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Un air nouveau souffle chez Velecta

En avril 2019, Nicolas Chausson a racheté Velecta Paramount, société 100% française ultraspécialisée dans la fabrication de sèche-cheveux professionnels depuis 1936. Fort de sa connaissance du marché professionnel de la coiffure et de sa démarche marketing éprouvée, Nicolas Chausson entend bien rendre ses lettres de noblesse à une marque qui propose aujourd’hui les outils les plus performants de son secteur.

Nicolas Chausson, un entrepreneur entreprenant pour Velecta

Après un parcours réussi chez L’Oréal, Nicolas Chausson a crée et a dirigé GHD France pendant un peu plus de 10 ans, jusqu’au rachat de la marque par Coty/Wella. Fort du succès rencontré avec GHD et amoureux du secteur de la coiffure, Nicolas Chausson a repris, en avril 2019, une marque emblématique et artisanale dans le sens le plus noble du terme.

Il a trouvé chez Velecta Paramount un véritable trésor : une marque 100% française, indépendante et familiale, des produits de qualité dédiés aux professionnels de la coiffure et qui font leurs preuves depuis 85 ans mais aussi des personnes investies dans leur travail et au savoir-faire incontestable.

Entre Velecta Paramount et Nicolas Chausson, ce fut comme une évidence, un coup de cœur et il a su tout de suite voir le potentiel et les qualités de cette marque. De son côté Michel Guilloson, qui détenait la marque depuis 1980, lui a transmis les rênes en toute confiance.

Arrivé à la tête de l’entreprise, Nicolas Chausson, en excellent marketeur qu’il est, a pris le temps de découvrir la marque, le travail de fabrication, l’héritage laissé par Michel Guilloson et a décidé de transformer une usine de fabrication en véritable marque d’experts en s’appuyant sur 3 piliers fondamentaux :

  • Une fabrication 100% française
  • Des produits dédiés aux professionnels de la coiffure
  • Une marque à affirmer

Velecta, une fabrication 100% française

Velecta Paramount fabrique des sèche-cheveux ultraperformants, éco-responsables et 100% français depuis près de 85 ans. En effet, les outils fabriqués dans les usines de Velecta sont pensés, conçus, fabriqués et assemblés en France. C’est une fabrication artisanale avec des hommes et des femmes, des emplois, de la proximité… C’est ce qui a séduit Nicolas Chausson qui compte bien préserver cette responsabilité sociale pour en faire une force grâce à une très grande réactivité dans la fabrication et la réflexion des produits.

Des outils dédiés aux professionnels

Les outils Velecta sont des outils pensés et dédiés aux professionnels de la coiffure et en cela rien ne changera, Nicolas Chausson y tient, tout comme il tient à mettre en avant la parole de l’expert afin de valoriser le coiffeur auprès de sa clientèle. C’est pourquoi il a décidé de changer les noms de ses produits pour permettre au coiffeur de mieux le comprendre et donc de mieux transmettre son savoir.

La renaissance d’une marque

Velecta Paramount est une marque qui, peu à peu, a perdu en notoriété. De plus, peu à peu le nom des outils sont devenu des lettres et des chiffres mais sans aucune référence réelle… Les noms des produits  ne voulaient plus rien dire et n’étaient pas compréhensibles. Tout le monde connait le « TGR » bien plus que la marque elle-même mais sans savoir ce que les chiffres « 3600 » voulaient dire.

Nicolas Chausson a décidé de remettre tout à plat et de redonner un vrai sens à la marque et aux produits.

Tout d’abord, Velecta Paramount est devenu Velecta Paris, en référence à la marque d’origine, avec un logo clair et identifiable. Ensuite, il a souhaité changer le nom des produits pour une lecture simple et compréhensible des outils en mettant en avant la puissance des outils, tout en privilégiant la parole d’expert des coiffeurs. Ainsi sont nées trois séries de sèche-cheveux classées par puissance :

  • Soft Power qui va de 1300 à 1740 watts
  • Easy Power qui va de 1740 à 2000 watts
  • High Power pour des outils de 2000 watts et plus

Ensuite, la gamme est partagée en trois catégories :

  • Original pour les produits historiques de la marque
  • i pour les outils à la fonction ionique
  • TGR pour les sèche-cheveux compacts

Côté « nom », chaque sèche-cheveux exprime la puissance et la gamme.

Ainsi, le TGR 3600, outil phare de la marque, devient  l’Iconic TGR 1.7, pour ses 1700 watts de puissance. De son côté, le TGR Eco XP devient l’Iconic TGR 2.0 i pour ses 2000 watts de puissance et sa fonction ionique.

  • Dans la série Soft Power on retrouve la gamme Original
  • Dans la série Easy Power on retrouve la gamme Iconic
  • Et on découvrira bientôt les nouveaux produits dans la gamme High Power.

Un marketing à toute épreuve

Après avoir revu la marque et les noms des outils, Nicolas Chausson ne laisse rien au hasard et continue la révolution Velecta Paris pour rendre la marque plus sexy avec des couleurs modernes et chics et des packagings revisités plus compréhensibles, plus visibles et plus désirables.

Nicolas Chausson désire aussi redonner la parole aux coiffeurs, les experts du cheveu en leur proposant des fiches produits claires, lisibles et valorisantes.

Il a aussi mis en place une traçabilité des produits avec un code unique pour chaque sèche-cheveux qui permet de retrouver tout de suite qui a acheté le produit si celui-ci doit se retrouver jeté dans la nature ou remisé sur internet.

Et bien sûr Velecta Paris a investit les réseaux sociaux comme Facebook, Instagram et Tik-Tok.

Nicolas Chausson a mis en place de nouveaux moyens de communication, mais aussi une nouvelle réflexion sur les produits qui va conduire courant avril au lancement d’une belle innovation… Affaire à suivre donc !


Devenez l’un des Meilleurs Artisans de France 2021 !

La 3ème édition des Meilleurs Artisans de France vient d’être lancé par RMC ! Une belle façon de faire briller et reconnaitre la coiffure comme un métier artisanal et porteur ! Alors à vos peignes, ciseaux, rouleaux, pinces et laque…

Les artisans de France ont du talent

L’artisanat, premier employeur de France avec 1,3 million d’entreprises et 2,3 millions de salariés, est la colonne vertébrale de notre économie. Le savoir-faire de nos artisans est précieux, porteur d’avenir et il mérite d’être connu et reconnu.
Dans le contexte actuel, les artisans font preuve d’une grande résilience et ils se battent quotidiennement pour sauvegarder leurs emplois, satisfaire leurs clients.es et montrer tout leur savoir-faire. Avec ce concours, RMC souhaite les mettre en valeur et il a, cette année, une saveur toute particulière, à un moment où toutes les possibilité de se mettre en avant tournent au ralenti.

C’est pourquoi RMC en partenariat avec WorldSkills France ont décidé, pour la 3ème fois, de récompenser et de promouvoir certains métiers d’excellence de l’artisanat français. Et si l’esthétique n’est pas encore représenté, la coiffure l’est pour la deuxième fois depuis les débuts du concours.

Comment devenir l’un des meilleurs Artisans de France ?

Est éligible :

  • Tout Artisan travaillant pour son propre compte et enregistré au Répertoire des Métiers (RM) et bénéficiant de sa carte professionnelle d’Artisan dans l’un des métiers retenus pour cette troisième édition.
  • Tout Salarié d’une société artisanale enregistrée au Répertoire des Métiers (RM) et bénéficiant de sa carte professionnelle d’Artisan dans l’un des métiers retenus pour cette troisième édition.

