de jus, soit autant de sucre que dans un soda !

#04 – On opte pour des boissons aromatisées

Les thés aromatisés (aux fruits rouges ou exotiques, agrumes, vanille, bergamote, voire caramel) contiennent des arômes et des extraits à infuser, mais pas de sucre. Tout comme certains cafés. Ce peut donc être un bon moyen d’avoir un goût sucré ou proche d’un dessert sans sucre, une bonne boisson réconfortante pour une pause agréable en journée ou en soirée devant la télé. Pour une boisson fraîche, un thé glacé maison ou les eaux detox, de l’eau en carafe à laquelle on a ajouté des fruits (framboises, cassis, pêche en quartier…), des agrumes en rondelles et/ou des herbes aromatiques (menthe, basilic…), du gingembre, du concombre, sont désaltérants mais ne contiennent pas de sucre ajouté.

#05 – Pour dire stop au sucre, on supprime les édulcorants

On est souvent tenté de remplacer les sucres par des édulcorants de synthèse ou de la stévia. Mais au-delà des doutes qui persistent sur leurs effets indésirables possibles sur la santé, ces faux sucres ne font que retarder le moment de « craquer », car ils ne calment ni la faim, ni les envies, ni les besoins d’un organisme qui a besoin de réguler sa glycémie.

#06 – On remplace le sucre sans perdre en saveur

On peut arrêter le sucre sans renoncer aux gâteaux, crêpes ou cookies du week-end. De nombreuses recettes proposent de remplacer le sucre et le beurre par de la compote ou de la banane écrasée pour des recettes rapides et réellement bluffantes. Il faudra peut-être un petit temps d’adaptation si vous avez l’habitude de manger des gâteaux très sucrés, mais au bout de quelques jours à peine, le palais se déshabitue et le goût s’affine !

#07 – On fait soi-même un maximum de choses…

Pour éviter les sucres cachés ! La vinaigrette (prendre un vinaigre balsamique de qualité, sans sucre), la pâte à pizza, brisée ou feuilletée, la sauce tomate (rajoutez des oignons si c’est trop acide), les compotes, les soupes, les pains à burger, les sablés ou feuilletés apéritif… Ou prenez en supermarché les produits avec la liste d’ingrédients la plus courte possible, en bannissant ceux qui comportent un taux de sucre proche de celui des glucides.

#08 – On pense aux épices et aux arômes naturels

Pour parfumer vos yaourts ou préparations salées ou sucrées, n’hésitez pas à rajouter de la vanille, des zestes de citron ou d’orange, de la cannelle, de la menthe, de l’eau de fleur d’oranger ou de rose, du gingembre, de l’anis, de la noix de coco râpée, de la verveine… des saveurs gourmandes qui pimperont vos compotes, yaourts ou salades de fruits.

#09 – On grignote sans sucre

Au goûter, des tartines de purée de cacahuète (ou amande) sans sucre et des rondelles de banane sont un délice. De même amandes, noisettes, noix et fruits secs font de super snacks. Attention tout de même à certains fruits secs en sachet comme les pruneaux, les bananes ou les cranberries, parfois préparés avec du sucre (et de l’huile).

#10 – On détourne son attention

Quand on ressent une forte envie de manger du sucre, une cuillère de vinaigre de cidre ou quelques cornichons peuvent nous aider à passer outre l’envie immédiate. Aller se brosser les dents, appeler un proche, occuper son esprit peuvent également fonctionner pour tromper l’ennui.

#11 – Les méthodes douces pour apaiser les envies

Pour aider sa transition et résister en douceur aux irrépressibles envies de sucré, on peut se faire accompagner. L’hypnothérapie et l’acupuncture pratiquée par des spécialistes de leur disciplines obtiennent de très bons résultats, parfois même en une séance seulement. Les Fleurs de Bach sont également une bonne idée, notamment le mélange 51 ou Rescue pour faciliter le changement de régime alimentaire, calmer le stress, se maîtriser et résister à la tentation. On peut également avoir recours aux huiles essentielles (cannelle de Ceylan ou de giroflier) à respirer ou prendre sous la langue (diluées)*

#12 – Les compléments alimentaires pour dire stop au sucre

Une envie irrépressible de chocolat ou de bonbons peut cacher une carence en magnésium. L’idée est alors de consommer des aliments qui en contiennent (légumes verts, céréales complètes, noix, noisettes et amandes, eaux minérales…) ou de prendre des compléments alimentaires. Par ailleurs, le chrome aurait une action anti-sucre : cet oligo-élément, pris sous forme de gélule ou d’ampoule permettrait de stabiliser les taux de sucre et d’insuline dans le sang.*

*Demandez toujours l’avis d’un médecin ou d’un professionnel de la santé ou de la nutrition avant de prendre des compléments alimentaires ou des huiles essentielles.

Pour aller plus loin

« Zéro sucre, mon année sans sucre, comment s’en libérer », Danièle Gerkens, aux éditions Les Arènes.

« Sucre, l’amère vérité », Dr Robert Lustig, aux éditions Thierry Souccar.

« J’arrête le sucre », Valérie Espinasse, aux éditions J’ai Lu.

arrêter le sucre

Arrêter le sucre : les effets sur l’organisme

Faut-il arrêter le sucre ? Oui quand on sait que consommé en excès il nuit fortement à la santé, à la silhouette, à l’état de forme général et au moral. Mais c’est aussi un aliment réconfortant, parfois addictif, dont il est difficile de se passer pour la plupart d’entre nous… Résultat, on en consomme beaucoup trop, souvent à notre insu. Mais cette année, c’est décidé, on arrête le sucre.

Peut-on vraiment être « addict » au sucre ?

