bilan 2020

Bilan 2020 du marché de la coiffure

Alors qu’arrive la fin de l’année 2020, l’heure des bilans a sonné. Nous avons demandé à Christophe Doré, le Président de l’Union Nationale des Entreprises de Coiffure (UNEC), de faire le point pour nous sur cette année si particulière. Que faut-il retenir de 2020 ? Que nous réserve 2021 ? Paparazzi Capillaire dresse le bilan avec lui.

Paparazzi Capillaire : Que faut-il retenir de l’année 2020 ?

Christophe Doré : 2020 restera une année inédite, voire exceptionnelle : les salons ont été fermés, l’activité économique stoppée durant un quart de l’année ! C’était une année ponctuée d’incertitudes, d’interrogations. Les avis et mesures des comités scientifiques et du gouvernement se contredisent tout le temps. 

On a donc vu s’effondrer le marché. Car la coiffure, c’est du service immédiat, on n’a pas la possibilité de reporter le chiffre d’affaires. Et il y a eu l’incompréhension, la frustration et le sentiment d’injustice liés au deuxième confinement. Toutes  et tous avaient fait de gros efforts et de gros investissements en proposant, dès le 11 mai et alors que ce n’était pas obligatoire, le port du masque pour coiffeurs et clients, et séparations en plexiglas. Le ministre Bruno Lemaire a reconnu que notre nouvelle fiche métier était un modèle. Mais pour autant, on nous a imposé une nouvelle fermeture.

À une autre échelle, l’UNEC a également perdu son président, mon ami, Bernard Stalter, de la COVID. C’est une grande perte, pour cette profession qu’il adorait et défendait avec beaucoup d’énergie, et douloureux, pour nous tous.

bilan 2020

« Pour moi, la coiffure, c’est un seul métier, une profession qui doit rester unie. L’UNEC représente tous les métiers de la coiffure : les salons, mais aussi les coiffeurs à domicile.« 

Christophe Doré, président de l’Union Nationale des Entreprises de Coiffure

PC : La crise sanitaire de 2020 a-t-elle soudé ou divisé la profession ?

CD : Pour moi, la coiffure, c’est un seul métier, une profession qui doit rester unie. L’UNEC représente tous les métiers de la coiffure : les salons, mais aussi les coiffeurs à domicile. Il y a toujours des mécontents, on ne peut pas faire l’unanimité. Pour le deuxième confinement, nous avons demandé une équité de traitement : nous voulions ouvrir les salons, le gouvernement a préféré stopper toutes les activités. Ça a été très difficile à accepter au vu des efforts fournis depuis le 11 mai.

En 2020, la profession s’est fortement mobilisée. On a vu naître un soutien mutuel important. Nous sommes un métier de contact permanent. La proximité avec le client est importante, beaucoup de professionnels se sont trouvés démunis sans ce contact quotidien et constant. Ils ont éprouvé un besoin de se rapprocher, de retrouver du lien. Beaucoup de groupes se sont créés pendant ces périodes de confinement.

PC : Cette année 2020 a-t-elle été celle du passage au numérique ?

CD : La numérisation doit s’intégrer totalement dans le monde de l’artisanat, et à plus forte raison dans la coiffure. Ces derniers mois, on a vu qu’elle était pertinente et efficace dans la prise de rendez-vous en ligne. Mais le click & collect, non. La part de marché des ventes de produits en salon est encore trop faible. Ça n’a donc pas bien pris. Mais on a vu une belle progression de la communication sur les réseaux sociaux, c’est une belle évolution.

Si notre cœur de métier reste le peigne et les ciseaux, la visio nous a permis de continuer à apprendre. Il y a eu et il y toujours aujourd’hui beaucoup de formations en e-learning. On a appris qu’on pouvait travailler autrement pour certains, c’est en train de s’ancrer dans les mœurs, et c’est une bonne chose. On a prouvé notre adaptabilité. Il faut travailler dans ce sens : limiter les déplacements inutiles, gagner du temps, c’est aussi bon pour la planète, mais aussi pour le lien social. Le lien créé autour de la visio durant les périodes de confinements est précieux. 

PC : Quel rôle a joué l’UNEC tout au long de cette année de crise sanitaire ?

CD : L’UNEC s’est battue pour toutes les aides, le Fonds de solidarité, sur le chômage partiel… Nous sommes un interlocuteur reconnu par le gouvernement. On n’a pas toujours eu gain de cause, mais nous sommes dans le dialogue avec les ministres de l’Économie et des TPE. Ils nous écoutent, même si les décisions finales leur appartiennent, et qu’ils ne nous suivent pas sur tout.

Nous sommes en temps de crise, l’UNEC a représenté et représente tous les membres de son secteur. Il faut être présent, écouter les besoins de tous. Nous restons vigilants. Les confinements ont été violents pour le chiffre d’affaires. Il y a eu jusqu’à présent très peu d’entreprises défaillantes, de fermetures. Mais on mesurera tout cela réellement dans quelques mois. Pour l’instant, le secteur est sous perfusion. Ce qui est embêtant, ce sont les Prêts garantis par l’État, que beaucoup ont déjà consommé, et qu’il va falloir rembourser.

PC : Les aides ont-elles été adaptées ?

CD : Dans l’ensemble, elles sont plutôt bien adaptées pour les TPE, mais insuffisantes pour les entreprises de plus de 10 salariés. Mais de toute façon, ça ne sera jamais suffisant : nous ce qu’on veut, c’est travailler, satisfaire nos clients, pas recevoir des aides et rester chez nous impuissants. Ce n’est pas dans notre mentalité. Aujourd’hui les trésoreries, déjà affaiblies avant les fermetures, le sont encore plus. Il faut rester vigilants dans les prochains mois, maintenir le dialogue avec le gouvernement et les ministres concernés. Ils nous écoutent, on est dans l’échange.