Un sujet d’épreuve pour la compétition est défini pour chaque métier. Il est exécuté par les candidats qui démontrent ainsi la maîtrise de leurs compétences.

Les métiers en compétition

Pour l’édition 2021, RMC a décidé de retenir 7 métiers susceptibles de concourir.

Ce sont, par ordre alphabétique :

  • Art floral
  • Carrelage
  • Coiffure
  • Maçonnerie
  • Peinture
  • Décoration
  • Plâtrerie
  • Plomberie
  • Chauffage

Selon le règlement de la compétition 2021 des Meilleurs Artisans de France : « La coiffure est l’art d’arranger les cheveux, éventuellement de modifier leur aspect extérieur. Le/la coiffeur(se) peut également être amenée à arranger/ travailler la barbe. Cet art implique différents types d’interventions : les couper, les lisser ou les défriser, les tresser, les teindre, les décolorer, les poudrer, les enduire de substances variées, leur adjoindre de faux cheveux (sous la forme d’une perruque ou d’un postiche ou rallonge capillaire) ou les ornementer de façon plus ou moins sophistiquée selon le souhait du client. Ce métier correspond à des objectifs esthétiques qui nécessitent une maîtrise technique et une parfaite connaissance du cheveu. Le/la coiffeur(se) travaille généralement (mais pas uniquement) au sein d’un salon de coiffure dans lequel il/elle reçoit, lave et coiffe les cheveux pour dames, hommes et enfants.« 

Les dates du concours des Meilleurs Artisans de France 2021

  • Du lundi 15 février au vendredi 9 avril 2021 : inscriptions.
  • Du 15 mars au 9 avril 2021 : le concours se déplace pour une tournée de 14 dates.
  • Du 12 au 22 avril 2021 : délibération du jury composés d’experts des métiers représentés.
  • Le 27 mai 2021: finale du concours des Meilleurs Artisans de France 2021 avec 6 représentants par catégorie de métier.
  • Le 28 mai : remise des prix.
  • Le 14 juin : édition spéciale en images de la finale des Meilleurs Artisans de France 2021 sur RMC Story

En déposant sa candidature, le candidat s’engage à se rendre disponible au minimum :

  • lors d’une conférence téléphonique de 2h pour le briefing technique prévu au mois de mai 2021.
  • le mercredi 26 mai 2021 après-midi pour le repérage du site de l’épreuve finale à Paris.
  • le jeudi 27 mai 2021 toute la journée pour l’épreuve finale à Paris.
  • le vendredi 28 mai jusqu’à 16h pour la remise des prix en direct sur RMC à Paris.

À noter :

  • Les frais de déplacement et d’hébergement seront pris en charge par l’organisation
  • La finale se déroulera le jeudi 27 mai 2021 au Paris Event Center où les artisans retenus par le jury s’affronteront lors d’une journée d’épreuves.
  • Le lendemain, serons révélés les 7 lauréats lors d’une émission spéciale « Neumann/Lechypre » sur RMC et RMC Story.

La dotation du concours

  • Chaque vainqueur par métier en compétition recevra la somme de 2000 euros net ainsi qu’une médaille du « Meilleur Artisan de France RMC ». 
  • Le vainqueur pourra se prévaloir du titre de « Meilleur Artisan de France 2021 » pendant une durée de 10 années et pourra jouir de ce label et logo sur l’ensemble de sa communication. 
  • Dans le cas d’un salarié d’une entreprise, l’entreprise et le salarié pourront se prévaloir du titre de « Meilleur Artisan de France 2021 », tout au long de leur collaboration et pendant une durée de 10 années.
  • Toutes les candidates et tous les candidats ayant participé au concours se verront attribuer un certificat de participation. 

Sur les pas de Nelly qui a gagné en catégorie coiffure

meilleurs artisans de France

Les Meilleurs Artisans de France 2021, 3ème édition.

Renseignements :


l’aide à l’embauche d’un apprenti en 2021

Le gouvernement a décidé, par l’intermédiaire de deux décrets publiés au journal officiel du 27 février 2021, de prolonger d’un mois le dispositif exceptionnel pour l’embauche d’un apprenti pour les contrats conclus entre le 1er et le 31 mars 2021. D’un autre côté, l’aide unique concerne les contrats conclus avant le 1er juillet 2020 et à partir d’avril 2021. Elle peut être demandée lors de la 2e année du contrat en 2021.

L’aide exceptionnelle pour une embauche d’un apprenti en mars 2021

Pour obtenir l’aide à l’embauche d’un apprenti

Pour une entreprise de moins de 250 salariés, il faut remplir deux conditions pour obtenir l’aide exceptionnel à l’embauche d’un apprenti :

  • Le contrat doit être signé entre le 1er et le 31 mars 2021
  • Le diplôme ou le certificat professionnel délivré à la suite du contrat d’apprentissage doit être compris entre le niveau Bac +2 et le niveau Master (Bac +5).

Montant de l’aide

  • 5 000 € maximum pour l’année si l’apprenti est mineur
  • 8 000 € maximum pour l’année si l’apprenti est majeur

Versement de l’aide

L’aide est accordée et versée automatiquement après les 2 démarches suivantes :

  • le contrat d’apprentissage est signé et l’employeur l’a transmis à son Opco,
  • l’employeur a envoyé sa déclaration sociale nominative (DSN) mensuelle.

L’employeur mentionne dans la DSN les informations concernant cette nouvelle embauche.

L’aide est versée à l’employeur chaque mois lors de la 1re année du contrat d’apprentissage.

Exemple : si l’aide s’élève à 8 000 €, alors l’entreprise reçoit chaque mois pendant 1 an : 8 000 € /12 = 666.67 €.

Si le contrat est supérieur a une durée d’1 an, l’entreprise peut demander l’aide unique lors de la 2e année du contrat, à partir du 1er avril 2021.

L’aide unique à l’embauche d’un apprenti à partir d’avril 2021

Pour obtenir l’aide à l’embauche

3 conditions sont à remplir pour obtenir l’aide unique à l’embauche d’un apprenti.

L’entreprise doit :

  • avoir un apprenti sous contrat,
  • compter moins de 250 salariés
  • recruter un apprenti qui prépare un diplôme ou un titre à finalité professionnelle de niveau inférieur ou égal au Bac (Bac +2 pour les départements et régions d’outre-mer).

Montant de l’aide

  • 1re année d’exécution du contrat : le montant maximum de l’aide est de 4 125 €
  • 2e année d’exécution du contrat : le montant maximum de l’aide est de 2 000 €
  • 3e année d’exécution du contrat (et la 4e année si le contrat dépasse les 3 ans) : le montant maximum de l’aide est de 1 200 €

Comment demander l’aide

L’aide unique peut être demandée à partir du 1er avril 2021.

L’employeur doit envoyer le contrat d’apprentissage à son opérateur de compétences (OPCO) . Selon l’OPCO, le dépôt se fait soit en ligne via leur site internet, soit par courrier.

Versement de l’aide

Une fois l’enregistrement du contrat et l’envoi de la DSN mensuelle faits, le versement de l’aide est automatique.

Chaque mois, l’Agence de services et de paiement (ASP) envoie un avis de paiement à l’employeur, consultable sur la plateforme Sylaé.

En cas de rupture du contrat avant sa date d’échéance : l’aide est versée jusqu’au dernier mois du contrat. Pour les mois qui suivent la fin de la relation contractuelle, les sommes perçues en trop doivent être remboursées à l’ASP.


all-star challenge

All-Star Challenge 2021 : c’est parti !

