velecta

Un air nouveau souffle chez Velecta

En avril 2019, Nicolas Chausson a racheté Velecta Paramount, société 100% française ultraspécialisée dans la fabrication de sèche-cheveux professionnels depuis 1936. Fort de sa connaissance du marché professionnel de la coiffure et de sa démarche marketing éprouvée, Nicolas Chausson entend bien rendre ses lettres de noblesse à une marque qui propose aujourd’hui les outils les plus performants de son secteur.

Nicolas Chausson, un entrepreneur entreprenant pour Velecta

Après un parcours réussi chez L’Oréal, Nicolas Chausson a crée et a dirigé GHD France pendant un peu plus de 10 ans, jusqu’au rachat de la marque par Coty/Wella. Fort du succès rencontré avec GHD et amoureux du secteur de la coiffure, Nicolas Chausson a repris, en avril 2019, une marque emblématique et artisanale dans le sens le plus noble du terme.

Il a trouvé chez Velecta Paramount un véritable trésor : une marque 100% française, indépendante et familiale, des produits de qualité dédiés aux professionnels de la coiffure et qui font leurs preuves depuis 85 ans mais aussi des personnes investies dans leur travail et au savoir-faire incontestable.

Entre Velecta Paramount et Nicolas Chausson, ce fut comme une évidence, un coup de cœur et il a su tout de suite voir le potentiel et les qualités de cette marque. De son côté Michel Guilloson, qui détenait la marque depuis 1980, lui a transmis les rênes en toute confiance.

Arrivé à la tête de l’entreprise, Nicolas Chausson, en excellent marketeur qu’il est, a pris le temps de découvrir la marque, le travail de fabrication, l’héritage laissé par Michel Guilloson et a décidé de transformer une usine de fabrication en véritable marque d’experts en s’appuyant sur 3 piliers fondamentaux :

  • Une fabrication 100% française
  • Des produits dédiés aux professionnels de la coiffure
  • Une marque à affirmer

Velecta, une fabrication 100% française

Velecta Paramount fabrique des sèche-cheveux ultraperformants, éco-responsables et 100% français depuis près de 85 ans. En effet, les outils fabriqués dans les usines de Velecta sont pensés, conçus, fabriqués et assemblés en France. C’est une fabrication artisanale avec des hommes et des femmes, des emplois, de la proximité… C’est ce qui a séduit Nicolas Chausson qui compte bien préserver cette responsabilité sociale pour en faire une force grâce à une très grande réactivité dans la fabrication et la réflexion des produits.

Des outils dédiés aux professionnels

Les outils Velecta sont des outils pensés et dédiés aux professionnels de la coiffure et en cela rien ne changera, Nicolas Chausson y tient, tout comme il tient à mettre en avant la parole de l’expert afin de valoriser le coiffeur auprès de sa clientèle. C’est pourquoi il a décidé de changer les noms de ses produits pour permettre au coiffeur de mieux le comprendre et donc de mieux transmettre son savoir.

La renaissance d’une marque

Velecta Paramount est une marque qui, peu à peu, a perdu en notoriété. De plus, peu à peu le nom des outils sont devenu des lettres et des chiffres mais sans aucune référence réelle… Les noms des produits  ne voulaient plus rien dire et n’étaient pas compréhensibles. Tout le monde connait le « TGR » bien plus que la marque elle-même mais sans savoir ce que les chiffres « 3600 » voulaient dire.

Nicolas Chausson a décidé de remettre tout à plat et de redonner un vrai sens à la marque et aux produits.

Tout d’abord, Velecta Paramount est devenu Velecta Paris, en référence à la marque d’origine, avec un logo clair et identifiable. Ensuite, il a souhaité changer le nom des produits pour une lecture simple et compréhensible des outils en mettant en avant la puissance des outils, tout en privilégiant la parole d’expert des coiffeurs. Ainsi sont nées trois séries de sèche-cheveux classées par puissance :

  • Soft Power qui va de 1300 à 1740 watts
  • Easy Power qui va de 1740 à 2000 watts
  • High Power pour des outils de 2000 watts et plus

Ensuite, la gamme est partagée en trois catégories :

  • Original pour les produits historiques de la marque
  • i pour les outils à la fonction ionique
  • TGR pour les sèche-cheveux compacts

Côté « nom », chaque sèche-cheveux exprime la puissance et la gamme.