Oui… et non. L’addiction au sucre n’est pas officiellement reconnue par les autorités sanitaires. Cependant, on estime  qu’entre 5 et 10% des Français seraient bien accros au sucre. Chercheurs et médecins s’accordent à dire que la consommation de produits sucrés active le « circuit de récompense » : le goût sucré déclenche la production de dopamine, l’hormone du plaisir. Cela nous pousse à vouloir revivre ce moment de plaisir, de manière de moins en moins contrôlable. C’est le mécanisme même de l’addiction.

Il n’existe aucun médicament pouvant guérir cette dépendance. Restent les méthodes qui ont fait leurs preuves en addictologie pour arrêter le sucre : la thérapie comportementale et cognitive, l’hypnose ou l’acupuncture. Mais nos modes de vie nous incitent à consommer toujours plus de sucre : le stress et la fatigue nous poussent vers des sources d’énergie et de plaisir rapides. Plus on mange sucré, moins on ressent le goût du sucre et moins il agit, ce qui nous pousse à en consommer toujours plus. Il devient donc dissificle d’arrêter le sucre. Mais à l’inverse, moins on en mange, plus le palais est rapidement saturé, on est écœuré. La bonne nouvelle est donc qu’en se déshabituant progressivement, on peut perdre ce goût du sucre et s’en détacher. Et donc se sevrer.

Mange-t-on vraiment trop de sucre ?

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) comme l’Agence nationale de Sécurité sanitaire de l’Alimentation (ANSES) recommandent de ne pas dépasser 50 grammes par jours, soit 10 cuillerées à café. En France, on en consomme actuellement 100 grammes par jour en moyenne. C’est beaucoup trop ! La moitié se trouve naturellement dans les aliments, et l’autre moitié dans les sucres dits « ajoutés », parmi lesquels on compte à la fois le sucre lui-même et le sucre « caché ». On estime que 74% des aliments vendus en supermarché (boissons comprises) contiennent du sucre.

L’industrie agro-alimentaire utilise différents sucres pour rendre plus savoureux les produits transformés, généralement élaborés à partir de matières premières peu coûteuses et de qualité médiocre. Cela permet de masquer le goût éventuel des additifs comme les colorants, conservateurs, agents de texture… Ils favorisent également la fermentation du pâtes à pains, à brioches, à pizzas, ou de pain de mie. Ils améliorent la texture et la couleur des aliments. Ce sont ces sucres cachés qui posent aujourd’hui problème.

Pourquoi faut-il arrêter le sucre ?

Un gramme de glucide (simple ou complexe) apporte quatre calories. C’est deux fois moins que les lipides. C’est pourquoi on a jusqu’à présent massivement diabolisé le gras, coupable d’entraîner des maladies cardio-vasculaires et de prise de poids. Ces dernières années, de nombreuses études ont démontré que le sucre était encore plus nocif pour notre silhouette et notre santé. Le sucre consommé en excès est à l’origine de surpoids et d’obésité, de maladies liées au surpoids, de diabète de type 2, de cancers comme celui du sein ou du côlon, mais aussi des troubles du comportement comme l’hyperactivité. Le sirop de glucose (mélange de fructose et glucose) plébiscité par l’industrie serait toxique pour notre organisme. Il serait responsable notamment de certaines pathologies du foie et de maladies cardio-vasculaires en raison de son effet sur le cholestérol.

Savoir éviter les aliments contenant du sucre « caché » pour évoluer vers une alimentation sans sucre ajouté permettrait :

  • d’augmenter le bon cholestérol,
  • faire baisser sa glycémie,
  • diminuer les risques de maladies et d’infections,
  • perdre du poids,
  • perdre de la cellulite,
  • avoir une plus jolie peau,
  • une digestion facilitée,
  • de mieux gérer sa glycémie pour éviter les coups de barre dans la journée.

Pour aller plus loin :


bilan 2020

Bilan 2020 du marché de la coiffure

Alors qu’arrive la fin de l’année 2020, l’heure des bilans a sonné. Nous avons demandé à Christophe Doré, le Président de l’Union Nationale des Entreprises de Coiffure (UNEC), de faire le point pour nous sur cette année si particulière. Que faut-il retenir de 2020 ? Que nous réserve 2021 ? Paparazzi Capillaire dresse le bilan avec lui.

Paparazzi Capillaire : Que faut-il retenir de l’année 2020 ?

Christophe Doré : 2020 restera une année inédite, voire exceptionnelle : les salons ont été fermés, l’activité économique stoppée durant un quart de l’année ! C’était une année ponctuée d’incertitudes, d’interrogations. Les avis et mesures des comités scientifiques et du gouvernement se contredisent tout le temps. 

On a donc vu s’effondrer le marché. Car la coiffure, c’est du service immédiat, on n’a pas la possibilité de reporter le chiffre d’affaires. Et il y a eu l’incompréhension, la frustration et le sentiment d’injustice liés au deuxième confinement. Toutes  et tous avaient fait de gros efforts et de gros investissements en proposant, dès le 11 mai et alors que ce n’était pas obligatoire, le port du masque pour coiffeurs et clients, et séparations en plexiglas. Le ministre Bruno Lemaire a reconnu que notre nouvelle fiche métier était un modèle. Mais pour autant, on nous a imposé une nouvelle fermeture.

À une autre échelle, l’UNEC a également perdu son président, mon ami, Bernard Stalter, de la COVID. C’est une grande perte, pour cette profession qu’il adorait et défendait avec beaucoup d’énergie, et douloureux, pour nous tous.

bilan 2020

« Pour moi, la coiffure, c’est un seul métier, une profession qui doit rester unie. L’UNEC représente tous les métiers de la coiffure : les salons, mais aussi les coiffeurs à domicile.« 

Christophe Doré, président de l’Union Nationale des Entreprises de Coiffure

PC : La crise sanitaire de 2020 a-t-elle soudé ou divisé la profession ?