PC : Quelles sont vos priorités aujourd’hui ?

CD : Aujourd’hui, je me bats pour faire entendre que la coiffure est un métier essentiel, indispensable. Pour les client.es, les Français.es. Je le dis et je le martèle, tout comme Jean-Louis David et son fameux « Recoiffe-moi le moral ». En mai, tout comme en décembre, retrouver leur coiffeur était une priorité pour les gens, une obsession. Être privé de coiffeur a permis de revaloriser la profession aux yeux de tous. Leurs tentatives de fait-maison, pour certain.es, a permis de mettre en exergue le fait qu’il s’agisse d’un vrai métier : le savoir-faire, la maîtrise, les longs mois et années d’expérience qu’il faut pour acquérir cette expertise du cheveu, de la coupe, des techniques, de la colorimétrie…

Comment appréhendez-vous 2021 ?

CD : J’aimerais pouvoir vous dire que tout va changer et qu’on va pouvoir laisser 2020 et la COVID derrière nous, mais ça paraît très prématuré. On se pose des questions sur la suite, sur un éventuel reconfinement. Attendons de voir quelles seront les prochaines mesures sanitaires mises en place. On sortira grandi de cette mésaventure en arrivant à penser autrement les choses, pour la planète, pour nos enfants et petits-enfants. On aimerait que cette année soit charnière, qu’on passe immédiatement à autre chose avec 2021. Même si ces neuf derniers mois ne nous poussent pas à être réellement positifs… Je reste optimiste parce que Bernard Stalter n’aurait pas voulu qu’on soit pessimiste, qu’on baisse les bras. Il faut s’accrocher. La vie est belle. Bientôt le soleil reviendra. 


Couvre-feu : comment faire si je ne peux pas le respecter ?

Depuis la mise en place du couvre-feu à 20h le 15 décembre dernier, nous sommes nombreux à nous demander si on risque une amende en allant ou rentrant du travail. Paparazzi fait le point sur ce qui est toléré et les dérogations possibles.

Je ne serai pas chez moi avant le couvre-feu de 20h

Vous ne serez pas chez vous avant le couvre-feu, soit parce que vous finissez à 20h, soit parce que vous finissez plus tôt, à 19h ou 19h30, mais vous avez plus d’une demi-heure ou d’une heure de transport pour rentrer chez vous : dans ce cas, vous avez besoin du Justificatif de déplacement professionnel à imprimer. 

C’est à l’employeur de le remplir, avec le cachet de l’établissement. Si vous êtes salarié ou gérez votre établissement, ça suffit. Si vous êtes indépendant.e, il vous faudra ce même justificatif, ainsi qu’une Attestation dérogatoire de déplacement. Cochez la première case « Déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle ».

Si vous devez partir en déplacement professionnel et partir/arriver entre 20h et 6h, vous aurez également besoin d’un justificatif et/ou d’une attestation si vous êtes indépendant.e.

Je dois aider quelqu’un ou faire une course

Si vous n’allez pas directement de votre travail à votre domicile le matin avant 6h ou surtout le soir après 20h parce que vous devez faire des courses, assister une personne vulnérable ou récupérer votre enfant, vous avez besoin d’une Attestation dérogatoire de déplacement. De même pour promener votre chien en dehors des horaires autorisés ! Gardez toujours, en plus, le Justificatif de déplacement professionnel sur vous.

Je dois aller récupérer mon enfant et ne suis pas sûr.e de pouvoir respecter le couvre-feu

Si vous vous déplacez pour le récupérer chez la personne qui le garde, il vous faut une Attestation dérogatoire. Si vous vous déplacez pour l’accompagner à l’école, au collège, lycée (ou aller le chercher), parce que ses horaires dépassent (ou les temps de transports nécessaires) il vous faut un Justificatif de déplacement scolaire. Il doit être rempli par vous mais signé (avec le cachet) par l’établissement où est scolarisé votre enfant. Enfin, si votre enfant est majeur, il doit avoir une Attestation dérogatoire de déplacement !

Tous ces documents sont à retrouver sur le site du ministère de l’Intérieur. L’attestation dérogatoire de déplacement se trouve également sur l’application TousAntiCovid ou peut se générer sur votre smartphone via ce lien. Il suffit de remplir les cases et choisir votre motif de déplacement. Le site se souvient de vos informations : pratique si vous devez l’utiliser tous les jours.

En attendant que les choses reviennent à la normale, nous espérons vous avoir un peu aidé à y voir plus clair ! Pour en savoir plus, toutes les informations sont sur le site Service public.


 

confinement

FAQ : Aides de l’État et confinement – Comment y voir plus clair #2

Le confinement épisode 2 a fortement impacté tout le secteur de la coiffure et de l’esthétique. Parmi toutes les dispositions mises en places, les questions sur le chômage partiel et les congés payés sont nombreuses. Paparazzi Capillaire a regroupé les plus fréquentes pour répondre à vos questions.

Ai-je droit au chômage partiel pendant le confinement ?

On appelle également le chômage partiel : activité partielle ou chômage technique. Les salariés des salons de coiffure et de beauté salariés y ont droit en raison des « circonstances de caractère exceptionnel » de cette crise sanitaire (article R. 5122-1 du Code du travail). 

Comment mettre en place le chômage partiel ?

  • L’employeur en fait la demande pour ses salariés sur le portail dédié.
  • Renseignez, pour chaque salarié, les heures hebdomadaires réellement travaillées (ou assimilées, telles que les congés, les arrêts maladie pour motif de coronavirus, etc.) et les heures hebdomadaires réellement chômées
  • Les services de l’État (Direccte) vous répondent sous 15 jours. Si vous n’avez pas de réponse sous 15 jours, cela vaut décision d’accord.

Qui verse les salaires ?