Ainsi, le TGR 3600, outil phare de la marque, devient  l’Iconic TGR 1.7, pour ses 1700 watts de puissance. De son côté, le TGR Eco XP devient l’Iconic TGR 2.0 i pour ses 2000 watts de puissance et sa fonction ionique.

  • Dans la série Soft Power on retrouve la gamme Original
  • Dans la série Easy Power on retrouve la gamme Iconic
  • Et on découvrira bientôt les nouveaux produits dans la gamme High Power.

Un marketing à toute épreuve

Après avoir revu la marque et les noms des outils, Nicolas Chausson ne laisse rien au hasard et continue la révolution Velecta Paris pour rendre la marque plus sexy avec des couleurs modernes et chics et des packagings revisités plus compréhensibles, plus visibles et plus désirables.

Nicolas Chausson désire aussi redonner la parole aux coiffeurs, les experts du cheveu en leur proposant des fiches produits claires, lisibles et valorisantes.

Il a aussi mis en place une traçabilité des produits avec un code unique pour chaque sèche-cheveux qui permet de retrouver tout de suite qui a acheté le produit si celui-ci doit se retrouver jeté dans la nature ou remisé sur internet.

Et bien sûr Velecta Paris a investit les réseaux sociaux comme Facebook, Instagram et Tik-Tok.

Nicolas Chausson a mis en place de nouveaux moyens de communication, mais aussi une nouvelle réflexion sur les produits qui va conduire courant avril au lancement d’une belle innovation… Affaire à suivre donc !


Freak Out by Pierre Ginsburg

Pierre Ginsburg nous présente sa nouvelle collection, Freak Out, directement inspirée du New-York de la fin des années 70, à l’époque où tout le monde se bousculait pour rentrer au Studio 54. Une époque faste où les personnalités exubérantes affichaient des chevelures tout aussi excessives sans aucun complexe.


Coiffeur-coloriste : Pierre Ginsburg pour Revlon Professional . MUA : Hicham Ababsa . Photographie : Louis Piquemil . Modèles : Inga et Margaux . Agence : What Else Agency


Devenez l’un des Meilleurs Artisans de France 2021 !

La 3ème édition des Meilleurs Artisans de France vient d’être lancé par RMC ! Une belle façon de faire briller et reconnaitre la coiffure comme un métier artisanal et porteur ! Alors à vos peignes, ciseaux, rouleaux, pinces et laque…

Les artisans de France ont du talent

L’artisanat, premier employeur de France avec 1,3 million d’entreprises et 2,3 millions de salariés, est la colonne vertébrale de notre économie. Le savoir-faire de nos artisans est précieux, porteur d’avenir et il mérite d’être connu et reconnu.
Dans le contexte actuel, les artisans font preuve d’une grande résilience et ils se battent quotidiennement pour sauvegarder leurs emplois, satisfaire leurs clients.es et montrer tout leur savoir-faire. Avec ce concours, RMC souhaite les mettre en valeur et il a, cette année, une saveur toute particulière, à un moment où toutes les possibilité de se mettre en avant tournent au ralenti.

C’est pourquoi RMC en partenariat avec WorldSkills France ont décidé, pour la 3ème fois, de récompenser et de promouvoir certains métiers d’excellence de l’artisanat français. Et si l’esthétique n’est pas encore représenté, la coiffure l’est pour la deuxième fois depuis les débuts du concours.

Comment devenir l’un des meilleurs Artisans de France ?

Est éligible :

  • Tout Artisan travaillant pour son propre compte et enregistré au Répertoire des Métiers (RM) et bénéficiant de sa carte professionnelle d’Artisan dans l’un des métiers retenus pour cette troisième édition.
  • Tout Salarié d’une société artisanale enregistrée au Répertoire des Métiers (RM) et bénéficiant de sa carte professionnelle d’Artisan dans l’un des métiers retenus pour cette troisième édition.

Un sujet d’épreuve pour la compétition est défini pour chaque métier. Il est exécuté par les candidats qui démontrent ainsi la maîtrise de leurs compétences.

Les métiers en compétition

Pour l’édition 2021, RMC a décidé de retenir 7 métiers susceptibles de concourir.