CD : Pour moi, la coiffure, c’est un seul métier, une profession qui doit rester unie. L’UNEC représente tous les métiers de la coiffure : les salons, mais aussi les coiffeurs à domicile. Il y a toujours des mécontents, on ne peut pas faire l’unanimité. Pour le deuxième confinement, nous avons demandé une équité de traitement : nous voulions ouvrir les salons, le gouvernement a préféré stopper toutes les activités. Ça a été très difficile à accepter au vu des efforts fournis depuis le 11 mai.

En 2020, la profession s’est fortement mobilisée. On a vu naître un soutien mutuel important. Nous sommes un métier de contact permanent. La proximité avec le client est importante, beaucoup de professionnels se sont trouvés démunis sans ce contact quotidien et constant. Ils ont éprouvé un besoin de se rapprocher, de retrouver du lien. Beaucoup de groupes se sont créés pendant ces périodes de confinement.

PC : Cette année 2020 a-t-elle été celle du passage au numérique ?

CD : La numérisation doit s’intégrer totalement dans le monde de l’artisanat, et à plus forte raison dans la coiffure. Ces derniers mois, on a vu qu’elle était pertinente et efficace dans la prise de rendez-vous en ligne. Mais le click & collect, non. La part de marché des ventes de produits en salon est encore trop faible. Ça n’a donc pas bien pris. Mais on a vu une belle progression de la communication sur les réseaux sociaux, c’est une belle évolution.

Si notre cœur de métier reste le peigne et les ciseaux, la visio nous a permis de continuer à apprendre. Il y a eu et il y toujours aujourd’hui beaucoup de formations en e-learning. On a appris qu’on pouvait travailler autrement pour certains, c’est en train de s’ancrer dans les mœurs, et c’est une bonne chose. On a prouvé notre adaptabilité. Il faut travailler dans ce sens : limiter les déplacements inutiles, gagner du temps, c’est aussi bon pour la planète, mais aussi pour le lien social. Le lien créé autour de la visio durant les périodes de confinements est précieux. 

PC : Quel rôle a joué l’UNEC tout au long de cette année de crise sanitaire ?

CD : L’UNEC s’est battue pour toutes les aides, le Fonds de solidarité, sur le chômage partiel… Nous sommes un interlocuteur reconnu par le gouvernement. On n’a pas toujours eu gain de cause, mais nous sommes dans le dialogue avec les ministres de l’Économie et des TPE. Ils nous écoutent, même si les décisions finales leur appartiennent, et qu’ils ne nous suivent pas sur tout.

Nous sommes en temps de crise, l’UNEC a représenté et représente tous les membres de son secteur. Il faut être présent, écouter les besoins de tous. Nous restons vigilants. Les confinements ont été violents pour le chiffre d’affaires. Il y a eu jusqu’à présent très peu d’entreprises défaillantes, de fermetures. Mais on mesurera tout cela réellement dans quelques mois. Pour l’instant, le secteur est sous perfusion. Ce qui est embêtant, ce sont les Prêts garantis par l’État, que beaucoup ont déjà consommé, et qu’il va falloir rembourser.

PC : Les aides ont-elles été adaptées ?

CD : Dans l’ensemble, elles sont plutôt bien adaptées pour les TPE, mais insuffisantes pour les entreprises de plus de 10 salariés. Mais de toute façon, ça ne sera jamais suffisant : nous ce qu’on veut, c’est travailler, satisfaire nos clients, pas recevoir des aides et rester chez nous impuissants. Ce n’est pas dans notre mentalité. Aujourd’hui les trésoreries, déjà affaiblies avant les fermetures, le sont encore plus. Il faut rester vigilants dans les prochains mois, maintenir le dialogue avec le gouvernement et les ministres concernés. Ils nous écoutent, on est dans l’échange.

PC : Quelles sont vos priorités aujourd’hui ?

CD : Aujourd’hui, je me bats pour faire entendre que la coiffure est un métier essentiel, indispensable. Pour les client.es, les Français.es. Je le dis et je le martèle, tout comme Jean-Louis David et son fameux « Recoiffe-moi le moral ». En mai, tout comme en décembre, retrouver leur coiffeur était une priorité pour les gens, une obsession. Être privé de coiffeur a permis de revaloriser la profession aux yeux de tous. Leurs tentatives de fait-maison, pour certain.es, a permis de mettre en exergue le fait qu’il s’agisse d’un vrai métier : le savoir-faire, la maîtrise, les longs mois et années d’expérience qu’il faut pour acquérir cette expertise du cheveu, de la coupe, des techniques, de la colorimétrie…

Comment appréhendez-vous 2021 ?

CD : J’aimerais pouvoir vous dire que tout va changer et qu’on va pouvoir laisser 2020 et la COVID derrière nous, mais ça paraît très prématuré. On se pose des questions sur la suite, sur un éventuel reconfinement. Attendons de voir quelles seront les prochaines mesures sanitaires mises en place. On sortira grandi de cette mésaventure en arrivant à penser autrement les choses, pour la planète, pour nos enfants et petits-enfants. On aimerait que cette année soit charnière, qu’on passe immédiatement à autre chose avec 2021. Même si ces neuf derniers mois ne nous poussent pas à être réellement positifs… Je reste optimiste parce que Bernard Stalter n’aurait pas voulu qu’on soit pessimiste, qu’on baisse les bras. Il faut s’accrocher. La vie est belle. Bientôt le soleil reviendra. 


Carte de visite pour salon de coiffure

La carte de visite est-elle toujours utile ?

