Générations X Y Z : comment travailler ensemble ?

Quand les générations X, Y, Z se côtoient au sein d’une même équipe, les incompréhensions peuvent se multiplier. Or elles peuvent avoir des conséquences importantes sur l’ambiance au travail, mais aussi l’implication de tous et un turn-over difficile à gérer. Pour savoir comment manager et travailler avec les générations X, Y et Z, Paparazzi fait le point sur ce qui les divise, et surtout ce qui les rassemble.

Générations X Y Z, qu’est-ce que c’est ?

À l’origine, il s’agit du concept développé par un professeur de management américain qui a distingué la génération X, venant après les baby-boomers, de la génération Y, née à partir de 1981. La différence selon lui venait de leur rapport et de leurs attentes vis à vis du travail. Et donc des facteurs de motivation. Ainsi on différencie les baby-boomers, nés après 1946, qui ont quitté ou quittent progressivement le marché du travail, et les générations X, Y et Z.

La génération X, née entre 1961 et 1980

Pas encore séniors, mais plus vraiment jeunes. Une génération décrite comme respectueuse de la hiérarchie et des règles. Elle est fidèle à son employeur, connaît peu de changements de carrière ou même d’entreprise. Le revers de la médaille, c’est qu’elle reste même si elle n’aime pas son travail, ce qui peut être source de tensions. 

Ce qu’ils veulent : ils aspirent à de la flexibilité et de l’autonomie. Ils s’impliquent dans des activités à côté (ou aimeraient pouvoir), ou vis-à-vis de leur famille. Le travail, c’est sacré, mais il est séparé de la vie personnelle, qui doit primer. Ils ont besoin de confiance et de liberté, et pas de supervision constante. 

La génération Y, née entre 1981 et 1995

Très connectés, ils recherchent dans le travail un épanouissement, des responsabilités, du plaisir. Cette génération a un problème avec la hiérarchie, n’aime pas la routine, aime être stimulée. Ce qui va de pair avec une certaine mobilité dans la carrière. Ils sont très indépendants, et ont une grande confiance en eux. Les Y s’adaptent vite et bien, sont débrouillards. Ils s’expriment facilement, aiment la liberté, la flexibilité et être motivés par des objectifs ou de nouvelles connaissances.

Ce qu’ils veulent : être responsabilisés, formés ; que leurs idées soient écoutées, notamment pour ce qui touche à la communication digitale et aux réseaux sociaux. La formation et le perfectionnement sont très importants pour les retenir ; une certaine flexibilité sur les horaires également. Ce n’est pas toujours évident à mettre en place en salon, mais on peut trouver des arrangements.

La génération Z, née à partir de 1996

Les plus jeunes, ultra-connectés, qui ont fait leur apparition à partir de 2012 en salons ou instituts. Ils sont très indépendants, ont l’esprit d’entreprenariat. Ils aspirent à de grandes choses, aiment tenter et tester des choses. L’échec n’est pas une fatalité, mais ils ont un énorme besoin de reconnaissance. Ils ont sont beaucoup dans la communication, dans leur image. On leur reproche un manque de concentration dû au « zapping » lié aux réseaux sociaux.

Ce qu’ils veulent : s’épanouir, et un métier qui a du sens, une finalité. Ils veulent aimer ce qu’ils font, en être fier.e.s. Un employeur socialement et/ou écologiquement impliqué compte beaucoup. 

générations X Y Z

Le management intergénérationnel

Aujourd’hui, le manque de compréhension quotidien entre les générations peut poser des problèmes au travail. Les plus matures reprochent aux plus jeunes leur impatience, leur manque d’investissement ou ce qu’ils prennent pour un manque de respect ; ces derniers leur reprochent de ne pas vivre avec leur temps et de rester figés dans leurs habitudes. C’est d’autant plus vrai dans un travail comme la coiffure ou la beauté, très ancré dans les tendances et la nouveauté, et qui ont une énorme visibilité sur les réseaux sociaux. Ainsi, les « digital natives » (générations X et Y) ne comprennent pas le manque d’implication numérique de leurs aînés, car pour eux, c’est très intuitif. Et les X ont l’impression d’être abandonnés sur le bord de la route. Les plus jeunes sont difficiles à manager : ils ont l’impression d’avoir déjà beaucoup appris virtuellement, veulent faire leurs expériences et n’apprécient pas les consignes et la hiérarchie.

Au final, cela donne une équipe peu soudée, peu engagée pour l’établissement, et beaucoup de frustration. Ce qui se traduit par de l’absentéisme et du turn-over. Il est donc très important de veiller à satisfaire tout le monde, et fluidifier la communication.

Car dans le fond, les différences ne sont pas si importantes. Elle sont même une richesse, sources d’échanges, de savoir, d’expérience, de nouveauté, de créativité. Toutes et tous aspirons à la même chose : un travail épanouissant, et une bonne ambiance au quotidien. Ce sont les biais pour y arriver qui sont différents. Et c’est ce qu’il est important de savoir quand on recrute quelqu’un ou qu’on manage une équipe.

générations X Y Z

X, Y, Z : comment les faire cohabiter ?

Les différences entre les générations sont bien présentes, mais nous avons tous une bonne base en commun : une bonne ambiance de travail, une équipe soudée, et de la reconnaissance. Il faut donc avant tout créer du lien, qui passe à la fois par le numérique (création d’une conversation Whatsapp d’équipe par exemple), ou IRL, comme disent les digital natives (In Real Life = dans la vraie vie) pour souder l’équipe, via des activités conviviales comme des repas, des soirées, qui réunissent toutes les générations. Tous les facteurs de motivation peuvent bénéficier à tout le monde :

  • laisser aux plus jeunes l’opportunité de prendre en charge la communication sur les réseaux sociaux ou de leur permettre de se former pour ;
  • donner du sens à son métier en multipliant les initiatives solidaires et écologiques ;
  • redéfinir les plannings pour coller aux besoins de chacun, quitte à établir des rotations ;
  • choisir des formations qui vont plaire à chacun, puis qu’il y ait une transmission à l’équipe…

Une chose est certaine : le bien-être au travail passe par la communication. Et le choc des générations est une chose bien plus ancienne que les théories X, Y ou Z. Contester l’autorité fait partie de l’ADN des plus jeunes : chacun l’exprime en fonction de son époque. 


Publié par

Clémence Brescon

Clémence Brescon

Rédactrice beauté et santé pour la presse magazine depuis plus de dix ans, je pourrais passer des heures à vous parler bien-être, cosmétiques, diététique, des dernières tendances aux méthodes les plus traditionnelles. Les nombreux experts passionnés que j’ai eu la chance de rencontrer au fil des années m’ont convaincue que la beauté n’avait rien de futile. Esthéticiennes, facialistes, coiffeurs, spécialistes de la formulation cosmétique ou de nouvelles technologies, dermatologues, médecins esthétiques ou coachs sportifs, nous sommes tous d’accord pour dire que la beauté est essentielle pour parvenir au bien-être et à la confiance en soi. Esthétique et bien-être, beauté et santé, forme physique et état psychologique… tout est intimement lié. Je vous propose de partir, ensemble, explorer ce monde fascinant.

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