Ce sont, par ordre alphabétique :

  • Art floral
  • Carrelage
  • Coiffure
  • Maçonnerie
  • Peinture
  • Décoration
  • Plâtrerie
  • Plomberie
  • Chauffage

Selon le règlement de la compétition 2021 des Meilleurs Artisans de France : « La coiffure est l’art d’arranger les cheveux, éventuellement de modifier leur aspect extérieur. Le/la coiffeur(se) peut également être amenée à arranger/ travailler la barbe. Cet art implique différents types d’interventions : les couper, les lisser ou les défriser, les tresser, les teindre, les décolorer, les poudrer, les enduire de substances variées, leur adjoindre de faux cheveux (sous la forme d’une perruque ou d’un postiche ou rallonge capillaire) ou les ornementer de façon plus ou moins sophistiquée selon le souhait du client. Ce métier correspond à des objectifs esthétiques qui nécessitent une maîtrise technique et une parfaite connaissance du cheveu. Le/la coiffeur(se) travaille généralement (mais pas uniquement) au sein d’un salon de coiffure dans lequel il/elle reçoit, lave et coiffe les cheveux pour dames, hommes et enfants.« 

Les dates du concours des Meilleurs Artisans de France 2021

  • Du lundi 15 février au vendredi 9 avril 2021 : inscriptions.
  • Du 15 mars au 9 avril 2021 : le concours se déplace pour une tournée de 14 dates.
  • Du 12 au 22 avril 2021 : délibération du jury composés d’experts des métiers représentés.
  • Le 27 mai 2021: finale du concours des Meilleurs Artisans de France 2021 avec 6 représentants par catégorie de métier.
  • Le 28 mai : remise des prix.
  • Le 14 juin : édition spéciale en images de la finale des Meilleurs Artisans de France 2021 sur RMC Story

En déposant sa candidature, le candidat s’engage à se rendre disponible au minimum :

  • lors d’une conférence téléphonique de 2h pour le briefing technique prévu au mois de mai 2021.
  • le mercredi 26 mai 2021 après-midi pour le repérage du site de l’épreuve finale à Paris.
  • le jeudi 27 mai 2021 toute la journée pour l’épreuve finale à Paris.
  • le vendredi 28 mai jusqu’à 16h pour la remise des prix en direct sur RMC à Paris.

À noter :

  • Les frais de déplacement et d’hébergement seront pris en charge par l’organisation
  • La finale se déroulera le jeudi 27 mai 2021 au Paris Event Center où les artisans retenus par le jury s’affronteront lors d’une journée d’épreuves.
  • Le lendemain, serons révélés les 7 lauréats lors d’une émission spéciale « Neumann/Lechypre » sur RMC et RMC Story.

La dotation du concours

  • Chaque vainqueur par métier en compétition recevra la somme de 2000 euros net ainsi qu’une médaille du « Meilleur Artisan de France RMC ». 
  • Le vainqueur pourra se prévaloir du titre de « Meilleur Artisan de France 2021 » pendant une durée de 10 années et pourra jouir de ce label et logo sur l’ensemble de sa communication. 
  • Dans le cas d’un salarié d’une entreprise, l’entreprise et le salarié pourront se prévaloir du titre de « Meilleur Artisan de France 2021 », tout au long de leur collaboration et pendant une durée de 10 années.
  • Toutes les candidates et tous les candidats ayant participé au concours se verront attribuer un certificat de participation. 

Sur les pas de Nelly qui a gagné en catégorie coiffure

meilleurs artisans de France

Les Meilleurs Artisans de France 2021, 3ème édition.

Renseignements :


l’aide à l’embauche d’un apprenti en 2021

Le gouvernement a décidé, par l’intermédiaire de deux décrets publiés au journal officiel du 27 février 2021, de prolonger d’un mois le dispositif exceptionnel pour l’embauche d’un apprenti pour les contrats conclus entre le 1er et le 31 mars 2021. D’un autre côté, l’aide unique concerne les contrats conclus avant le 1er juillet 2020 et à partir d’avril 2021. Elle peut être demandée lors de la 2e année du contrat en 2021.

L’aide exceptionnelle pour une embauche d’un apprenti en mars 2021

Pour obtenir l’aide à l’embauche d’un apprenti

Pour une entreprise de moins de 250 salariés, il faut remplir deux conditions pour obtenir l’aide exceptionnel à l’embauche d’un apprenti :

  • Le contrat doit être signé entre le 1er et le 31 mars 2021
  • Le diplôme ou le certificat professionnel délivré à la suite du contrat d’apprentissage doit être compris entre le niveau Bac +2 et le niveau Master (Bac +5).