À l’heure où Google, les réseaux sociaux et les plateformes de réservation semblent faire tout le travail, la traditionnelle carte de visite cartonnée peut sembler un peu old school. Voire inutile ou dépassée. Mais communication digitale ou pas, la carte de visite a encore de beaux jours devant elle.

Pendant des années, on ne s’est pas posé de questions : chaque salon, chaque institut, chaque professionnel se devait d’avoir sa carte de visite pour transmettre facilement ses coordonnées, que ce soit à un (futur) client, un éventuel collaborateur, un commercial, ou un.e confrère.sœur. L’ère du numérique et le développement des réseaux sociaux comme Facebook, Instagram, voire LinkedIn ont un peu bouleversé tout cela. Ils permettent de retrouver un contact en quelques clics, de se tenir au courant de leur actualité, et de communiquer si besoin. Cependant, aujourd’hui encore, la carte de visite reste un vecteur important de votre communication.

Carte de visite pour salon de coiffure
Carte de visite Noir et blanc avec logos

La carte de visite regroupe toutes les informations utiles

En un coup d’œil, on peut trouver votre nom et/ou celui de votre établissement, votre adresse, numéro de téléphone, vos réseaux sociaux et site internet. Mais également tous les moyens de réserver un rendez-vous : plateforme de réservation comme Planity, téléphone, Google… Un simple échange de cartes est un gain de temps inestimable : pas de recherche internet à faire pour votre interlocuteur, et la certitude que vous avez transmis les bonnes informations (comme l’orthographe de votre nom ou de votre pseudo Instagram par exemple).

La carte de visite doit être le reflet de votre image

Une carte de visite doit être coordonnée à toute votre communication : enseigne, vitrine et décoration si vous avez un salon, site internet, photos et bannière Facebook… La carte elle-même doit être personnalisée pour décrire votre univers : classique et élégante, fun et moderne, sobre et chic, écolo et dans l’air du temps, bohème, rock… On peut tout choisir : forme, taille épaisseur, couleur, logos, photos… Et même matière, comme du papier recyclé si vous travaillez avec des marques bio ou écologiques par exemple. La carte de visite donne des indices sur votre personnalité et votre travail, le tout en un clin d’œil !

La carte de visite a de nombreux atouts

En salon, disposées à la caisse, vos cartes de visite vont permettre aux nouveaux clients de prendre vos coordonnées rapidement, de se rappeler du nom de votre établissement, mais aussi de noter le prénom de la personne qui les ont coiffés. Elles sont également utiles aux éventuels clients de passage, qui aimeraient prendre rendez-vous dans l’avenir. Ou aux commerciaux que vous n’avez pas le temps de recevoir. Et bien sûr, lors des événements et salons pour vous faire connaître et garder le lien après une rencontre.

4 modèles de cartes de visite pour salon de coiffure
Les cartes de visite doivent refléter votre personnalité

Une carte de visite marque les esprits 

Une carte de visite est un objet qu’on jette difficilement. On va avoir tendance à la conserver dans son portefeuille, dans une coupelle dans l’entrée, ou sur son frigo. On sait qu’elle contient des informations qui peuvent servir le jour où on en aura besoin. Ainsi, le fait de l’avoir régulièrement sous les yeux permet également à celui ou celle qui l’a reçue de bien imprimer votre nom. C’est donc un outil malin qui permet d’alimenter le bouche à oreilles de manière efficace !

Une carte de visite fait bonne impression 

Si elle est jolie et claire, que vous la dégainez facilement, cela fait très professionnel, organisé. En recevant une carte, on se dit que vous êtes fier.e de votre travail, que vous êtes impliqué.e pour votre activité, que tout est pensé dans les moindres détails. Au contraire, si on vous en demande une mais que vous n’en avez pas, cela peut laisser une impression d’amateurisme. Dans ce cas, rebondissez immédiatement en demandant à suivre la personne sur les réseaux sociaux, puis envoyez-lui un message dans les jours suivant votre rencontre.

La cartes de visite connectée

Une carte de visite n’est plus qu’une simple carte. Elle doit indiquer toutes vos coordonnées postale, téléphone mais aussi numériques (Instagram, Facebook, mail et site web) pour qu’on puisse vous joindre le plus facilement possible. N’oubliez pas d’y ajouter le logo de votre plateforme de réservation. Mais vous pouvez également rajouter un QR code qui renverra vers une page web, que ce soit un article qui parle de vous, votre propre site ou votre page Facebook.

Carte de visite pour salon de coiffure
Les cartes de visite font aussi la promotion de vos plateformes digitales

Une carte de visite permet de vous démarquer tout en marquant les esprits. L’idéal est d’en faire faire une par un graphiste ou un spécialiste de la communication qui saura retranscrire votre univers et mettre en valeur les informations importantes. Vous n’aurez plus qu’à la distribuer !


TMS

TMS : comment les prévenir ?

Les troubles musculo-squelettiques (ou TMS) sont les douleurs ou symptômes liés à l’exercice d’une profession. Du fait de la position debout et de la répétition de certains gestes, les TMS sont très répandus en coiffure mais aussi en esthétique. Voyons ensemble comment les prévenir, les réduire, mais aussi quelles aides peuvent contribuer à votre confort au quotidien.

Les TMS, qu’est-ce que c’est ?

On appelle troubles musculo-squelettiques (ou TMS) les douleurs et affections pouvant être provoquées, maintenues ou aggravées par l’activité professionnelle. Ils se traduisent principalement par des douleurs et une gêne fonctionnelle plus ou moins importantes mais souvent quotidiennes. En clair, ce sont les douleurs liées à l’exercice de votre travail. Or, en coiffure, la posture debout, les gestes répétés et inconfortables font que les TMS touchent la grande majorité des professionnels : 80% selon une étude réalisée en 2015 par Médialane, spécialiste des problèmes de santé au travail. Ces problèmes sont aggravés par le stress, des temps de récupération insuffisants, et du matériel ou un espace inadaptés (sèche-cheveux trop lourds, fauteuils trop bas ou non réglables, manque de place pour une position confortable…)

Plus on avance en âge, plus les symptômes sont présents. Les 45-50 ans sont ceux les plus touchés.