Le grand concours professionnel international All-Star Challenge de la marque de cosmétiques pour hommes American Crew® débute ce 1er mars ! Ce concours réunit chaque année les coiffeurs barbiers les plus inspirés venus du monde entier, et les encourage à mettre leur technique et leur talent à l’épreuve pour créer des looks qui traduisent l’esprit avant-gardiste et intemporel d’American Crew®

Le concours All-Star Challenge

Le concours All-Star Challenge réunit les barbiers et les coiffeurs qui souhaitent montrer leur talent, en utilisant les produits American Crew®, pour créer des looks qui traduisent l’esprit avant-gardiste et intemporel de la marque. Inspiré de l’engagement d’American Crew® pour les salons professionnels, ce qui a commencé comme un simple concours national s’est transformé en un événement mondial. Il a permis d’offrir de belles opportunités à plus de 11 000 coiffeurs du monde entier depuis sa création.

Porté par David Raccuglia, le fondateur de la marque American Crew®, ce concours est devenu au fil du temps un événement très attendu de l’industrie capillaire. Il a de plus, révélé de nombreux talents depuis sa création.

Conditions de participation au concours All-Star Challenge

Pour participer au concours All-Star Challenge, les coiffeurs sont invités à créer un look qui représente au mieux l’esprit de l’Homme American Crew®. Ce look doit être représenté sur le modèle choisi et mis en valeur par le biais de deux portraits en noir et blanc.

Le même modèle avec le même stylisme doit se trouver devant un fond neutre :
•1 photo du modèle pris de face
•1 photo avec le modèle de profil

Les photos doivent être accompagnées d’un bref descriptif du look et des produits qui ont servi à le créer. Les photos doivent être envoyées sur le site allstarchallenge.americancrew.com.

all-star challenge

Les dates à retenir :

  • Les inscriptions sont ouvertes du 1er mars au 15 mai 2021.
  • Les gagnants mondiaux seront annoncés le 7 juin 2021.

Critères d’évaluation

Les candidatures seront évaluées en fonction de cinq compétences fondamentales différentes :

  1. Barbe et rasage : maîtrise des techniques de barbe, rasage, tondeuse.
  2. Expertise en texturisation : capacité à faire preuve de compétences techniques, de forme et de contrôle tout en travaillant avec des cheveux très texturés.
  3. Longueur : excellence dans la coupe et le coiffage de la longueur des cheveux tout en conservant un côté masculin.
  4. Rétro : capacité à recréer une coupe classique du passé avec une excellente technique dans la coupe et le coiffage.
  5. Tendance : capacité à penser à l’avenir en produisant un style qui pourrait devenir une tendance à l’avenir.

Les sélections des candidats

  1. Les candidatures pour le concours mondial sont examinées par les jurys nationaux respectifs.
  2. Chaque pays sélectionne un Gagnant National parmi tous les dossiers reçus.
  3. Les dossiers des Gagnants Nationaux sont soumis au Jury International.
  4. Cinq d’entre eux se verront récompensés par le titre de Gagnant Mondial.

Pour la toute première fois, une édition étudiante du concours est organisée aux États-Unis. Un comité local qui sélectionnera l’étudiant gagnant.

Les gagnants du All-Star Challenge

Les cinq gagnants du All-Star Challenge 2021 recevront une récompense de 5 000 $ et un voyage tous frais payés à Barcelone, en Espagne. Ils participeront à une séance de photos éditoriale aux côtés du fondateur américain de la marque American Crew® et photographe David Raccuglia.

Suivez les pas de…

Pour suivre les pas des anciens finalistes français du concours All-Star Challenge, inscrivez-vous sur le site internet d’American Crew®.

Les anciens finalistes français : Fabien Tonicello, Rabba Bouzghaia, Alexandre Monteil, Guillaume Fort.

Et tous vous le diront : ce concours international est un formidable tremplin ! Vous vous challengez, vous rencontrez des participants internationaux, vous échangez et vous gagnez une expérience unique quelques soient les résultats.


Emmanuelle Cherrier ou comment redorer le blason de la coiffure

Après plus de vingt ans d’expérience en salon, Emmanuelle Cherrier se lance dans une nouvelle aventure avec « L’oreille du coiffeur ». Une initiative complète, dans laquelle elle met son expérience au service de la profession, mais aussi d’une cause : rendre à la coiffure ses lettres de noblesse en favorisant apprentissage et formation.

Quel est ton parcours ?

Emmanuelle Cherrier : Je suis amoureuse de la coiffure depuis l’âge de 5 ans. En 2008, j’ai ouvert mon salon à Epinay sur Orge, Coiffure en scène. Un lieu avec une ambiance qui me ressemble, qui alliait mes deux passions : la coiffure et le théâtre.  Un décor chargé, dorures, velours, très rococo, qui a grandi avec les années. J’ai eu jusqu’à six salariés en même temps, de nombreux apprentis, on a fait beaucoup de choses, beaucoup de formations, de coiffures de défilés avec des écoles… Je faisais des soirées avec des troupes de théâtre amateur dans le salon. Des moments conviviaux, des événements gratuits avec un spectacle, puis un apéritif, qui mélangeaient clients et amateurs de théâtre…

Quel est le rôle du coiffeur selon toi ?

Emmanuelle Cherrier : Je crois vraiment que les artisans et les commerçants ont un rôle à jouer dans la création de lien social. Les coiffeurs encore plus. Nous avons un savoir-faire qui est certain, qui aide les gens, mais nous faisons bien plus que cela. Beaucoup de coiffeurs sont passionnés, mais ça ne suffit pas. Durant toutes ces années, tout n’a pas été rose non plus. J’ai pu expérimenter les problèmes de communication, au sein d’une équipe, mais aussi avec les clients, parfois. Et surtout, un problème majeur : l’image de la profession auprès des plus jeunes, avec de grandes difficultés à recruter et fidéliser des collaborateurs. La transmission est très importante, mais la beauté du métier est mal perçue. J’ai été ambassadeur apprentissage pour l’UNEC, entre autres initiatives. En septembre 2019 j’ai revendu le salon, avec l’idée qu’il fallait que je me serve de toutes ces expériences pour redorer le blason de la coiffure. Pour moi, cela doit passer par un autre regard sur l’apprentissage : il faut accueillir les jeunes, leurs difficultés, avoir de l’empathie face à l’apprenant.

Quelles sont les difficultés du métier ?

Emmanuelle Cherrier : Aujourd’hui, quand on gère un salon, on a de nombreuses casquettes : artisan, manager, communiquant, maître d’apprentissage… quand on veut être un patron bienveillant, on s’oublie soi-même pour plaire, satisfaire. J’aimerais que les personnes qui sont attirées par ce nouveau management, un management empathique, bienveillant, ne tombent pas dans le travers de s’oublier. Le manager ne doit pas confondre rapport humain et professionnel : il faut les deux. Mais aujourd’hui les managers sont en souffrance, ils n’arrivent pas à recruter. On n’arrive pas à trouver chez les candidats à la fois un savoir-faire et un savoir-être. Et quand on a trouvé, il faut gérer au quotidien : le bien-être au travail doit être un travail d’équipe. Il faut apprendre à vivre ensemble et travailler ensemble. Mais ça va au-delà des équipes : quand on fait son métier avec passion, et que certains clients sont mécontents, notamment parce qu’on ne s’est pas compris, on peut prendre les choses de manière personnelle. Il y a les clients, mais aussi les représentants, les formateurs… tous ces gens avec qui on est amené à travailler et à échanger. Parfois, on ne se comprend pas. Dans ces moments d’incompréhension, on pense bien faire, mais le bon sens ne suffit pas toujours. Et on se retrouve en grande souffrance.

Quelles sont tes solutions face à ces problèmes de management ?