Après en avoir fait la demande, l’employeur reçoit une allocation par l’Agence de services et de paiement (ASP), dans un délai moyen de 12 jours. C’est l’employeur qui verse à l’employé son indemnité d’activité partielle. Elle vient à la place de son salaire, et les heures travaillées sont payées normalement.

Quels contrats de travail ont droit au chômage partiel ?

Tous. Pour avoir droit au chômage partiel, il n’y a :

  • pas de condition d’ancienneté,
  • ni de conditions liées au type de contrat de travail (CDD, apprentis, CDI, forfait, etc.),
  • aucune conditions liées au temps de travail du salarié (temps partiel, temps plein)

Combien touche-t-on au chômage partiel ?

L’allocation que l’ASP verse à l’employeur est égale à 60% du salaire brut du salarié (avec un minimum de 8,03 € par heure). Mais l’employeur doit verser une indemnité de 70% de son salaire brut à l’employé (ou plus s’il le souhaite). Les salariés dont le salaire est inférieur au SMIC (apprentis, salariés en contrat de professionnalisation…) toucheront une indemnité égale à leur rémunération normale (le minimum de 8,03 € par heure ne s’applique pas).

Confinement et congés payés, comment ça marche ?

Ce mois de confinement non prévu n’a pas vraiment été de tout repos. La question des congés payés se pose de manière légitime. Face au contexte de la crise sanitaire liée au COVID-19, les employeurs qui le souhaitent peuvent déroger, jusqu’au 31 décembre 2020, aux règles de prise des congés payés des salariés, dans le but d’adapter au mieux leur temps de travail aux nécessités de l’entreprise.

Peut-on imposer de prendre des congés durant cette période de confinement ?

Oui, mais pas n’importe comment. On peut imposer aux salariés la prise de congés payés ou de les déplacer. Et ce sans avoir à respecter le délai normal de préavis d’un mois.  Le nombre de jours imposés ou déplacés par l’employeur est limité à six (soit une semaine de congés payés). Et le délai de préavis doit être d’au moins 24h. 

L’employeur peut-il imposer des congés plus courts ?

Oui, toujours dans l’idée de protéger l’activité de l’établissement. L’employeur peut fractionner les congés payés sans avoir besoin de l’accord du salarié. 

Puis-je prendre les congés en même temps que mon conjoint ?

S’il est dans une autre entreprise, ça dépendra si votre employeur accepte vos dates et la durée de vos congés. Si vous travaillez ensemble, l’employeur peut suspendre temporairement le droit à un congé simultané des conjoints ou des partenaires de Pacs dans une même entreprise.

Ai-je cumulé des jours de congés pendant mon chômage partiel ?

Oui. Le Code du travail précise dans l’article R5122-11 que « la totalité des heures chômées est prise en compte pour le calcul de l’acquisition des droits à congés payés. » Ainsi, quelle que soit la durée de l’activité partielle, le salarié crédite son compteur de congés payés de la même façon qu’en période d’activité normale. Le chômage partiel n’a donc aucun impact sur le calcul de l’acquisition de ses droits. 

Pour tout savoir sur le Fonds de solidarité :


aides de l'état

FAQ : aides de l’état et confinement Comment y voir plus clair #1

Après un deuxième confinement qui s’est traduit par une fermeture des commerces déclarés comme non-essentiels, quelles sont les aides de l’état auxquelles vous pouvez prétendre en tant que professionnels ? Pour s’y retrouver dans vos droits, les dispositions qui vous concernent et les aides auxquelles vous avez droit, Paparazzi Capillaire vous donne des réponses et les liens utiles à vos démarches.

Aides de l’état : ai-je droit au Fonds de Solidarité ?

Qu’est-ce que le Fonds de Solidarité ?

Le Fonds de Solidarité fait partie des aides de l’État qui vous permet de compenser tout ou partie de votre chiffre d’affaires. En tant que salon de coiffure, barber ou institut de beauté et établissement fermé par décret à partir du 30 octobre 2020 vous y avez droit.

Quelles sont les conditions pour y avoir droit ?  

  • Votre entreprise doit compter moins de 50 salariés
  • Il n’y a pas de condition de chiffre d’affaires ou de bénéfice pour y avoir droit. 

Comment toucher le Fonds de Solidarité ?

Vous devez en faire la demande pour votre entreprise en vous connectant sur votre espace particulier (et non sur votre espace professionnel), où se trouve la messagerie sécurisée. Choisissez, dans l’option « Écrire », le motif de contact « Je demande l’aide aux entreprises fragilisées par l’épidémie Covid-19 ». 

Vous pouvez retrouver toutes les informations nécessaires sur le site du Ministère des Finances ou au 0806 000 245.

Combien puis-je espérer toucher ?

  • Pour les pertes du mois d’octobre (les 30 et 31), il n’y a aucune aide prévue. En effet, les aides interviennent si vous perdez 50% ou plus de votre chiffre d’affaire mensuel.
  • Pour les pertes du mois de novembre, le formulaire sera en ligne début décembre 2020. Il donnera droit à une compensation des pertes jusqu’à 10 000 euros. Bon à savoir : on ne prend pas en compte le chiffre d’affaires des ventes à distance dans le calcul. Le CA réalisé grâce au click and collect, c’est du bonus !
  • Le montant de l’aide est calculé automatiquement sur la base des éléments déclarés. La Direction générale des Finances publiques effectuera quelques contrôles rapides avant de verser votre aide. 

Le formulaire au titre des pertes de chiffre d’affaires du mois d’octobre est en ligne depuis le 20 novembre 2020 : ici

Indépendants et auto-entrepreneurs

En tant que professionnel.le de la coiffure ou de l’esthétique, vous avez dû fermer administrativement. Par conséquent, vous avez droit au Fonds de Solidarité. Faites-en la demande via votre espace Particulier sur le site des impôts !