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Comment les TMS se manifestent-ils ?

Ces douleurs sont multiples : les positions liées aux techniques de shampoing, coupe, coloration et brushings peuvent affecter le cou, les épaules, les poignets, les doigts et les coudes. Les douleurs au dos en font également partie, mais elles ne sont pas spécifiques au métier de coiffeur.se. C’est le cou et la nuque qui sont généralement les plus douloureux. Ainsi, ces douleurs s’installent progressivement et peuvent devenir de réelles affections à prendre au sérieux. Il s’agit le plus souvent de :

  • douleurs musculaires, de tendinites (inflammation d’un ou plusieurs tendons) ;
  • syndromes canalaires (compressions d’un nerf ou racine nerveuse dans un passage anatomique) ;
  • lombalgies (douleurs au niveau du bas du dos) ;
  • cervicalgies (douleurs au niveau du cou) ;
  • syndrome du canal carpien (douleurs au poignet) ;
  • syndrome de la coiffe des rotateurs (douleurs à l’épaule) ; 
  • l’épicondylite latérale au coude ;
  • maladies veineuses, du syndrome de jambes lourdes.

Peut-on prévenir les TMS ?

Oui, heureusement. Il est urgent d’agir pour les personnes qui souffrent quotidiennement pour éviter une aggravation qui nécessiterait un arrêt de travail. La prévention est au cœur des préoccupations de l’Assurance maladie. Depuis 2015, elle a mis en place une politique de prévention, et non plus seulement de prise en charge des maladies professionnelles. Le point positif, c’est que généralement, les actions de prévention ou de soulagement ont un effet bénéfique rapide. En quelques jours, avec du nouveau matériel et de nouvelles habitudes, on voit de réels progrès qui bénéficient à tous : les douleurs installées régressent et la prévention fonctionne pour tous.

Comment les prévenir ?

En adaptant le matériel, mais aussi le fonctionnement de l’équipe pour éviter à la fois les mauvaises postures, la répétition des gestes et le stress, qui favorisent les contractions, la fatigue et toutes sortes de maladies.

Éviter les gestes répétitifs

La répétition en continu des mêmes gestes est responsable de beaucoup de maux. Or en coiffure, on le sait, les gestuelles sont souvent les mêmes. En salon, le mieux est d’adopter  une rotation des postes toute la journée : shampoing, coupe, coloration, accueil… Autre possibilité, occupez-vous de votre client de A à Z pour diversifier vos gestes. C’est plus difficile à mettre en place lorsque votre équipe compte des spécialistes…

Optimiser son planning

Le stress accroît considérablement les risques. On travaille vite, donc on ne fait pas attention à sa posture. Un planning bien pensé doit laisser des créneaux réalistes, assez larges pour chaque prestation et chaque client. Et qui doit prévoir des pauses régulières pour tout le monde, ainsi qu’une répartition des tâches égalitaire. Indispensable pour relâcher les tensions. Ce sera mieux pour réduire le stress et les frustrations, et ainsi donner une meilleure ambiance de travail pour tous.

Veiller à sa posture

C’est très important. Cela passe par le recours à du matériel adapté : siège client ajustable en hauteur, chariot de coiffure pour avoir chaque instrument à portée de main, fauteuils de bac réglables, vasques réglables… N’hésitez pas non plus à faire lever vos client.es pour certains gestes. Les tabourets de coiffure professionnels à roulettes sont une bonne idée. Ils  permettent de s’asseoir, donc de soulager le dos, sans être entravé.e. Réglables en hauteur, ils améliorent la posture et peuvent vous éviter de trop lever les bras. Pour ceux qui souffrent du dos, certains tabourets ont de petits dossiers, pensés pour soutenir les lombaires.

Un matériel adapté

Des ciseaux défaillants, un sèche-cheveux en fin de vie, des plaques ou des tondeuses pas assez performantes… Plus le matériel montre des signes de faiblesse, plus vous devez fournir de temps et d’efforts pour arriver à votre résultat. Ce sont donc des facteurs de risques importants. Si vous devez renouveler vos ciseaux, privilégiez les modèles ergonomiques qui aident à prévenir les douleurs articulaires aux doigts. Il y a au moins deux critères importants : un appui pour le petit doigt pour réduire la contraction sur l’articulation, et des anneaux asymétriques pour une meilleure position du pouce.

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Les petits trucs en plus

Certains gestes au quotidien peuvent réellement améliorer vos conditions de travail, votre fatigue et votre état général.

  • Évitez le froid et les courants d’air, notamment près de la porte : le froid nous fait nous contracter au niveau des épaules et du coup. De manière répétée, c’est très mauvais ;
  • Portez des bas de contention en cas de jambes lourdes et douloureuses. Sur prescription médicale, c’est tout à fait légitime quand on travaille debout. Il y en a de très jolis, unis ou à motifs, pour hommes et femmes. Bas, chaussettes ou collants, ils sont insoupçonnables et font vraiment la différence en fin de journée ;
  • Vous avez peut-être entendu parler de t-shirts de correction posturale pour soulager les maux de dos ? De l’avis de très nombreux professionnels de santé, ils ne servent à rien du tout, alors qu’ils coûtent très cher ;
  • L’éclairage a son importance : une lumière trop vive ou au contraire insuffisante ou qui clignote est nocive. Elle oblige les yeux à s’adapter en permanence et cause une fatigue importante, des migraines, des clignements répétés.
  • Le bruit est également un facteur de fatigue, de stress et de migraines. Le fond musical est une bonne idée, mais il doit être du goût de toute l’équipe. D’ailleurs, les sèche-cheveux « silencieux » sont un critère de choix et peuvent être partiellement pris en charge par l’Assurance maladie.