Montant de l’aide

  • 5 000 € maximum pour l’année si l’apprenti est mineur
  • 8 000 € maximum pour l’année si l’apprenti est majeur

Versement de l’aide

L’aide est accordée et versée automatiquement après les 2 démarches suivantes :

  • le contrat d’apprentissage est signé et l’employeur l’a transmis à son Opco,
  • l’employeur a envoyé sa déclaration sociale nominative (DSN) mensuelle.

L’employeur mentionne dans la DSN les informations concernant cette nouvelle embauche.

L’aide est versée à l’employeur chaque mois lors de la 1re année du contrat d’apprentissage.

Exemple : si l’aide s’élève à 8 000 €, alors l’entreprise reçoit chaque mois pendant 1 an : 8 000 € /12 = 666.67 €.

Si le contrat est supérieur a une durée d’1 an, l’entreprise peut demander l’aide unique lors de la 2e année du contrat, à partir du 1er avril 2021.

L’aide unique à l’embauche d’un apprenti à partir d’avril 2021

Pour obtenir l’aide à l’embauche

3 conditions sont à remplir pour obtenir l’aide unique à l’embauche d’un apprenti.

L’entreprise doit :

  • avoir un apprenti sous contrat,
  • compter moins de 250 salariés
  • recruter un apprenti qui prépare un diplôme ou un titre à finalité professionnelle de niveau inférieur ou égal au Bac (Bac +2 pour les départements et régions d’outre-mer).

Montant de l’aide

  • 1re année d’exécution du contrat : le montant maximum de l’aide est de 4 125 €
  • 2e année d’exécution du contrat : le montant maximum de l’aide est de 2 000 €
  • 3e année d’exécution du contrat (et la 4e année si le contrat dépasse les 3 ans) : le montant maximum de l’aide est de 1 200 €

Comment demander l’aide

L’aide unique peut être demandée à partir du 1er avril 2021.

L’employeur doit envoyer le contrat d’apprentissage à son opérateur de compétences (OPCO) . Selon l’OPCO, le dépôt se fait soit en ligne via leur site internet, soit par courrier.

Versement de l’aide

Une fois l’enregistrement du contrat et l’envoi de la DSN mensuelle faits, le versement de l’aide est automatique.

Chaque mois, l’Agence de services et de paiement (ASP) envoie un avis de paiement à l’employeur, consultable sur la plateforme Sylaé.

En cas de rupture du contrat avant sa date d’échéance : l’aide est versée jusqu’au dernier mois du contrat. Pour les mois qui suivent la fin de la relation contractuelle, les sommes perçues en trop doivent être remboursées à l’ASP.


all-star challenge

All-Star Challenge 2021 : c’est parti !

Le grand concours professionnel international All-Star Challenge de la marque de cosmétiques pour hommes American Crew® débute ce 1er mars ! Ce concours réunit chaque année les coiffeurs barbiers les plus inspirés venus du monde entier, et les encourage à mettre leur technique et leur talent à l’épreuve pour créer des looks qui traduisent l’esprit avant-gardiste et intemporel d’American Crew®

Le concours All-Star Challenge

Le concours All-Star Challenge réunit les barbiers et les coiffeurs qui souhaitent montrer leur talent, en utilisant les produits American Crew®, pour créer des looks qui traduisent l’esprit avant-gardiste et intemporel de la marque. Inspiré de l’engagement d’American Crew® pour les salons professionnels, ce qui a commencé comme un simple concours national s’est transformé en un événement mondial. Il a permis d’offrir de belles opportunités à plus de 11 000 coiffeurs du monde entier depuis sa création.

Porté par David Raccuglia, le fondateur de la marque American Crew®, ce concours est devenu au fil du temps un événement très attendu de l’industrie capillaire. Il a de plus, révélé de nombreux talents depuis sa création.

Conditions de participation au concours All-Star Challenge

Pour participer au concours All-Star Challenge, les coiffeurs sont invités à créer un look qui représente au mieux l’esprit de l’Homme American Crew®. Ce look doit être représenté sur le modèle choisi et mis en valeur par le biais de deux portraits en noir et blanc.