Emmanuelle Cherrier : L’écoute et la communication. Aujourd’hui on est face à un contexte de changement managerial. On souhaite aller vers un management sympa, ne pas être le méchant patron, mais ce n’est pas évident. On est dans une phase de transition : soit on va basculer du bon côté soit on retournera vers les vieilles méthodes. De mon côté, j’ai observé beaucoup de difficultés dans le management, au sein de mes équipes, mais aussi chez des confrères et consœurs. Ça a entraîné beaucoup de questionnement, de remise en question, tout un cheminement. On n’est pas vraiment formé.e pour ça, même quand on pense agir avec empathie et bon sens. J’ai découvert et je me suis formée à deux méthodes de compréhension de l’autre et de communication : les méthodes Herrmann et Carl Rogers. La méthode Herrmann consiste à comprendre les gens, et apprendre à leur parler pour qu’ils nous comprennent. On réalise un test, sous forme de questionnaire que je suis habilitée à faire passer, pour définir quelles caractéristiques cérébrales nous définissent le mieux. C’est passionnant. Carl Rogers est une méthode, très élaborée, qui apprend à communiquer de façon empathique et bienveillante. Maintenant, j’ai les clés pour gérer les situations de stress, apaiser les tensions et je souhaite les partager avec le plus grand nombre.

L’apprentissage est très important pour toi, pourquoi ?

Emmanuelle Cherrier : Tout est parti d’un constat. Quand j’ai eu du mal à recruter et trouver des apprentis, je me suis tournée vers l’UNEC et les écoles de coiffure pour comprendre pourquoi. Aujourd’hui, peu d’élèves apprentis en coiffure le sont par choix. Ils ont été orientés dans la filière coiffure par défaut. Résultat, à la fin de la première année, il n’est pas rare que les classes ne comptent plus que 25% de leurs effectifs de départ. Les autres n’ont pas pu voir la beauté du métier. J’ai beaucoup écrit sur le sujet. Je voulais même faire rentrer la coiffure dans le compagnonnage parce qu’il y a des valeurs communes : une histoire, une organisation, des pairs, un savoir-être, un vrai savoir-faire. Ça n’a rien donné, mais aujourd’hui mon but c’est de faciliter la communication avec les apprentis, et leur transmettre ma passion et les valeurs du métier.

Aujourd’hui tu te lances dans une nouvelle aventure, l’Oreille du coiffeur, qui réunit toutes ces idées. Racontes nous ce que tu proposes

Emmanuelle Cherrier : Oui, j’ai décidé de me servir de mon expérience et des formations que j’ai suivi pour aider d’autres salons et d’autres managers. Mon but, c’est de les accompagner, grâce notamment aux méthodes Herrmann et Carl Rogers, en leur amenant des outils de tolérance et d’écoute, du beau et du positif pour redorer notre métier.

Je souhaite apporter ma pierre à l’édifice avec L’Oreille du coiffeur en proposant quatre services :

Il s’agit de faire l’éducation professionnelle de l’apprenti au sein du salon. Beaucoup de coiffeurs prennent des apprentis, mais ils n’ont pas le temps de les former. Et quand ils le prennent, ils ont parfois des problèmes de communication, de blocages, d’attitude. Mais aussi, pour cela, ils prennent sur leur temps de travail effectif en salon. Mon but est, après une phase d’observation, de consacrer une demi-journée par mois, en salon, à l’apprenti pour parfaire son éducation professionnelle et son intégration dans l’équipe. Il s’agit alors pour moi d’aborder toutes les sources de tension, mais aussi les bases : le bac, le shampoing, rincer une couleur, répondre au téléphone… Il faut valoriser le travail de l’apprenti pour qu’il devienne très rapidement indispensable et rentable pour le salon. L’idée c’est qu’il ne se sente pas délaissé, qu’il soit motivé, dans l’apprentissage constant, qu’il prenne du plaisir à apprendre un métier et à travailler. Tout cela en ayant analysé son profil de pensée pour lui apporter le métier de façon personnalisée et apprendre à communiquer. Il s’agit aussi que l’apprenti réponde parfaitement aux attentes du salon et de son manager. Il s’agit de transmettre le plus rapidement possible les valeurs du salon à l’apprenti pour qu’il devienne efficace et rentable tout aussi rapidement.

Sur demande du manager, évaluer ses besoins personnels et/ou ceux de l’équipe : problèmes d’épanouissement d’équipe, de cohésion, d’efficacité, de recrutement, de rentabilité. Toujours grâce aux outils Hermann et Rogers, déterminer pourquoi ils ne communiquent plus ou pas bien et pourquoi la communication ne passe pas. Ces méthodes sont très utiles car elles permettent d’écouter, d’entendre ce qu’il ne se dit pas, faire s’exprimer les gens, mieux accepter ce qu’ils disent. Les accompagner pour s’exprimer, et leur faire comprendre que ce qu’ils expriment est un ressenti du moment et non la réalité, par exemple. Le but est d’amener de la tolérance et de la compréhension au sein de l’équipe.

Il s’agit d’aider les créateurs.trices de salon ou les managers de salons existants qui souhaitent trouver une image et se démarquer de leur concurrence. Il s’agit d’apporter un regard neuf sur l’existant ou le devenir et de proposer un nom, développer une image, travailler des pistes de communication. Tout se fait au cas par cas, en fonction du positionnement du salon, de la personnalité du manager, de son parcours, de ses passions, de ses centres d’intérêt et de ses envies. Le but est de créer une ambiance unique et personnalisée.

Il y a beaucoup de demande de remplacement, ou d’intervention sur de très courtes durées, ponctuellement, ou de manière régulière. Que ce soit pour remplacer un.e manager, un.e coloriste ou un.e coiffeur.euse, je suis là pour intervenir le temps d’un remplacement. C’est une manière pour moi de garder le lien avec le métier, de transmettre et de continuer d’apprendre.

Retrouvez Emmanuelle Cherrier et l’Oreille du Coiffeur sur sa page Facebook et par mail : emmanuelle@loreilleducoiffeur.fr


bilan 2020

Bilan 2020 du marché de la coiffure

Alors qu’arrive la fin de l’année 2020, l’heure des bilans a sonné. Nous avons demandé à Christophe Doré, le Président de l’Union Nationale des Entreprises de Coiffure (UNEC), de faire le point pour nous sur cette année si particulière. Que faut-il retenir de 2020 ? Que nous réserve 2021 ? Paparazzi Capillaire dresse le bilan avec lui.

Paparazzi Capillaire : Que faut-il retenir de l’année 2020 ?

Christophe Doré : 2020 restera une année inédite, voire exceptionnelle : les salons ont été fermés, l’activité économique stoppée durant un quart de l’année ! C’était une année ponctuée d’incertitudes, d’interrogations. Les avis et mesures des comités scientifiques et du gouvernement se contredisent tout le temps. 

On a donc vu s’effondrer le marché. Car la coiffure, c’est du service immédiat, on n’a pas la possibilité de reporter le chiffre d’affaires. Et il y a eu l’incompréhension, la frustration et le sentiment d’injustice liés au deuxième confinement. Toutes  et tous avaient fait de gros efforts et de gros investissements en proposant, dès le 11 mai et alors que ce n’était pas obligatoire, le port du masque pour coiffeurs et clients, et séparations en plexiglas. Le ministre Bruno Lemaire a reconnu que notre nouvelle fiche métier était un modèle. Mais pour autant, on nous a imposé une nouvelle fermeture.