Quelles sont les conditions pour avoir droit au fond de solidarité ?

Vous devez avoir créé votre entreprise avant le 30 septembre 2020. Et vous ne devez pas être titulaire d’un contrat de travail pour cette période (CDD ou CDI). 

Sur quelle base est-ce calculé ?

Pour justifier de la perte de votre chiffres d’affaires :

  • soit vous prenez celui du mois de novembre 2019,
  • soit votre chiffre d’affaires mensuel moyen de 2019
  • Selon ce qui est le plus avantageux. Si votre entreprise n’existait pas encore il y a un an, ce calcul dépend de la date de création. Des explications très claires sont sur le site officiel des auto-entrepreneurs.

Des aides de l’état pour la numérisation de votre activité

Cette deuxième fermeture administrative de l’année nous a incités à développer notre présence sur internet, en possédant un site, mais aussi une plateforme de vente à distance (en livraison ou retrait click and collect). Des investissements qui ont un coût (abonnements à une plateforme, appel à un webmaster…)

Y a-t-il une aide prévue pour la mise en place de la vente à distance ?

Oui, c’est le Chèque numérique. Il s’agit d’une aide de 500€ disponible pour tous les commerces fermés administrativement, dont les salons, instituts et barbiers. Il servira à couvrir tout ou partie des coûts liés au lancement d’une activité en ligne, que ce soit l’acquisition d’un logiciel ou la rémunération d’une prestation d’accompagnement. 

Comment en faire la demande ?

Vous pouvez en faire la demande auprès de l’agence de services et de paiement (le formulaire de demande de paiement sera très prochainement en ligne).

Certaines régions vont plus loin sur les aides et les accompagnements à la transition numérique : l’Île de FranceAuvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche Comté, Région Centre-Val de Loire, Région Grand Est, Hauts de France, NormandieNouvelle AquitaineOccitane, Pays de la LoireProvence-Alpes-Côte d’Azur.

Quelles sont les conditions pour obtenir les aides de l’état ?

Cette aide sera accordée sur présentation des factures de vos dépenses, dans la limite de 500€. Elle pourra être versée dès janvier 2021, et est prévue pour bénéficier à 120 000 entreprises fermées. 

Qui contacter concernant les aides de l’état ?

Le ministère des Finances a regroupé toutes ces informations sur un seul site. Mais si vous avez la moindre question, votre comptable et vos contacts auprès de l’Urssaf et des impôts sont vos interlocuteurs privilégiés, ils pourront vous donner toutes les explications pour votre cas particulier. Ces services restent ouverts sur rendez-vous.

Trouver des idées de confinés :


Que faire pendant ce nouveau confinement #2

Si vous manquez d’idées pour vous occuper au mieux pendant ce nouveau confinement, Paparazzi Capillaire a pensé à quelques occupations pour mettre à profit ces vacances forcées. Après avoir vu des idées « utiles » pour votre salon, on va essayer de penser aussi à soi !

Prendre soin de soi pendant ce nouveau confinement 

Pas de travail, les enfants à l’école, c’est l’occasion ou jamais de prendre du temps pour soi. Vous savez, tous ces trucs géniaux qu’on ne fait plus, faute de temps…

  • Méditer et faire le vide : avec ce confinement, repos forcé ne veut pas dire « sans stress ». La méditation permet de se relaxer et d’apprendre le lâcher-prise. Cela demande du calme, de la concentration, du temps, et de l’exercice. Pour vous initier, commencez par suivre des programmes sur des applications comme Petit Bambou ou Headspace. À la clé, moins de stress, des prises de décisions simplifiées, un meilleur sommeil et un meilleur état de forme général.
  • Prendre des bains et se faire des soins : gommages, masques, du visage, du corps, des cheveux… C’est vraiment le moment de vous faire du bien. C’est aussi le moment idéal de vous faire des manucures qui ont une chance de tenir !

Se faire du bien pour longtemps

Parce que prendre soin de soi, c’est aussi remettre les compteurs à zéro et adopter de bonnes habitudes pour une meilleure hygiène de vie.

  • Faire du sport : allez courir ou faire du vélo pendant une heure à 1km de chez soi, c’est bien. Mais si on préfère l’ambiance cours de gym, il y a plein de solutions. Si vous êtes abonné.e à une salle de sport, il y a de fortes chances qu’elle ait mis des cours en ligne ou organisé des lives avec les coachs. Sinon, vous avez des cours à la carte avec les replay de Gym Direct sur C8 et des vidéos Youtube. Pensez aussi aux « lives » Instagram de @tiboinshape, @sissymua, @laurythilleman ou @zoelamodeuse.
  • Manger équilibré : on ne va pas se mentir, manger équilibré implique de prendre le temps de faire les courses et de cuisiner… Ce qu’on ne peut pas faire quand on travaille toute la semaine ! On n’a pas dit de se mettre au régime, mais manger des choses simples, fraîches et saines, ça fait aussi du bien au moral. Quelques idées de saison ici.

Lancez-vous de nouveaux défis quotidiens

Toutes ces choses auxquelles on pense de temps en temps en se disant « un jour… » ou « j’aimerais bien… ». C’est l’occasion de passer le cap d’être fier.es de nous !