Quelles aides pour prévenir les TMS ?

Selon l’Assurance maladie, les TMS sont la première cause de maladie professionnelle en France. Leur prévention revêt donc une importance sociale et économique de premier plan, principalement pour les entreprises et leurs salariés. En effet, prévenir les douleurs et TMS permet d’améliorer les conditions de travail et de limiter, notamment, les arrêts de travail. C’est pour cela qu’elle a mis en place des aides pour former et sensibiliser les salariés aux réflexes à adopter et ceux à abandonner, mais aussi acheter du matériel adapté. 

Vous devez d’abord faire réaliser un diagnostic de vos besoins et formaliser un plan d’action. Là, il y a deux solutions : le faire réaliser par un expert ou un consultant spécialisé. Ou alors, le faire faire par quelqu’un de l’équipe, qui aura suivi une formation adaptée et homologuée. Celle-ci s’appelle « Devenir formateur de personnes ressources du projet de prévention des TMS et de chargé de prévention des TMS ».

Ces deux solutions peuvent être financées par une aide spécifique appelée TMS Pros Diagnostic.

Ensuite, avec votre diagnostic et votre plan d’action, vous pourrez faire une demande de l’aide TMS Pros Action auprès de l’Assurance maladie. Cette aide concerne les entreprises de moins de 50 salariés, et va de 2000 à 25000 euros HT. Elle est conçue pour financer 50 % du montant des dépenses suivantes (elles sont cumulables) :

  • achat et installation de nouveaux matériels et équipements visant à réduire les contraintes physiques (efforts répétitifs ou postures contraignantes)
  • formations adaptées pour les salariés concernés par ces actions afin de comprendre les gestes à bannir, ceux à améliorer et ceux à adopter.

Toutes les démarches et contacts sont détaillés et très bien expliqués dans les liens ci-dessous :

Ces aides vous permettront de renouveler votre matériel professionnel pour plus de confort :

  • Ciseaux ergonomiques ;
  • Sèche-cheveux légers et plus silencieux ;
  • Bacs à shampoing avec siège et vasque réglables en hauteur ;
  • Tabourets de coiffeur professionnels avec ou sans soutien lombaire ;
  • Fauteuils pour clients réglables en hauteur ;
  • Chariots pour matériel ;

Générations X Y Z : comment travailler ensemble ?

Quand les générations X, Y, Z se côtoient au sein d’une même équipe, les incompréhensions peuvent se multiplier. Or elles peuvent avoir des conséquences importantes sur l’ambiance au travail, mais aussi l’implication de tous et un turn-over difficile à gérer. Pour savoir comment manager et travailler avec les générations X, Y et Z, Paparazzi fait le point sur ce qui les divise, et surtout ce qui les rassemble.

Générations X Y Z, qu’est-ce que c’est ?

À l’origine, il s’agit du concept développé par un professeur de management américain qui a distingué la génération X, venant après les baby-boomers, de la génération Y, née à partir de 1981. La différence selon lui venait de leur rapport et de leurs attentes vis à vis du travail. Et donc des facteurs de motivation. Ainsi on différencie les baby-boomers, nés après 1946, qui ont quitté ou quittent progressivement le marché du travail, et les générations X, Y et Z.

La génération X, née entre 1961 et 1980

Pas encore séniors, mais plus vraiment jeunes. Une génération décrite comme respectueuse de la hiérarchie et des règles. Elle est fidèle à son employeur, connaît peu de changements de carrière ou même d’entreprise. Le revers de la médaille, c’est qu’elle reste même si elle n’aime pas son travail, ce qui peut être source de tensions. 

Ce qu’ils veulent : ils aspirent à de la flexibilité et de l’autonomie. Ils s’impliquent dans des activités à côté (ou aimeraient pouvoir), ou vis-à-vis de leur famille. Le travail, c’est sacré, mais il est séparé de la vie personnelle, qui doit primer. Ils ont besoin de confiance et de liberté, et pas de supervision constante. 

La génération Y, née entre 1981 et 1995

Très connectés, ils recherchent dans le travail un épanouissement, des responsabilités, du plaisir. Cette génération a un problème avec la hiérarchie, n’aime pas la routine, aime être stimulée. Ce qui va de pair avec une certaine mobilité dans la carrière. Ils sont très indépendants, et ont une grande confiance en eux. Les Y s’adaptent vite et bien, sont débrouillards. Ils s’expriment facilement, aiment la liberté, la flexibilité et être motivés par des objectifs ou de nouvelles connaissances.

Ce qu’ils veulent : être responsabilisés, formés ; que leurs idées soient écoutées, notamment pour ce qui touche à la communication digitale et aux réseaux sociaux. La formation et le perfectionnement sont très importants pour les retenir ; une certaine flexibilité sur les horaires également. Ce n’est pas toujours évident à mettre en place en salon, mais on peut trouver des arrangements.

La génération Z, née à partir de 1996

Les plus jeunes, ultra-connectés, qui ont fait leur apparition à partir de 2012 en salons ou instituts. Ils sont très indépendants, ont l’esprit d’entreprenariat. Ils aspirent à de grandes choses, aiment tenter et tester des choses. L’échec n’est pas une fatalité, mais ils ont un énorme besoin de reconnaissance. Ils ont sont beaucoup dans la communication, dans leur image. On leur reproche un manque de concentration dû au « zapping » lié aux réseaux sociaux.