Le même modèle avec le même stylisme doit se trouver devant un fond neutre :
•1 photo du modèle pris de face
•1 photo avec le modèle de profil

Les photos doivent être accompagnées d’un bref descriptif du look et des produits qui ont servi à le créer. Les photos doivent être envoyées sur le site allstarchallenge.americancrew.com.

all-star challenge

Les dates à retenir :

  • Les inscriptions sont ouvertes du 1er mars au 15 mai 2021.
  • Les gagnants mondiaux seront annoncés le 7 juin 2021.

Critères d’évaluation

Les candidatures seront évaluées en fonction de cinq compétences fondamentales différentes :

  1. Barbe et rasage : maîtrise des techniques de barbe, rasage, tondeuse.
  2. Expertise en texturisation : capacité à faire preuve de compétences techniques, de forme et de contrôle tout en travaillant avec des cheveux très texturés.
  3. Longueur : excellence dans la coupe et le coiffage de la longueur des cheveux tout en conservant un côté masculin.
  4. Rétro : capacité à recréer une coupe classique du passé avec une excellente technique dans la coupe et le coiffage.
  5. Tendance : capacité à penser à l’avenir en produisant un style qui pourrait devenir une tendance à l’avenir.

Les sélections des candidats

  1. Les candidatures pour le concours mondial sont examinées par les jurys nationaux respectifs.
  2. Chaque pays sélectionne un Gagnant National parmi tous les dossiers reçus.
  3. Les dossiers des Gagnants Nationaux sont soumis au Jury International.
  4. Cinq d’entre eux se verront récompensés par le titre de Gagnant Mondial.

Pour la toute première fois, une édition étudiante du concours est organisée aux États-Unis. Un comité local qui sélectionnera l’étudiant gagnant.

Les gagnants du All-Star Challenge

Les cinq gagnants du All-Star Challenge 2021 recevront une récompense de 5 000 $ et un voyage tous frais payés à Barcelone, en Espagne. Ils participeront à une séance de photos éditoriale aux côtés du fondateur américain de la marque American Crew® et photographe David Raccuglia.

Suivez les pas de…

Pour suivre les pas des anciens finalistes français du concours All-Star Challenge, inscrivez-vous sur le site internet d’American Crew®.

Les anciens finalistes français : Fabien Tonicello, Rabba Bouzghaia, Alexandre Monteil, Guillaume Fort.

Et tous vous le diront : ce concours international est un formidable tremplin ! Vous vous challengez, vous rencontrez des participants internationaux, vous échangez et vous gagnez une expérience unique quelques soient les résultats.


J’ai testé une esthéticienne pas comme les autres…

J’ai testé l’esthéticienne installée dans la nouvelle cabine esthétique de la Maison de Coiffure Christophe Nicolas Biot à Paris 6. Ce fut une expérience hors du commun, comme tout ce qui se passe dans ce lieu parisien qui pratique la beauté sous toute ses formes. Je vous raconte mon expérience hors du commun chez éthicienne hors du commun. Avec Brigitte Dubray une séance chez l’esthéticienne prend une autre dimension. Exit les gestes maintes fois répétés et les protocoles strictes de soins.

La méthode Brigitte Dubray dit l’Alchimiste

Vous aimez les massages ? Les conseils ? Les soins personnalisés ? Brigitte est la femme qu’il vous faut.

Installée depuis peu au sein de la Maison de Coiffure Christophe Nicolas Biot Paris 6, l’alchimiste Brigitte Dubray a posé ses potions magiques, végétales et naturelles dans un écrin isolé du tumulte du salon. Dans la cabine de Brigitte vous ne trouverez que des produits exceptionnels et uniques qu’elle utilise avec attention et qu’elle concocte avec son chimiste. C’est pour cela qu’elle les connait si bien et peut en parler avec assurance. Elle sait ce qu’ils contiennent, ce qu’ils apportent à la peau et les résultats que l’on peut escompter. Fortement dosées en produits actifs, efficaces et uniques, ses crèmes remportent tous les suffrages. Une fois essayées vous ne pourrez plus vous en passer.