  • Améliorez votre anglais (ou votre espagnol, allemand, italien…) en quelques minutes par jour et de manière ludique. Grâce à des applications comme Babel (sur abonnement) ou Duolingo (gratuite avec une version premium payante) pour commencer. Puis en regardant des séries dans cette langue. L’idéal c’est une série que vous connaissez déjà, en VO avec sous-titres en VO. De préférence des épisodes courts (22 mn), une série contemporaine, avec un vocabulaire courant. Nos préférées ? Friends, Sex and the City, Mon Oncle Charlie, How I met your Mother, Modern Family, The Office…
  • Gagnez en souplesse en faisant quelques minutes d’étirements par jour. Pour vous guider, cherchez des vidéos de Stretching sur Youtube ou l’application de votre salle de gym, ou via les replay de Gym Direct sur C8. C’est excellent pour votre dos et vos articulations, très sollicitées par la position debout en salon.
  • Remettez-vous à lire, en vous mettant des objectifs : des listes de classiques ou les nouveautés, les nouveaux auteurs dont on vous a parlé et que vous vouliez découvrir. Pour vous donner des idées, inspirez-vous des meilleures ventes du moment ! Sinon, la Fnac a mis en ligne 500 livres gratuits à télécharger. Il y en a pour tous les goûts, avec quelques bonnes idées pour s’occuper utilement. Des thrillers, romans bonne humeur, des classiques, du développement personnel, du business, de la culture accessible… Mais aussi des méthodes pour apprendre l’anglais, des idées pour pimenter sa vie sexuelle, des livres de recettes, des idées pour préparer Noël… Il y a vraiment de quoi trouver votre bonheur !

Faites-vous plaisir !

Se cultiver, c’est bien , mais on peut aussi se fixer des objectifs « détente »!

  • Prenez le temps de voir ou revoir des séries en intégralité. Ou des sagas, trilogies que vous n’avez jamais vues dans l’ordre. Exemples ? « Game of Thrones », « The Crown », « Homeland », les « Harry Potter », les « Star Wars », « Le Seigneur des Anneaux », les Disney, les films de l’univers Marvel…
  • Lancez-vous dans des recettes : simples si vous débutez, longues si vous aimez cuisiner mais que vous n’avez jamais le temps, plus complexes pour l’amour du challenge… Des grands classiques qui marchent toujours, des pâtisseries de chef, des plats exotiques, des plats ou des desserts que vous aimez mais que vous n’avez jamais tenté de réaliser !

à lire aussi :


confinement

Que faire pendant ce nouveau confinement #1

Cela fait plus de quinze jours que les salons ont fermé et que nous sommes en confinement. Vous pensez avoir fait le tour de tout ce que vous aviez à faire ? Paparazzi Capillaire a pensé à quelques idées pour vous occuper, histoire d’optimiser ce repos forcé et ne pas faire de ce second confinement du temps totalement perdu…

Prendre le temps pour son salon pendant le confinement

Un salon vide de ses clients, c’est triste, mais c’est l’occasion de faire tout ce que vous n’avez pas le temps de faire tout au long de l’année. Vous avez même dû accumuler du retard ces derniers mois !

  • Faites le point : sur vos stocks, les inventaires, les prestations qui fonctionnent le mieux, les gammes de soins que vos clients préfèrent et celles qu’ils délaissent, les heures creuses… et essayer d’en tirer des conclusions et stratégies pour améliorer ce qui ne va pas et prioriser ce qui marche.
  • Restez proche de vos équipes : planifiez appels ou des visios avec vos collaborateurs, que ce soit votre équipe comme vos fournisseurs, pour faire le point, garder le lien…
  • Organisez votre retour au travail : mettez-vous à jour sur les papiers, la comptabilité, d’éventuelles nouvelles normes sanitaires, informez vos clients dès que vous le pourrez de la reprise de rendez-vous, assurez-vous d’avoir suffisamment de gel et de masques, révisez éventuellement vos tarifs…

C’est le moment de rester connecté

Une fois n’est pas coutume, vous avez un peu de temps pour vous pencher sur la question de la digitalisation de votre salon. Être visible sur les réseaux sociaux et les plateformes de réservation en ligne est aujourd’hui indispensable pour trouver et fidéliser ses client.es.

  • Pensez aux plateformes de réservation en ligne et logiciels de caisse : si ce n’est pas déjà fait, c’est le bon moment pour vous renseigner sur les différents services que vous proposent les plateformes de service. Sachez que Planity ouvre l’ensemble de ses services gratuitement à tous les professionnels de la beauté pendant le confinement. Vous n’avez rien à payer et c’est sans engagement ! Au moment du déconfinement, vous choisirez si vous souhaitez continuer avec eux ou arrêter. Sans aucun coût ! Alors pourquoi vous en priver ? Avec Planity, pour améliorer votre trésorerie pendant le confinement, vous pouvez vendre des cartes cadeaux pour Noël, organiser un Click&Collect, programmer des E-diagnostic avec vos clientes, envoyer des campagnes SMS à prix réduit sur novembre et décembre.
  • Mettez-vous à fond sur les réseaux sociaux : c’est le bon moyen de garder le lien avec vos client.es et de vous faire connaître par de nouveaux, notamment via Facebook et Instagram. Il est vrai que ça prend du temps, ce qu’on ne peut pas toujours faire quand on enchaîne les clients toute la journée. Mais c’est le moment de poster des photos de votre salon vide avec des détails de la déco, des produits que vous utilisez, et surtout, de vos réalisations, des avant/après, vos techniques signatures, vos prestations… Si tout cela vous dépasse un peu, ou que vous avez envie de vous lancer de manière efficace, renseignez-vous pour une petite formation !

Pour aller plus loin…


Célébrons la journée internationale du café !

Chaque année le 1er octobre a lieu la Journée internationale du Café. Une journée qui s’étend en réalité sur plusieurs jours : cette année, c’est du 28 septembre au 2 octobre. L’occasion pour tous de prendre le temps d’échanger autour d’un petit espresso énergisant ou d’un grand capuccino réconfortant. Mais aussi de mettre le café à l’honneur dans les salons !

Connaissez-vous le café ?

Le café est la boisson la plus consommée en France après l’eau : 9 adultes sur 10 en consomment régulièrement, sous toutes ses formes (capsules ou dosettes, moulu, soluble ou en grains). Si il plaît autant, c’est pour la finesse et la complexité de ses arômes : 800 molécules aromatiques sont développées par les grains de café après torréfaction. Soit 4 fois plus que le vin ! Délicieux pur, ceux qui lui reprochent son amertume le dégustent avec du lait, de la crème, du cacao et/ou du sucre au travers de recettes comme le latte, le macchiato, le moka ou l’incontournable cappuccino.