Ce qu’ils veulent : s’épanouir, et un métier qui a du sens, une finalité. Ils veulent aimer ce qu’ils font, en être fier.e.s. Un employeur socialement et/ou écologiquement impliqué compte beaucoup. 

générations X Y Z

Le management intergénérationnel

Aujourd’hui, le manque de compréhension quotidien entre les générations peut poser des problèmes au travail. Les plus matures reprochent aux plus jeunes leur impatience, leur manque d’investissement ou ce qu’ils prennent pour un manque de respect ; ces derniers leur reprochent de ne pas vivre avec leur temps et de rester figés dans leurs habitudes. C’est d’autant plus vrai dans un travail comme la coiffure ou la beauté, très ancré dans les tendances et la nouveauté, et qui ont une énorme visibilité sur les réseaux sociaux. Ainsi, les « digital natives » (générations X et Y) ne comprennent pas le manque d’implication numérique de leurs aînés, car pour eux, c’est très intuitif. Et les X ont l’impression d’être abandonnés sur le bord de la route. Les plus jeunes sont difficiles à manager : ils ont l’impression d’avoir déjà beaucoup appris virtuellement, veulent faire leurs expériences et n’apprécient pas les consignes et la hiérarchie.

Au final, cela donne une équipe peu soudée, peu engagée pour l’établissement, et beaucoup de frustration. Ce qui se traduit par de l’absentéisme et du turn-over. Il est donc très important de veiller à satisfaire tout le monde, et fluidifier la communication.

Car dans le fond, les différences ne sont pas si importantes. Elle sont même une richesse, sources d’échanges, de savoir, d’expérience, de nouveauté, de créativité. Toutes et tous aspirons à la même chose : un travail épanouissant, et une bonne ambiance au quotidien. Ce sont les biais pour y arriver qui sont différents. Et c’est ce qu’il est important de savoir quand on recrute quelqu’un ou qu’on manage une équipe.

générations X Y Z

X, Y, Z : comment les faire cohabiter ?

Les différences entre les générations sont bien présentes, mais nous avons tous une bonne base en commun : une bonne ambiance de travail, une équipe soudée, et de la reconnaissance. Il faut donc avant tout créer du lien, qui passe à la fois par le numérique (création d’une conversation Whatsapp d’équipe par exemple), ou IRL, comme disent les digital natives (In Real Life = dans la vraie vie) pour souder l’équipe, via des activités conviviales comme des repas, des soirées, qui réunissent toutes les générations. Tous les facteurs de motivation peuvent bénéficier à tout le monde :

  • laisser aux plus jeunes l’opportunité de prendre en charge la communication sur les réseaux sociaux ou de leur permettre de se former pour ;
  • donner du sens à son métier en multipliant les initiatives solidaires et écologiques ;
  • redéfinir les plannings pour coller aux besoins de chacun, quitte à établir des rotations ;
  • choisir des formations qui vont plaire à chacun, puis qu’il y ait une transmission à l’équipe…

Une chose est certaine : le bien-être au travail passe par la communication. Et le choc des générations est une chose bien plus ancienne que les théories X, Y ou Z. Contester l’autorité fait partie de l’ADN des plus jeunes : chacun l’exprime en fonction de son époque. 


Couvre-feu : comment faire si je ne peux pas le respecter ?

Depuis la mise en place du couvre-feu à 20h le 15 décembre dernier, nous sommes nombreux à nous demander si on risque une amende en allant ou rentrant du travail. Paparazzi fait le point sur ce qui est toléré et les dérogations possibles.

Je ne serai pas chez moi avant le couvre-feu de 20h

Vous ne serez pas chez vous avant le couvre-feu, soit parce que vous finissez à 20h, soit parce que vous finissez plus tôt, à 19h ou 19h30, mais vous avez plus d’une demi-heure ou d’une heure de transport pour rentrer chez vous : dans ce cas, vous avez besoin du Justificatif de déplacement professionnel à imprimer. 

C’est à l’employeur de le remplir, avec le cachet de l’établissement. Si vous êtes salarié ou gérez votre établissement, ça suffit. Si vous êtes indépendant.e, il vous faudra ce même justificatif, ainsi qu’une Attestation dérogatoire de déplacement. Cochez la première case « Déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle ».

Si vous devez partir en déplacement professionnel et partir/arriver entre 20h et 6h, vous aurez également besoin d’un justificatif et/ou d’une attestation si vous êtes indépendant.e.

Je dois aider quelqu’un ou faire une course

Si vous n’allez pas directement de votre travail à votre domicile le matin avant 6h ou surtout le soir après 20h parce que vous devez faire des courses, assister une personne vulnérable ou récupérer votre enfant, vous avez besoin d’une Attestation dérogatoire de déplacement. De même pour promener votre chien en dehors des horaires autorisés ! Gardez toujours, en plus, le Justificatif de déplacement professionnel sur vous.

Je dois aller récupérer mon enfant et ne suis pas sûr.e de pouvoir respecter le couvre-feu

Si vous vous déplacez pour le récupérer chez la personne qui le garde, il vous faut une Attestation dérogatoire. Si vous vous déplacez pour l’accompagner à l’école, au collège, lycée (ou aller le chercher), parce que ses horaires dépassent (ou les temps de transports nécessaires) il vous faut un Justificatif de déplacement scolaire. Il doit être rempli par vous mais signé (avec le cachet) par l’établissement où est scolarisé votre enfant. Enfin, si votre enfant est majeur, il doit avoir une Attestation dérogatoire de déplacement !

Tous ces documents sont à retrouver sur le site du ministère de l’Intérieur. L’attestation dérogatoire de déplacement se trouve également sur l’application TousAntiCovid ou peut se générer sur votre smartphone via ce lien. Il suffit de remplir les cases et choisir votre motif de déplacement. Le site se souvient de vos informations : pratique si vous devez l’utiliser tous les jours.