À une autre échelle, l’UNEC a également perdu son président, mon ami, Bernard Stalter, de la COVID. C’est une grande perte, pour cette profession qu’il adorait et défendait avec beaucoup d’énergie, et douloureux, pour nous tous.

bilan 2020

« Pour moi, la coiffure, c’est un seul métier, une profession qui doit rester unie. L’UNEC représente tous les métiers de la coiffure : les salons, mais aussi les coiffeurs à domicile.« 

Christophe Doré, président de l’Union Nationale des Entreprises de Coiffure

PC : La crise sanitaire de 2020 a-t-elle soudé ou divisé la profession ?

CD : Pour moi, la coiffure, c’est un seul métier, une profession qui doit rester unie. L’UNEC représente tous les métiers de la coiffure : les salons, mais aussi les coiffeurs à domicile. Il y a toujours des mécontents, on ne peut pas faire l’unanimité. Pour le deuxième confinement, nous avons demandé une équité de traitement : nous voulions ouvrir les salons, le gouvernement a préféré stopper toutes les activités. Ça a été très difficile à accepter au vu des efforts fournis depuis le 11 mai.

En 2020, la profession s’est fortement mobilisée. On a vu naître un soutien mutuel important. Nous sommes un métier de contact permanent. La proximité avec le client est importante, beaucoup de professionnels se sont trouvés démunis sans ce contact quotidien et constant. Ils ont éprouvé un besoin de se rapprocher, de retrouver du lien. Beaucoup de groupes se sont créés pendant ces périodes de confinement.

PC : Cette année 2020 a-t-elle été celle du passage au numérique ?

CD : La numérisation doit s’intégrer totalement dans le monde de l’artisanat, et à plus forte raison dans la coiffure. Ces derniers mois, on a vu qu’elle était pertinente et efficace dans la prise de rendez-vous en ligne. Mais le click & collect, non. La part de marché des ventes de produits en salon est encore trop faible. Ça n’a donc pas bien pris. Mais on a vu une belle progression de la communication sur les réseaux sociaux, c’est une belle évolution.

Si notre cœur de métier reste le peigne et les ciseaux, la visio nous a permis de continuer à apprendre. Il y a eu et il y toujours aujourd’hui beaucoup de formations en e-learning. On a appris qu’on pouvait travailler autrement pour certains, c’est en train de s’ancrer dans les mœurs, et c’est une bonne chose. On a prouvé notre adaptabilité. Il faut travailler dans ce sens : limiter les déplacements inutiles, gagner du temps, c’est aussi bon pour la planète, mais aussi pour le lien social. Le lien créé autour de la visio durant les périodes de confinements est précieux. 

PC : Quel rôle a joué l’UNEC tout au long de cette année de crise sanitaire ?

CD : L’UNEC s’est battue pour toutes les aides, le Fonds de solidarité, sur le chômage partiel… Nous sommes un interlocuteur reconnu par le gouvernement. On n’a pas toujours eu gain de cause, mais nous sommes dans le dialogue avec les ministres de l’Économie et des TPE. Ils nous écoutent, même si les décisions finales leur appartiennent, et qu’ils ne nous suivent pas sur tout.

Nous sommes en temps de crise, l’UNEC a représenté et représente tous les membres de son secteur. Il faut être présent, écouter les besoins de tous. Nous restons vigilants. Les confinements ont été violents pour le chiffre d’affaires. Il y a eu jusqu’à présent très peu d’entreprises défaillantes, de fermetures. Mais on mesurera tout cela réellement dans quelques mois. Pour l’instant, le secteur est sous perfusion. Ce qui est embêtant, ce sont les Prêts garantis par l’État, que beaucoup ont déjà consommé, et qu’il va falloir rembourser.

PC : Les aides ont-elles été adaptées ?

CD : Dans l’ensemble, elles sont plutôt bien adaptées pour les TPE, mais insuffisantes pour les entreprises de plus de 10 salariés. Mais de toute façon, ça ne sera jamais suffisant : nous ce qu’on veut, c’est travailler, satisfaire nos clients, pas recevoir des aides et rester chez nous impuissants. Ce n’est pas dans notre mentalité. Aujourd’hui les trésoreries, déjà affaiblies avant les fermetures, le sont encore plus. Il faut rester vigilants dans les prochains mois, maintenir le dialogue avec le gouvernement et les ministres concernés. Ils nous écoutent, on est dans l’échange.

PC : Quelles sont vos priorités aujourd’hui ?

CD : Aujourd’hui, je me bats pour faire entendre que la coiffure est un métier essentiel, indispensable. Pour les client.es, les Français.es. Je le dis et je le martèle, tout comme Jean-Louis David et son fameux « Recoiffe-moi le moral ». En mai, tout comme en décembre, retrouver leur coiffeur était une priorité pour les gens, une obsession. Être privé de coiffeur a permis de revaloriser la profession aux yeux de tous. Leurs tentatives de fait-maison, pour certain.es, a permis de mettre en exergue le fait qu’il s’agisse d’un vrai métier : le savoir-faire, la maîtrise, les longs mois et années d’expérience qu’il faut pour acquérir cette expertise du cheveu, de la coupe, des techniques, de la colorimétrie…

Comment appréhendez-vous 2021 ?

CD : J’aimerais pouvoir vous dire que tout va changer et qu’on va pouvoir laisser 2020 et la COVID derrière nous, mais ça paraît très prématuré. On se pose des questions sur la suite, sur un éventuel reconfinement. Attendons de voir quelles seront les prochaines mesures sanitaires mises en place. On sortira grandi de cette mésaventure en arrivant à penser autrement les choses, pour la planète, pour nos enfants et petits-enfants. On aimerait que cette année soit charnière, qu’on passe immédiatement à autre chose avec 2021. Même si ces neuf derniers mois ne nous poussent pas à être réellement positifs… Je reste optimiste parce que Bernard Stalter n’aurait pas voulu qu’on soit pessimiste, qu’on baisse les bras. Il faut s’accrocher. La vie est belle. Bientôt le soleil reviendra. 


Carte de visite pour salon de coiffure

La carte de visite est-elle toujours utile ?

À l’heure où Google, les réseaux sociaux et les plateformes de réservation semblent faire tout le travail, la traditionnelle carte de visite cartonnée peut sembler un peu old school. Voire inutile ou dépassée. Mais communication digitale ou pas, la carte de visite a encore de beaux jours devant elle.

Pendant des années, on ne s’est pas posé de questions : chaque salon, chaque institut, chaque professionnel se devait d’avoir sa carte de visite pour transmettre facilement ses coordonnées, que ce soit à un (futur) client, un éventuel collaborateur, un commercial, ou un.e confrère.sœur. L’ère du numérique et le développement des réseaux sociaux comme Facebook, Instagram, voire LinkedIn ont un peu bouleversé tout cela. Ils permettent de retrouver un contact en quelques clics, de se tenir au courant de leur actualité, et de communiquer si besoin. Cependant, aujourd’hui encore, la carte de visite reste un vecteur important de votre communication.

Carte de visite pour salon de coiffure
Carte de visite Noir et blanc avec logos

La carte de visite regroupe toutes les informations utiles

En un coup d’œil, on peut trouver votre nom et/ou celui de votre établissement, votre adresse, numéro de téléphone, vos réseaux sociaux et site internet. Mais également tous les moyens de réserver un rendez-vous : plateforme de réservation comme Planity, téléphone, Google… Un simple échange de cartes est un gain de temps inestimable : pas de recherche internet à faire pour votre interlocuteur, et la certitude que vous avez transmis les bonnes informations (comme l’orthographe de votre nom ou de votre pseudo Instagram par exemple).