La caféine met entre 30 et 60 minutes pour libérer son action stimulante, mais elle a des effets sur la longueur : c’est pour ça qu’il est recommandé de ne plus en consommer entre 6 et 8 heures avant le coucher pour favoriser l’endormissement.

le café

Les bienfaits du café consommé raisonnablement :

  • riche en antioxydants,
  • stimulant grâce à la caféine
  • aide à prévenir le diabète, les infarctus et les accidents vasculaires cérébraux (AVC)..

Des journées à thème dans votre salon

Boisson populaire et conviviale par excellence, mettre le café à l’honneur est une bonne idée pour créer du lien avec ses clients. Sa complexité aromatique, la diversité des grains et des grands crus en font également un breuvage très élégant.

De nombreux salons proposent déjà à leur clientèle un café pour patienter. Pourquoi ne pas proposer ce jour-là un café d’exception, en partenariat avec un torréfacteur ou une épicerie fine du quartier ? Ou, pour ceux qui n’en consomment pas, une petite douceur, un macaron ou un petit chou au café par exemple. Des attentions souvent très appréciées des clients.

Cette année, il est difficile d’organiser des ateliers ou animations dans le respect des nouvelles règles sanitaires, mais les idées ne manquent pas. Pour les coiffeur, le café peut être une source inépuisable d’inspiration : des bruns chauds aux noms évocateurs comme « espresso », « moka », des châtains clairs comme « macchiato », « capuccino », ou pourquoi pas des beiges chauds, grand crème, ou latte… L’occasion pour vous de mettre en valeur vos techniques de coloration. En institut, il est temps de promouvoir des soins à la caféine, des palettes de fards aux tons chauds, ou des manucures aux couleurs sombres, bruns, noirs, si tendances en ce début d’automne !

Pour aller plus loin :

Ikibox

Ikibox, la solution pour sécuriser votre espace de travail

En ces temps encore un peu troubles, avec une crise sanitaire dont on ne connait pas encore l’issue, il est impératif d’offrir à vos clients.es et collaborateurs.trices un espace de travail sain.

Je vous présente Ikibox, la solution experte pour sécuriser votre espace de travail et votre espace personnel.

La pollution de l’air

Saviez-vous que l’air intérieur est 5 à 90 fois plus pollué que l’air extérieur ?

C’est ce que démontre une étude de l’AFFSET, l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail, qui a fusionné au 1ᵉʳ juillet 2010 avec l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments pour former l’Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

L’air intérieur est contaminé par :

  • des micro-organismes tels que les virus, les bactéries et les moisissures,
  • des composés organiques volatils tels que le benzène et le formaldéhyde
  • les aérosols.

L’air est pollués, nous le savons tous et les conséquences sont désastreuses sur la santé au fil du temps.

Ainsi, les autorités sanitaires ont constatés :

  • 80% de cancers en plus sur les 10 dernières années
  • 70% de cancers du poumon liés à la pollution
  • 1 enfant sur 3 immunodéficient sur 5 à 10 ans
  • 1 homme sur 4 touchés par des problèmes de fertilité en 2017 contre 1 sur 6 en 2008

La crise sanitaire que nous avons connu et qui ne semble pas être derrière nous, nous a tous sensibilisé à l’importance de l’hygiène et de la qualité de l’air.

La solution Ikibox

Ikibox propose de garantir la sécurité des clients et des collaborateurs en proposant un environnement sain dans votre établissement.

C’est une solution innovante qui devient incontournable aujourd’hui. Les attentes ont véritablement changé notre façon de consommer, notre priorité en mesures d’hygiène et notre rapport au travail.

IKIBOX est le système sans filtre le plus efficace pour la dépollution et la décontamination combinées, qu’il réalise à hauteur de 99,9999% en 10 minutes.

La solution Ikibox élimine les aérosols et les particules fines en suspension, détruit les micro-organismes (virus, bactéries, moisissures) et minéralise les polluants chimiques, les rendant totalement inoffensifs pour l’organisme.

Ikibox a passé avec succès les test de la norme B44A-013.
De plus, il est le seul et unique équipement de sa catégorie à disposer du CE Médical.

Ikibox, comment ça marche ?

Ikibox utilise une technologie d’oxydation avancée et de minéralisation
nommée Plasma-Catalyse :

  1. Les polluants, contaminants, odeurs, allergènes,… sont attirés vers le réacteur tangentiel de traitement
  2. Dans le réacteur, les radicaux libres OH° et O2° produits par la catalyse avancée sur un semi conducteur, vont casser les liaisons entre les atomes, par oxydation. Ce sont des réactions radicalaires. Leur nombre détermine la capacité oxydante d’un épurateur, c’est-à-dire son pouvoir à décontaminer. À la fin du processus, on obtient des composés inertes. C’est ce qu’on appelle la minéralisation.
  3. Les polluants, contaminants, odeurs, allergènes ressortent sous forme d’éléments primaires inoffensifs, ceux de l’air pur à l’état originel : CO2, N2, H2O

La gamme Ikibox


Ikibox, contact pour la France :ikibox@cyrtec.net


La bonne protection solaire

Pour profiter du soleil et de la farniente au bord de la piscine, sur la plage ou à la terrasse d’un café, il faut savoir se protéger avec la bonne protection solaire. Si le soleil est agréable sur la peau et bon pour le moral, il peut aussi devenir votre pire ennemi… Suivez nos conseils pour bronzer en toute sécurité.

Une protection solaire pour quoi ?