En attendant que les choses reviennent à la normale, nous espérons vous avoir un peu aidé à y voir plus clair ! Pour en savoir plus, toutes les informations sont sur le site Service public.


 

Maison de coiffure

Dans la Maison de Coiffure de Christophe Nicolas Biot

« Les Maisons de coiffure des années 50 et 60 ont toujours été synonymes, pour moi, de féminité, d’ambiances, de parfums et de beautés.« 

Christophe Nicolas Biot

Dans la Maison de Coiffure de Christophe Nicolas Biot

« Quand je regarde ces photos, je ne peux m’empêcher de penser aux grandes maisons de coiffure des années 50 et 60. Ce sont des mises en scène et des situations dignes d’un film burlesque de Fellini mais qui retracent assez bien des moments vécus. Je suis heureux et fier que le 52 rue St André des Arts à Paris abrite la Maison de Coiffure qui porte mon nom et perpétue cette lignée ».

Christophe Nicolas Biot


Art direction : Christophe Nicolas Biot et Federica Trotta Mureau – Photography : Danilo Falà – Styling : Maria Elena Meloni – Make up : Vichika Yorn – Make up assistant : Ruby Mazuel – Hair assistants : Romain Durand, Vincent Shum, Alick Cloudius – Produced by Mia Production.

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Pour découvrir Christophe Nicolas Biot :


confinement

FAQ : Aides de l’État et confinement – Comment y voir plus clair #2

Le confinement épisode 2 a fortement impacté tout le secteur de la coiffure et de l’esthétique. Parmi toutes les dispositions mises en places, les questions sur le chômage partiel et les congés payés sont nombreuses. Paparazzi Capillaire a regroupé les plus fréquentes pour répondre à vos questions.

Ai-je droit au chômage partiel pendant le confinement ?

On appelle également le chômage partiel : activité partielle ou chômage technique. Les salariés des salons de coiffure et de beauté salariés y ont droit en raison des « circonstances de caractère exceptionnel » de cette crise sanitaire (article R. 5122-1 du Code du travail). 

Comment mettre en place le chômage partiel ?

  • L’employeur en fait la demande pour ses salariés sur le portail dédié.
  • Renseignez, pour chaque salarié, les heures hebdomadaires réellement travaillées (ou assimilées, telles que les congés, les arrêts maladie pour motif de coronavirus, etc.) et les heures hebdomadaires réellement chômées
  • Les services de l’État (Direccte) vous répondent sous 15 jours. Si vous n’avez pas de réponse sous 15 jours, cela vaut décision d’accord.

Qui verse les salaires ?

Après en avoir fait la demande, l’employeur reçoit une allocation par l’Agence de services et de paiement (ASP), dans un délai moyen de 12 jours. C’est l’employeur qui verse à l’employé son indemnité d’activité partielle. Elle vient à la place de son salaire, et les heures travaillées sont payées normalement.

Quels contrats de travail ont droit au chômage partiel ?

Tous. Pour avoir droit au chômage partiel, il n’y a :

  • pas de condition d’ancienneté,
  • ni de conditions liées au type de contrat de travail (CDD, apprentis, CDI, forfait, etc.),
  • aucune conditions liées au temps de travail du salarié (temps partiel, temps plein)

Combien touche-t-on au chômage partiel ?

L’allocation que l’ASP verse à l’employeur est égale à 60% du salaire brut du salarié (avec un minimum de 8,03 € par heure). Mais l’employeur doit verser une indemnité de 70% de son salaire brut à l’employé (ou plus s’il le souhaite). Les salariés dont le salaire est inférieur au SMIC (apprentis, salariés en contrat de professionnalisation…) toucheront une indemnité égale à leur rémunération normale (le minimum de 8,03 € par heure ne s’applique pas).

Confinement et congés payés, comment ça marche ?

Ce mois de confinement non prévu n’a pas vraiment été de tout repos. La question des congés payés se pose de manière légitime. Face au contexte de la crise sanitaire liée au COVID-19, les employeurs qui le souhaitent peuvent déroger, jusqu’au 31 décembre 2020, aux règles de prise des congés payés des salariés, dans le but d’adapter au mieux leur temps de travail aux nécessités de l’entreprise.

Peut-on imposer de prendre des congés durant cette période de confinement ?

Oui, mais pas n’importe comment. On peut imposer aux salariés la prise de congés payés ou de les déplacer. Et ce sans avoir à respecter le délai normal de préavis d’un mois.  Le nombre de jours imposés ou déplacés par l’employeur est limité à six (soit une semaine de congés payés). Et le délai de préavis doit être d’au moins 24h. 

L’employeur peut-il imposer des congés plus courts ?

Oui, toujours dans l’idée de protéger l’activité de l’établissement. L’employeur peut fractionner les congés payés sans avoir besoin de l’accord du salarié. 

Puis-je prendre les congés en même temps que mon conjoint ?

S’il est dans une autre entreprise, ça dépendra si votre employeur accepte vos dates et la durée de vos congés. Si vous travaillez ensemble, l’employeur peut suspendre temporairement le droit à un congé simultané des conjoints ou des partenaires de Pacs dans une même entreprise.

Ai-je cumulé des jours de congés pendant mon chômage partiel ?

Oui. Le Code du travail précise dans l’article R5122-11 que « la totalité des heures chômées est prise en compte pour le calcul de l’acquisition des droits à congés payés. » Ainsi, quelle que soit la durée de l’activité partielle, le salarié crédite son compteur de congés payés de la même façon qu’en période d’activité normale. Le chômage partiel n’a donc aucun impact sur le calcul de l’acquisition de ses droits. 

Pour tout savoir sur le Fonds de solidarité :