La carte de visite doit être le reflet de votre image

Une carte de visite doit être coordonnée à toute votre communication : enseigne, vitrine et décoration si vous avez un salon, site internet, photos et bannière Facebook… La carte elle-même doit être personnalisée pour décrire votre univers : classique et élégante, fun et moderne, sobre et chic, écolo et dans l’air du temps, bohème, rock… On peut tout choisir : forme, taille épaisseur, couleur, logos, photos… Et même matière, comme du papier recyclé si vous travaillez avec des marques bio ou écologiques par exemple. La carte de visite donne des indices sur votre personnalité et votre travail, le tout en un clin d’œil !

La carte de visite a de nombreux atouts

En salon, disposées à la caisse, vos cartes de visite vont permettre aux nouveaux clients de prendre vos coordonnées rapidement, de se rappeler du nom de votre établissement, mais aussi de noter le prénom de la personne qui les ont coiffés. Elles sont également utiles aux éventuels clients de passage, qui aimeraient prendre rendez-vous dans l’avenir. Ou aux commerciaux que vous n’avez pas le temps de recevoir. Et bien sûr, lors des événements et salons pour vous faire connaître et garder le lien après une rencontre.

4 modèles de cartes de visite pour salon de coiffure
Les cartes de visite doivent refléter votre personnalité

Une carte de visite marque les esprits 

Une carte de visite est un objet qu’on jette difficilement. On va avoir tendance à la conserver dans son portefeuille, dans une coupelle dans l’entrée, ou sur son frigo. On sait qu’elle contient des informations qui peuvent servir le jour où on en aura besoin. Ainsi, le fait de l’avoir régulièrement sous les yeux permet également à celui ou celle qui l’a reçue de bien imprimer votre nom. C’est donc un outil malin qui permet d’alimenter le bouche à oreilles de manière efficace !

Une carte de visite fait bonne impression 

Si elle est jolie et claire, que vous la dégainez facilement, cela fait très professionnel, organisé. En recevant une carte, on se dit que vous êtes fier.e de votre travail, que vous êtes impliqué.e pour votre activité, que tout est pensé dans les moindres détails. Au contraire, si on vous en demande une mais que vous n’en avez pas, cela peut laisser une impression d’amateurisme. Dans ce cas, rebondissez immédiatement en demandant à suivre la personne sur les réseaux sociaux, puis envoyez-lui un message dans les jours suivant votre rencontre.

La cartes de visite connectée

Une carte de visite n’est plus qu’une simple carte. Elle doit indiquer toutes vos coordonnées postale, téléphone mais aussi numériques (Instagram, Facebook, mail et site web) pour qu’on puisse vous joindre le plus facilement possible. N’oubliez pas d’y ajouter le logo de votre plateforme de réservation. Mais vous pouvez également rajouter un QR code qui renverra vers une page web, que ce soit un article qui parle de vous, votre propre site ou votre page Facebook.

Carte de visite pour salon de coiffure
Les cartes de visite font aussi la promotion de vos plateformes digitales

Une carte de visite permet de vous démarquer tout en marquant les esprits. L’idéal est d’en faire faire une par un graphiste ou un spécialiste de la communication qui saura retranscrire votre univers et mettre en valeur les informations importantes. Vous n’aurez plus qu’à la distribuer !


TMS

TMS : comment les prévenir ?

Les troubles musculo-squelettiques (ou TMS) sont les douleurs ou symptômes liés à l’exercice d’une profession. Du fait de la position debout et de la répétition de certains gestes, les TMS sont très répandus en coiffure mais aussi en esthétique. Voyons ensemble comment les prévenir, les réduire, mais aussi quelles aides peuvent contribuer à votre confort au quotidien.

Les TMS, qu’est-ce que c’est ?

On appelle troubles musculo-squelettiques (ou TMS) les douleurs et affections pouvant être provoquées, maintenues ou aggravées par l’activité professionnelle. Ils se traduisent principalement par des douleurs et une gêne fonctionnelle plus ou moins importantes mais souvent quotidiennes. En clair, ce sont les douleurs liées à l’exercice de votre travail. Or, en coiffure, la posture debout, les gestes répétés et inconfortables font que les TMS touchent la grande majorité des professionnels : 80% selon une étude réalisée en 2015 par Médialane, spécialiste des problèmes de santé au travail. Ces problèmes sont aggravés par le stress, des temps de récupération insuffisants, et du matériel ou un espace inadaptés (sèche-cheveux trop lourds, fauteuils trop bas ou non réglables, manque de place pour une position confortable…)

Plus on avance en âge, plus les symptômes sont présents. Les 45-50 ans sont ceux les plus touchés.

TMS

Comment les TMS se manifestent-ils ?

Ces douleurs sont multiples : les positions liées aux techniques de shampoing, coupe, coloration et brushings peuvent affecter le cou, les épaules, les poignets, les doigts et les coudes. Les douleurs au dos en font également partie, mais elles ne sont pas spécifiques au métier de coiffeur.se. C’est le cou et la nuque qui sont généralement les plus douloureux. Ainsi, ces douleurs s’installent progressivement et peuvent devenir de réelles affections à prendre au sérieux. Il s’agit le plus souvent de :

  • douleurs musculaires, de tendinites (inflammation d’un ou plusieurs tendons) ;
  • syndromes canalaires (compressions d’un nerf ou racine nerveuse dans un passage anatomique) ;
  • lombalgies (douleurs au niveau du bas du dos) ;
  • cervicalgies (douleurs au niveau du cou) ;
  • syndrome du canal carpien (douleurs au poignet) ;
  • syndrome de la coiffe des rotateurs (douleurs à l’épaule) ; 
  • l’épicondylite latérale au coude ;
  • maladies veineuses, du syndrome de jambes lourdes.

Peut-on prévenir les TMS ?

Oui, heureusement. Il est urgent d’agir pour les personnes qui souffrent quotidiennement pour éviter une aggravation qui nécessiterait un arrêt de travail. La prévention est au cœur des préoccupations de l’Assurance maladie. Depuis 2015, elle a mis en place une politique de prévention, et non plus seulement de prise en charge des maladies professionnelles. Le point positif, c’est que généralement, les actions de prévention ou de soulagement ont un effet bénéfique rapide. En quelques jours, avec du nouveau matériel et de nouvelles habitudes, on voit de réels progrès qui bénéficient à tous : les douleurs installées régressent et la prévention fonctionne pour tous.

Comment les prévenir ?

En adaptant le matériel, mais aussi le fonctionnement de l’équipe pour éviter à la fois les mauvaises postures, la répétition des gestes et le stress, qui favorisent les contractions, la fatigue et toutes sortes de maladies.

Éviter les gestes répétitifs

La répétition en continu des mêmes gestes est responsable de beaucoup de maux. Or en coiffure, on le sait, les gestuelles sont souvent les mêmes. En salon, le mieux est d’adopter  une rotation des postes toute la journée : shampoing, coupe, coloration, accueil… Autre possibilité, occupez-vous de votre client de A à Z pour diversifier vos gestes. C’est plus difficile à mettre en place lorsque votre équipe compte des spécialistes…

Optimiser son planning

Le stress accroît considérablement les risques. On travaille vite, donc on ne fait pas attention à sa posture. Un planning bien pensé doit laisser des créneaux réalistes, assez larges pour chaque prestation et chaque client. Et qui doit prévoir des pauses régulières pour tout le monde, ainsi qu’une répartition des tâches égalitaire. Indispensable pour relâcher les tensions. Ce sera mieux pour réduire le stress et les frustrations, et ainsi donner une meilleure ambiance de travail pour tous.