Il faut se protéger avec efficacité du soleil pour éviter :

  • les coups de soleil qui sont purement et simplement une brûlure de la peau,
  • un vieillissement prématuré de la peau,
  • un cancer de la peau.

pour aller plus loin :

Pour choisir la bonne protection solaire, il faut connaitre son phototype

Le phototype permet de connaitre sa capacité à bronzer et donc la manière de se protéger.

 Il existe 6 phototypes classés des peaux les plus claires au plus foncées :

  • Phototype I : peau très claire avec des taches de rousseur ; cheveux blonds ou roux ; ne bronze pas et a des coups de soleil systématiquement.
  • Phototype II : peau très claire ; cheveux blonds ou châtains ; taches de rousseur naissantes avec le soleil ; bronze difficilement et attrape souvent des coups de soleil.
  • Phototype III : peau claire ; cheveux blonds ou châtains ; bronze progressivement et a parfois des coups de soleil.
  • Phototype IV : peau mate ; cheveux châtains ou bruns ; bronze bien et attrape peu de coups de soleil.
  • Phototype V : peau foncée ; bronze facilement ; coups de soleil rares.
  • Phototype VI : peau noire ; jamais de coups de soleil.

En fonction de son phototype et de l’index UV, il est aisé de trouver la bonne protection solaire et le bon indice de protetion.

Pour aller plus loin

LES INDICES D’UNE PROTECTION SOLAIRE

l’IP ou indice de protection, appelé plus exactement FPS (Facteur de Protection Solaire) ou SPF (Sunburn Protector Factor), est le rapport existant entre le temps nécessaire pour attraper un coup de soleil avec protection et sans protection.

En théorie donc, un IP de 50 multiplierait par 50 le temps d’exposition sans crainte de coup de soleil. Le calcul de cet indice se fait par rapport aux UVB et est appliqué de la même manière par tous les laboratoires cosmétiques.

À savoir sur l’écran total

  • La mention Ecran Total n’existe plus, elle est remplacée par le Facteur de Protection Solaire 50+, c’est l’indice le plus élevé pouvant figurer sur un packaging. Une protection totale n’existe pas, c’est pourquoi il est interdit d’indiquer la mention « écran total ».

Les filtres solaires bloquent la majorité des rayons UV, mais pas la totalité. De plus, un index UV très élevé n’autorise pas à s’exposer imprudemment.

Selon les recommandations de la Commission Européennes, le niveau de protection des produits solaires se classe en 4 catégories :

  • Protection faible : FPS compris entre 6 et 10
  • Protection moyenne : FPS compris entre 15 et 25
  • Haute protection : FPS compris entre 30 et 50
  • Très haute protection : FPS 50+

L’indice de protection ne fait pas tout

En réalité, au-delà de l’indice 20, les différences en termes d’efficacité sont minimes.

  • Un produit SPF 20 arrête 95% des UVB,
  • un indice 30 en filtre près de 97%,
  • un indice 50 a une efficacité de l’ordre de 98%.

En pratique, c’est la quantité de produit utilisé qui va primer. Le fait est qu’une majorité de personnes n’en consomme pas assez pour que la protection solaire soient réellement efficaces. Or, utiliser la moitié de la quantité nécessaire recommandée par les fabricants entraîne une diminution de l’efficacité du produit de l’ordre de 75%. En conclusion, mieux vaut un indice 20 tartiné généreusement qu’un indice 50 étalé en quantité insuffisante.

Les filtres de la protection solaire

Le but premier des filtres est de stopper aussi bien les UVA que les UVB. Une crème solaire est donc composée de filtres ultraviolets.

Il en existe 2 types :

  • Les écrans minéraux :constitués de particules de pigments, ils réfléchissent les UV. Ils sont efficaces sur tout le spectre solaire et ne provoquent ni allergies, ni sensation de picotement. On les trouve le plus souvent dans les soins très haute protection destinés aux enfants ou aux personnes souffrant d’intolérance solaire. Problème : ils se présentent sous la forme d’une poudre blanche parfois difficile à étaler.
  • Les filtres chimiques : appelés filtres chimiques ou organiques, ils se composent de molécules à base de carbone. S’ils protègent des UVA et des UVB, ils ne sont pas efficaces contre tous les rayonnements solaires. C’est pourquoi ils sont associés entre eux ou à des écrans minéraux afin de compléter la protection. Très solubles, les filtres chimiques sont plus faciles d’application. Problèmes : ils polluent les mers et les océans et seraient des perturbateurs endocriniens.

Bronzer oui mais polluer non

Par an, plus de 25 000 tonnes de crème solaire se diffuse dans l’océan dont 4000 tonnes sont absorbées par les massifs de corail. Or, la crème solaire tue le corail en 48 heures. Ainsi, 10% des coraux mondiaux sont menacés par les filtres solaires alors que 25% des espèces marines dépendent du corail.

Il faut déjà s’assurer que la crème solaire ne contient pas de molécule dont la toxicité n’est plus à prouver : l’oxybenzone (ou BP3), le plus nocif, et l’octocrylène.

Ce qui revient purement et simplement à bannir les crèmes trouvées en grandes surfaces.

La liste des filtres suspectés d’être nocifs pour l’environnement est à retrouver sur le site de l’ONG Coral Guardian.

Pour aller plus loin, 2 articles très intéressants et notamment sur le logo “Skin Protect, Ocean Respect” et les crèmes qui s’affichent éco-responsables.

Article du Huffingtonpost : la crème solaire écologique n’existe pas

Article de l’Ambassade des océans : crèmes solaires, l’imposture.

Spray, huile, crème… que choisir ?

Les huiles solaires ont longtemps eu mauvaise réputation mais au cours de ces dernières années, leur formulation a évolué grâce à des polymères gélifiants, une meilleure application et une stabilité optimale. Les huiles portant mention Indice 20 ou 30 sont aussi efficaces que des crèmes affichant le même SPF.