Votre soin va découler d’une rencontre entre deux personnes et deviendra un coup de cœur. Brigitte prend le temps d’analyser votre peau comme personne. Elle fait connaissance avec votre épiderme et raconte son histoire. Et pas que l’histoire de votre épiderme. Elle parle d’astrologie aussi, de médecine chinoise, de médecine esthétique, d’ingrédients secrets et naturels, de sentiments contenus qui brouillent le teint et contraignent le corps, de médicaments perturbants ou bloquants l’énergie, de dérèglements qui déstabilisent l’être intérieur… Pour elle, ce que l’on voit à l’extérieur est le résultat de ce qu’il se passe à l’intérieur. Brigitte décrypte chaque visage, chaque signe du corps qu’elle voit et appréhende la beauté dans sa globalité. Tous les défauts que l’on peut voir sur notre peau ont une origine. Elle préfère s’y attaquer plutôt que de ne soigner qu’en surface. Parfois cela prendra du temps, parfois l’amélioration se verra tout de suite… mais en tout cas cela demandera une nouvelle hygiène de vie et de l’entretien.

esthéticienne

Des résultats visibles à long terme

Elle masse le corps, va à sa rencontre et insiste là où ça coince. Elle mélange des huiles essentielles et ajoute des crèmes pour proposer à votre peau le meilleur et le plus adapté des soins.

Accompagnés d’une bonne routine et d’une bonne hygiène quotidienne, les résultats obtenus sont visibles à court terme et surtout sur le long terme. Une peau à boutons retrouve de la sérénité, un teint brouillé devient éclatant, la peau fripée se lisse… Brigitte est une magicienne de l’esthétique et l’on se passe ses coordonnées entre bonnes copines. Elle apporte de l’intention dans ses gestes et ses soins et c’est ce qui les rend exceptionnels.

Une séance avec Brigitte se termine par une émission de vibrations douces émises par deux diapasons de 432hz. Ces vibrations trouvent leur chemin automatiquement, se répandent dans la partie du corps souhaité, et envoient une information à la cellule. Ce n’est pas pour rien que la vibration de 432hz s’appelle la vibration du bonheur ! Cette fréquence est connue pour transmettre une énergie bienfaisante et favoriser le bien-être.

Un rendez-vous dure une heure ou deux… Nous sommes hors du temps et plus rien n’a d’importance. Brigitte prend son temps. On écoute ses conseils et ce qu’elle a à dire sur l’état de notre peau. Elle fait une prescription personnalisée avec la gestuelle adéquate pour le meilleur des résultats. Un nouveau rendez-vous est pris dans un mois ou deux pour voir comment la peau a réagit et évolué.

La rencontre entre Christophe-Nicolas Biot et Brigitte Dubray

Tous les deux adeptes des soins naturels, végétaux et ultra-personnalisés, Christophe-Nicolas Biot et Brigitte Dubray étaient faits pour se rencontrer et travailler ensemble. Au sein de la Maison de Coiffure de Paris 6, Christophe-Nicolas a mis à la disposition de Brigitte une cabine élégante, calme et cosy. Un espace hors du temps où les femmes et les hommes trouvent un havre de paix.

Qui est Christophe-Nicolas Biot ?

Christophe-Nicolas Biot est un visionnaire de la coiffure. Toujours en avance d’une tendance et à l’écoute de ses clients.es, il devient le traducteur de leurs envies et de leurs besoins.

Dans son enfance Christophe-Nicolas Biot rêvait de devenir coiffeur. Il est aujourd’hui bien plus que cela. Coiffeur certes, mais aussi entrepreneur, directeur artistique, artiste créateur de spectacles, ambassadeur international pour Wella Professionals, créateur de concepts et de ses propres lignes de produits… Il multiplie les casquettes et les projets sans jamais perdre de vue son ambition : répondre aux besoins des femmes et des hommes aujourd’hui en salon. Hyperactif, doté d’une grande curiosité, Christophe-Nicolas Biot cherche sans cesse à proposer le meilleur à ses clients. Toujours un nouveau projet en tête, sa philosophie est d’avancer sans se retourner.

Christophe-Nicolas Biot n’a pas attendu l’effet de mode actuel concernant le bio et le végétal auquel tout le monde tend à coller aujourd’hui. Pour lui être bio et végétal est un état d’esprit, une philosophie et un choix de vie.

Qui est Brigitte Dubray ?

Brigitte a travaillé pendant plusieurs années avec Joëlle Ciocco. Les soins naturels anti-âges, beauté des peaux jeunes et moins jeunes, que ce soit pour les hommes ou les femmes n’ont plus de secrets pour elle. Brigitte place la gestuelle quotidienne au cœur de la réussite de ses prescriptions. Toutes ses solutions beauté se font en fonction d’un profil personnalisé et de l’hygiène de vie de chacun. Brigitte s’inspire de différents univers et adapte dans sa cabine des solutions médicales, ancestrales et naturelles. Elle privilégie les produits vivants, extraits de plantes fraîches, sans parfum, sans conservateur aux formules uniques.