Veiller à sa posture

C’est très important. Cela passe par le recours à du matériel adapté : siège client ajustable en hauteur, chariot de coiffure pour avoir chaque instrument à portée de main, fauteuils de bac réglables, vasques réglables… N’hésitez pas non plus à faire lever vos client.es pour certains gestes. Les tabourets de coiffure professionnels à roulettes sont une bonne idée. Ils  permettent de s’asseoir, donc de soulager le dos, sans être entravé.e. Réglables en hauteur, ils améliorent la posture et peuvent vous éviter de trop lever les bras. Pour ceux qui souffrent du dos, certains tabourets ont de petits dossiers, pensés pour soutenir les lombaires.

Un matériel adapté

Des ciseaux défaillants, un sèche-cheveux en fin de vie, des plaques ou des tondeuses pas assez performantes… Plus le matériel montre des signes de faiblesse, plus vous devez fournir de temps et d’efforts pour arriver à votre résultat. Ce sont donc des facteurs de risques importants. Si vous devez renouveler vos ciseaux, privilégiez les modèles ergonomiques qui aident à prévenir les douleurs articulaires aux doigts. Il y a au moins deux critères importants : un appui pour le petit doigt pour réduire la contraction sur l’articulation, et des anneaux asymétriques pour une meilleure position du pouce.

TMS

Les petits trucs en plus

Certains gestes au quotidien peuvent réellement améliorer vos conditions de travail, votre fatigue et votre état général.

  • Évitez le froid et les courants d’air, notamment près de la porte : le froid nous fait nous contracter au niveau des épaules et du coup. De manière répétée, c’est très mauvais ;
  • Portez des bas de contention en cas de jambes lourdes et douloureuses. Sur prescription médicale, c’est tout à fait légitime quand on travaille debout. Il y en a de très jolis, unis ou à motifs, pour hommes et femmes. Bas, chaussettes ou collants, ils sont insoupçonnables et font vraiment la différence en fin de journée ;
  • Vous avez peut-être entendu parler de t-shirts de correction posturale pour soulager les maux de dos ? De l’avis de très nombreux professionnels de santé, ils ne servent à rien du tout, alors qu’ils coûtent très cher ;
  • L’éclairage a son importance : une lumière trop vive ou au contraire insuffisante ou qui clignote est nocive. Elle oblige les yeux à s’adapter en permanence et cause une fatigue importante, des migraines, des clignements répétés.
  • Le bruit est également un facteur de fatigue, de stress et de migraines. Le fond musical est une bonne idée, mais il doit être du goût de toute l’équipe. D’ailleurs, les sèche-cheveux « silencieux » sont un critère de choix et peuvent être partiellement pris en charge par l’Assurance maladie.

Quelles aides pour prévenir les TMS ?

Selon l’Assurance maladie, les TMS sont la première cause de maladie professionnelle en France. Leur prévention revêt donc une importance sociale et économique de premier plan, principalement pour les entreprises et leurs salariés. En effet, prévenir les douleurs et TMS permet d’améliorer les conditions de travail et de limiter, notamment, les arrêts de travail. C’est pour cela qu’elle a mis en place des aides pour former et sensibiliser les salariés aux réflexes à adopter et ceux à abandonner, mais aussi acheter du matériel adapté. 

Vous devez d’abord faire réaliser un diagnostic de vos besoins et formaliser un plan d’action. Là, il y a deux solutions : le faire réaliser par un expert ou un consultant spécialisé. Ou alors, le faire faire par quelqu’un de l’équipe, qui aura suivi une formation adaptée et homologuée. Celle-ci s’appelle « Devenir formateur de personnes ressources du projet de prévention des TMS et de chargé de prévention des TMS ».

Ces deux solutions peuvent être financées par une aide spécifique appelée TMS Pros Diagnostic.

Ensuite, avec votre diagnostic et votre plan d’action, vous pourrez faire une demande de l’aide TMS Pros Action auprès de l’Assurance maladie. Cette aide concerne les entreprises de moins de 50 salariés, et va de 2000 à 25000 euros HT. Elle est conçue pour financer 50 % du montant des dépenses suivantes (elles sont cumulables) :

  • achat et installation de nouveaux matériels et équipements visant à réduire les contraintes physiques (efforts répétitifs ou postures contraignantes)
  • formations adaptées pour les salariés concernés par ces actions afin de comprendre les gestes à bannir, ceux à améliorer et ceux à adopter.

Toutes les démarches et contacts sont détaillés et très bien expliqués dans les liens ci-dessous :

Ces aides vous permettront de renouveler votre matériel professionnel pour plus de confort :

  • Ciseaux ergonomiques ;
  • Sèche-cheveux légers et plus silencieux ;
  • Bacs à shampoing avec siège et vasque réglables en hauteur ;
  • Tabourets de coiffeur professionnels avec ou sans soutien lombaire ;
  • Fauteuils pour clients réglables en hauteur ;
  • Chariots pour matériel ;

Générations X Y Z : comment travailler ensemble ?

Quand les générations X, Y, Z se côtoient au sein d’une même équipe, les incompréhensions peuvent se multiplier. Or elles peuvent avoir des conséquences importantes sur l’ambiance au travail, mais aussi l’implication de tous et un turn-over difficile à gérer. Pour savoir comment manager et travailler avec les générations X, Y et Z, Paparazzi fait le point sur ce qui les divise, et surtout ce qui les rassemble.

Générations X Y Z, qu’est-ce que c’est ?

À l’origine, il s’agit du concept développé par un professeur de management américain qui a distingué la génération X, venant après les baby-boomers, de la génération Y, née à partir de 1981. La différence selon lui venait de leur rapport et de leurs attentes vis à vis du travail. Et donc des facteurs de motivation. Ainsi on différencie les baby-boomers, nés après 1946, qui ont quitté ou quittent progressivement le marché du travail, et les générations X, Y et Z.

La génération X, née entre 1961 et 1980

Pas encore séniors, mais plus vraiment jeunes. Une génération décrite comme respectueuse de la hiérarchie et des règles. Elle est fidèle à son employeur, connaît peu de changements de carrière ou même d’entreprise. Le revers de la médaille, c’est qu’elle reste même si elle n’aime pas son travail, ce qui peut être source de tensions. 

Ce qu’ils veulent : ils aspirent à de la flexibilité et de l’autonomie. Ils s’impliquent dans des activités à côté (ou aimeraient pouvoir), ou vis-à-vis de leur famille. Le travail, c’est sacré, mais il est séparé de la vie personnelle, qui doit primer. Ils ont besoin de confiance et de liberté, et pas de supervision constante. 

La génération Y, née entre 1981 et 1995

Très connectés, ils recherchent dans le travail un épanouissement, des responsabilités, du plaisir. Cette génération a un problème avec la hiérarchie, n’aime pas la routine, aime être stimulée. Ce qui va de pair avec une certaine mobilité dans la carrière. Ils sont très indépendants, et ont une grande confiance en eux. Les Y s’adaptent vite et bien, sont débrouillards. Ils s’expriment facilement, aiment la liberté, la flexibilité et être motivés par des objectifs ou de nouvelles connaissances.

Ce qu’ils veulent : être responsabilisés, formés ; que leurs idées soient écoutées, notamment pour ce qui touche à la communication digitale et aux réseaux sociaux. La formation et le perfectionnement sont très importants pour les retenir ; une certaine flexibilité sur les horaires également. Ce n’est pas toujours évident à mettre en place en salon, mais on peut trouver des arrangements.

La génération Z, née à partir de 1996

Les plus jeunes, ultra-connectés, qui ont fait leur apparition à partir de 2012 en salons ou instituts. Ils sont très indépendants, ont l’esprit d’entreprenariat. Ils aspirent à de grandes choses, aiment tenter et tester des choses. L’échec n’est pas une fatalité, mais ils ont un énorme besoin de reconnaissance. Ils ont sont beaucoup dans la communication, dans leur image. On leur reproche un manque de concentration dû au « zapping » lié aux réseaux sociaux.