Ce n’est qu’une question de préférence : une crème fluide pour un côté invisible, une huile pour un fini satiné, un spray pour l’aspect pratique ou un stick, plus compact, pour les zones fragiles qu’il s’agit de ne pas oublier, comme les lèvres ou le nez… À vous de n’utiliser qu’un produit ou d’en combiner plusieurs selon votre préférence. On recommande néanmoins d’utiliser une texture fluide pour faciliter l’application sur les grandes zones (le corps), en spray ou en tube, et réserver les crèmes plus épaisses et les sticks pour le visage, afin de bien appliquer le produit, sans oublier de zones.


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Tout savoir sur les UV

Ce que nous appelons les rayons du soleil sont en réalité des rayons ultraviolets appelés aussi UV. C’est grâce à eux que nous bronzons. Il est très important de comprendre leur fonctionnement pour pouvoir se protéger correctement et ne courir aucun danger lors de l’exposition.

Les UV, Qu’est-ce que c’est ?

Les rayons ultraviolets ou UV sont des rayonnements porteurs d’énergie. Indispensables, ils peuvent cependant avoir des effets destructeurs. Il en existe trois types : les UVA, les UVB et les UVC. Ils correspondent à trois plages de longueurs d’ondes qui ont plus ou moins de pouvoir de pénétration dans la peau. Ainsi, plus un UV aura une longueur d’onde longue, moins il sera nocif.

• Les UVA : Ils sont les plus faibles en termes d’énergie mais pénètrent plus profondément dans la peau, jusqu’au derme superficiel. Ils participent en grande partie au phénomène du bronzage « immédiat » en faisant migrer les grains de mélanine vers la surface de la peau. A un degré moindre que les UVB, ils sont aussi impliqués dans les coups de soleil. Les UVA sont responsables du vieillissement cutané et de l’apparition des rides. Sous leur effet, les fibres qui assurent l’élasticité de la peau se cassent littéralement. Ils sont également à l’origine de la production des radicaux libres, impliqués dans l’apparition de nombreux problèmes, dont les taches et le cancer.

• Les UVB : Partiellement filtrés par l’atmosphère, ils sont arrêtés en arrivant à la surface du corps par la couche cornée. Leur longueur d’onde moyenne fait qu’ils ne traversent que l’épiderme. Les UVB sont liés aux cancers de la peau et aux cataractes. Ils sont responsables des coups de soleil, mais aussi du bronzage, bouclier créé par l’organisme pour se protéger. Enfin, ils sont capables de produire de très fortes quantités de radicaux libres oxygénés dans les cellules de la peau. En revanche, les UVB sont bénéfiques pour certains types de pathologies de la peau.

• Les UVC : Ils sont les plus puissants et donc les plus dangereux. Heureusement, ils sont filtrés par la couche d’ozone de l’atmosphère et n’atteignent donc théoriquement pas la surface de la terre.

Les index UV

Pour quantifier l’intensité du rayonnement UV et le risque qu’il représente pour la peau, l’index UV, promu par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a été inventé.

Vous pouvez connaitre l’index UV (ou indice UV) de l’endroit où vous vous trouvez sur votre smartphone dans l’appli Météo, tout en bas.

L’index UV se décline en 5 catégories correspondant à un niveau de risque :

  • 1-2 faible : le port de lunettes de soleil est conseillé en cas de journée ensoleillée.
  • 3-5 modéré : se couvrir, porter un chapeau et des lunettes, appliquer un écran solaire de protection moyenne et chercher l’ombre aux alentours de midi.
  • 6-7 élevé : réduire l’exposition entre midi et 16 heures et appliquer un écran solaire de haute protection. Sans oublier le chapeau, les lunettes de soleil, ni de se mettre à l’ombre.
  • 8-10 très élevé : éviter l’exposition au soleil entre midi et 16 heures et rechercher l’ombre. Se couvrir et appliquer un écran solaire de très haute protection.
  • 11+ extrême : non protégée, la peau brûlera en quelques minutes. Eviter toute exposition au soleil et choisir un écran solaire de très haute protection.

Les variations de l’index UV sont avant tout liées à la position du soleil dans le ciel, qui détermine l’épaisseur d’atmosphère traversée par les rayons. Ainsi, l’index UV varie en fonction de :

  • l’heure : il y a environ 3 fois plus d’UV à 14 heures qu’à 10 heures.
  • la date : dans l’hémisphère nord, c’est autour du solstice d’été (21 juin) qu’il y a le plus d’UV.
  • la latitude : en été, l’index UV atteint des niveaux 2 fois plus élevés en Guadeloupe qu’en France métropolitaine et 3 fois plus qu’en Suède.
  • l’altitude : l’index UV augmente d’environ 10% pour 1000 mètres d’élévation.
  • la réverbération : la neige en hiver, le sable et l’eau en été peuvent doubler la quantité d’UV.
  • l’épaisseur de la couche d’ozone, la concentration de pollutions diverses et enfin les nuages, dont le rôle peut être trompeur. Si les nuages bas et sombres (cumulo-nimbus) peuvent absorber la quasi-totalité des UV, les nuages d’altitude (cirrus et altostratus) donnent une fausse impression de sécurité en réduisant la luminosité sans réduire significativement l’intensité des UV.

Les effets des UV

En faible quantité, le rayonnement UV est indispensable pour la santé. Il permet la synthèse de la vitamine D, mais aussi de traiter plusieurs maladies dont le rachitisme, le psoriasis et l’eczéma. Sans eux, il n’y aurait pas de vie sur Terre.

Revers de la médaille : les UV peuvent également causer des dégâts sur notre santé si l’on ne se protège pas suffisamment. Cancers, mélanomes, vieillissement cutané, coups de soleil, insolations, cataractes, sont autant de dangers induits par une exposition sans modération.

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