Pour prendre rendez-vous avec Brigitte Dubray : 06 12 13 80 38


Emmanuelle Cherrier ou comment redorer le blason de la coiffure

Après plus de vingt ans d’expérience en salon, Emmanuelle Cherrier se lance dans une nouvelle aventure avec « L’oreille du coiffeur ». Une initiative complète, dans laquelle elle met son expérience au service de la profession, mais aussi d’une cause : rendre à la coiffure ses lettres de noblesse en favorisant apprentissage et formation.

Quel est ton parcours ?

Emmanuelle Cherrier : Je suis amoureuse de la coiffure depuis l’âge de 5 ans. En 2008, j’ai ouvert mon salon à Epinay sur Orge, Coiffure en scène. Un lieu avec une ambiance qui me ressemble, qui alliait mes deux passions : la coiffure et le théâtre.  Un décor chargé, dorures, velours, très rococo, qui a grandi avec les années. J’ai eu jusqu’à six salariés en même temps, de nombreux apprentis, on a fait beaucoup de choses, beaucoup de formations, de coiffures de défilés avec des écoles… Je faisais des soirées avec des troupes de théâtre amateur dans le salon. Des moments conviviaux, des événements gratuits avec un spectacle, puis un apéritif, qui mélangeaient clients et amateurs de théâtre…

Quel est le rôle du coiffeur selon toi ?

Emmanuelle Cherrier : Je crois vraiment que les artisans et les commerçants ont un rôle à jouer dans la création de lien social. Les coiffeurs encore plus. Nous avons un savoir-faire qui est certain, qui aide les gens, mais nous faisons bien plus que cela. Beaucoup de coiffeurs sont passionnés, mais ça ne suffit pas. Durant toutes ces années, tout n’a pas été rose non plus. J’ai pu expérimenter les problèmes de communication, au sein d’une équipe, mais aussi avec les clients, parfois. Et surtout, un problème majeur : l’image de la profession auprès des plus jeunes, avec de grandes difficultés à recruter et fidéliser des collaborateurs. La transmission est très importante, mais la beauté du métier est mal perçue. J’ai été ambassadeur apprentissage pour l’UNEC, entre autres initiatives. En septembre 2019 j’ai revendu le salon, avec l’idée qu’il fallait que je me serve de toutes ces expériences pour redorer le blason de la coiffure. Pour moi, cela doit passer par un autre regard sur l’apprentissage : il faut accueillir les jeunes, leurs difficultés, avoir de l’empathie face à l’apprenant.

Quelles sont les difficultés du métier ?

Emmanuelle Cherrier : Aujourd’hui, quand on gère un salon, on a de nombreuses casquettes : artisan, manager, communiquant, maître d’apprentissage… quand on veut être un patron bienveillant, on s’oublie soi-même pour plaire, satisfaire. J’aimerais que les personnes qui sont attirées par ce nouveau management, un management empathique, bienveillant, ne tombent pas dans le travers de s’oublier. Le manager ne doit pas confondre rapport humain et professionnel : il faut les deux. Mais aujourd’hui les managers sont en souffrance, ils n’arrivent pas à recruter. On n’arrive pas à trouver chez les candidats à la fois un savoir-faire et un savoir-être. Et quand on a trouvé, il faut gérer au quotidien : le bien-être au travail doit être un travail d’équipe. Il faut apprendre à vivre ensemble et travailler ensemble. Mais ça va au-delà des équipes : quand on fait son métier avec passion, et que certains clients sont mécontents, notamment parce qu’on ne s’est pas compris, on peut prendre les choses de manière personnelle. Il y a les clients, mais aussi les représentants, les formateurs… tous ces gens avec qui on est amené à travailler et à échanger. Parfois, on ne se comprend pas. Dans ces moments d’incompréhension, on pense bien faire, mais le bon sens ne suffit pas toujours. Et on se retrouve en grande souffrance.

Quelles sont tes solutions face à ces problèmes de management ?