Ce qu’ils veulent : s’épanouir, et un métier qui a du sens, une finalité. Ils veulent aimer ce qu’ils font, en être fier.e.s. Un employeur socialement et/ou écologiquement impliqué compte beaucoup. 

générations X Y Z

Le management intergénérationnel

Aujourd’hui, le manque de compréhension quotidien entre les générations peut poser des problèmes au travail. Les plus matures reprochent aux plus jeunes leur impatience, leur manque d’investissement ou ce qu’ils prennent pour un manque de respect ; ces derniers leur reprochent de ne pas vivre avec leur temps et de rester figés dans leurs habitudes. C’est d’autant plus vrai dans un travail comme la coiffure ou la beauté, très ancré dans les tendances et la nouveauté, et qui ont une énorme visibilité sur les réseaux sociaux. Ainsi, les « digital natives » (générations X et Y) ne comprennent pas le manque d’implication numérique de leurs aînés, car pour eux, c’est très intuitif. Et les X ont l’impression d’être abandonnés sur le bord de la route. Les plus jeunes sont difficiles à manager : ils ont l’impression d’avoir déjà beaucoup appris virtuellement, veulent faire leurs expériences et n’apprécient pas les consignes et la hiérarchie.

Au final, cela donne une équipe peu soudée, peu engagée pour l’établissement, et beaucoup de frustration. Ce qui se traduit par de l’absentéisme et du turn-over. Il est donc très important de veiller à satisfaire tout le monde, et fluidifier la communication.

Car dans le fond, les différences ne sont pas si importantes. Elle sont même une richesse, sources d’échanges, de savoir, d’expérience, de nouveauté, de créativité. Toutes et tous aspirons à la même chose : un travail épanouissant, et une bonne ambiance au quotidien. Ce sont les biais pour y arriver qui sont différents. Et c’est ce qu’il est important de savoir quand on recrute quelqu’un ou qu’on manage une équipe.

générations X Y Z

X, Y, Z : comment les faire cohabiter ?

Les différences entre les générations sont bien présentes, mais nous avons tous une bonne base en commun : une bonne ambiance de travail, une équipe soudée, et de la reconnaissance. Il faut donc avant tout créer du lien, qui passe à la fois par le numérique (création d’une conversation Whatsapp d’équipe par exemple), ou IRL, comme disent les digital natives (In Real Life = dans la vraie vie) pour souder l’équipe, via des activités conviviales comme des repas, des soirées, qui réunissent toutes les générations. Tous les facteurs de motivation peuvent bénéficier à tout le monde :

  • laisser aux plus jeunes l’opportunité de prendre en charge la communication sur les réseaux sociaux ou de leur permettre de se former pour ;
  • donner du sens à son métier en multipliant les initiatives solidaires et écologiques ;
  • redéfinir les plannings pour coller aux besoins de chacun, quitte à établir des rotations ;
  • choisir des formations qui vont plaire à chacun, puis qu’il y ait une transmission à l’équipe…

Une chose est certaine : le bien-être au travail passe par la communication. Et le choc des générations est une chose bien plus ancienne que les théories X, Y ou Z. Contester l’autorité fait partie de l’ADN des plus jeunes : chacun l’exprime en fonction de son époque. 


confinement

FAQ : Aides de l’État et confinement – Comment y voir plus clair #2

Le confinement épisode 2 a fortement impacté tout le secteur de la coiffure et de l’esthétique. Parmi toutes les dispositions mises en places, les questions sur le chômage partiel et les congés payés sont nombreuses. Paparazzi Capillaire a regroupé les plus fréquentes pour répondre à vos questions.

Ai-je droit au chômage partiel pendant le confinement ?

On appelle également le chômage partiel : activité partielle ou chômage technique. Les salariés des salons de coiffure et de beauté salariés y ont droit en raison des « circonstances de caractère exceptionnel » de cette crise sanitaire (article R. 5122-1 du Code du travail). 

Comment mettre en place le chômage partiel ?

  • L’employeur en fait la demande pour ses salariés sur le portail dédié.
  • Renseignez, pour chaque salarié, les heures hebdomadaires réellement travaillées (ou assimilées, telles que les congés, les arrêts maladie pour motif de coronavirus, etc.) et les heures hebdomadaires réellement chômées
  • Les services de l’État (Direccte) vous répondent sous 15 jours. Si vous n’avez pas de réponse sous 15 jours, cela vaut décision d’accord.

Qui verse les salaires ?

Après en avoir fait la demande, l’employeur reçoit une allocation par l’Agence de services et de paiement (ASP), dans un délai moyen de 12 jours. C’est l’employeur qui verse à l’employé son indemnité d’activité partielle. Elle vient à la place de son salaire, et les heures travaillées sont payées normalement.

Quels contrats de travail ont droit au chômage partiel ?

Tous. Pour avoir droit au chômage partiel, il n’y a :

  • pas de condition d’ancienneté,
  • ni de conditions liées au type de contrat de travail (CDD, apprentis, CDI, forfait, etc.),
  • aucune conditions liées au temps de travail du salarié (temps partiel, temps plein)

Combien touche-t-on au chômage partiel ?

L’allocation que l’ASP verse à l’employeur est égale à 60% du salaire brut du salarié (avec un minimum de 8,03 € par heure). Mais l’employeur doit verser une indemnité de 70% de son salaire brut à l’employé (ou plus s’il le souhaite). Les salariés dont le salaire est inférieur au SMIC (apprentis, salariés en contrat de professionnalisation…) toucheront une indemnité égale à leur rémunération normale (le minimum de 8,03 € par heure ne s’applique pas).

Confinement et congés payés, comment ça marche ?

Ce mois de confinement non prévu n’a pas vraiment été de tout repos. La question des congés payés se pose de manière légitime. Face au contexte de la crise sanitaire liée au COVID-19, les employeurs qui le souhaitent peuvent déroger, jusqu’au 31 décembre 2020, aux règles de prise des congés payés des salariés, dans le but d’adapter au mieux leur temps de travail aux nécessités de l’entreprise.

Peut-on imposer de prendre des congés durant cette période de confinement ?

Oui, mais pas n’importe comment. On peut imposer aux salariés la prise de congés payés ou de les déplacer. Et ce sans avoir à respecter le délai normal de préavis d’un mois.  Le nombre de jours imposés ou déplacés par l’employeur est limité à six (soit une semaine de congés payés). Et le délai de préavis doit être d’au moins 24h. 

L’employeur peut-il imposer des congés plus courts ?

Oui, toujours dans l’idée de protéger l’activité de l’établissement. L’employeur peut fractionner les congés payés sans avoir besoin de l’accord du salarié. 

Puis-je prendre les congés en même temps que mon conjoint ?

S’il est dans une autre entreprise, ça dépendra si votre employeur accepte vos dates et la durée de vos congés. Si vous travaillez ensemble, l’employeur peut suspendre temporairement le droit à un congé simultané des conjoints ou des partenaires de Pacs dans une même entreprise.

Ai-je cumulé des jours de congés pendant mon chômage partiel ?

Oui. Le Code du travail précise dans l’article R5122-11 que « la totalité des heures chômées est prise en compte pour le calcul de l’acquisition des droits à congés payés. » Ainsi, quelle que soit la durée de l’activité partielle, le salarié crédite son compteur de congés payés de la même façon qu’en période d’activité normale. Le chômage partiel n’a donc aucun impact sur le calcul de l’acquisition de ses droits. 

Pour tout savoir sur le Fonds de solidarité :