Emmanuelle Cherrier : L’écoute et la communication. Aujourd’hui on est face à un contexte de changement managerial. On souhaite aller vers un management sympa, ne pas être le méchant patron, mais ce n’est pas évident. On est dans une phase de transition : soit on va basculer du bon côté soit on retournera vers les vieilles méthodes. De mon côté, j’ai observé beaucoup de difficultés dans le management, au sein de mes équipes, mais aussi chez des confrères et consœurs. Ça a entraîné beaucoup de questionnement, de remise en question, tout un cheminement. On n’est pas vraiment formé.e pour ça, même quand on pense agir avec empathie et bon sens. J’ai découvert et je me suis formée à deux méthodes de compréhension de l’autre et de communication : les méthodes Herrmann et Carl Rogers. La méthode Herrmann consiste à comprendre les gens, et apprendre à leur parler pour qu’ils nous comprennent. On réalise un test, sous forme de questionnaire que je suis habilitée à faire passer, pour définir quelles caractéristiques cérébrales nous définissent le mieux. C’est passionnant. Carl Rogers est une méthode, très élaborée, qui apprend à communiquer de façon empathique et bienveillante. Maintenant, j’ai les clés pour gérer les situations de stress, apaiser les tensions et je souhaite les partager avec le plus grand nombre.

L’apprentissage est très important pour toi, pourquoi ?

Emmanuelle Cherrier : Tout est parti d’un constat. Quand j’ai eu du mal à recruter et trouver des apprentis, je me suis tournée vers l’UNEC et les écoles de coiffure pour comprendre pourquoi. Aujourd’hui, peu d’élèves apprentis en coiffure le sont par choix. Ils ont été orientés dans la filière coiffure par défaut. Résultat, à la fin de la première année, il n’est pas rare que les classes ne comptent plus que 25% de leurs effectifs de départ. Les autres n’ont pas pu voir la beauté du métier. J’ai beaucoup écrit sur le sujet. Je voulais même faire rentrer la coiffure dans le compagnonnage parce qu’il y a des valeurs communes : une histoire, une organisation, des pairs, un savoir-être, un vrai savoir-faire. Ça n’a rien donné, mais aujourd’hui mon but c’est de faciliter la communication avec les apprentis, et leur transmettre ma passion et les valeurs du métier.

Aujourd’hui tu te lances dans une nouvelle aventure, l’Oreille du coiffeur, qui réunit toutes ces idées. Racontes nous ce que tu proposes

Emmanuelle Cherrier : Oui, j’ai décidé de me servir de mon expérience et des formations que j’ai suivi pour aider d’autres salons et d’autres managers. Mon but, c’est de les accompagner, grâce notamment aux méthodes Herrmann et Carl Rogers, en leur amenant des outils de tolérance et d’écoute, du beau et du positif pour redorer notre métier.

Je souhaite apporter ma pierre à l’édifice avec L’Oreille du coiffeur en proposant quatre services :

Il s’agit de faire l’éducation professionnelle de l’apprenti au sein du salon. Beaucoup de coiffeurs prennent des apprentis, mais ils n’ont pas le temps de les former. Et quand ils le prennent, ils ont parfois des problèmes de communication, de blocages, d’attitude. Mais aussi, pour cela, ils prennent sur leur temps de travail effectif en salon. Mon but est, après une phase d’observation, de consacrer une demi-journée par mois, en salon, à l’apprenti pour parfaire son éducation professionnelle et son intégration dans l’équipe. Il s’agit alors pour moi d’aborder toutes les sources de tension, mais aussi les bases : le bac, le shampoing, rincer une couleur, répondre au téléphone… Il faut valoriser le travail de l’apprenti pour qu’il devienne très rapidement indispensable et rentable pour le salon. L’idée c’est qu’il ne se sente pas délaissé, qu’il soit motivé, dans l’apprentissage constant, qu’il prenne du plaisir à apprendre un métier et à travailler. Tout cela en ayant analysé son profil de pensée pour lui apporter le métier de façon personnalisée et apprendre à communiquer. Il s’agit aussi que l’apprenti réponde parfaitement aux attentes du salon et de son manager. Il s’agit de transmettre le plus rapidement possible les valeurs du salon à l’apprenti pour qu’il devienne efficace et rentable tout aussi rapidement.

Sur demande du manager, évaluer ses besoins personnels et/ou ceux de l’équipe : problèmes d’épanouissement d’équipe, de cohésion, d’efficacité, de recrutement, de rentabilité. Toujours grâce aux outils Hermann et Rogers, déterminer pourquoi ils ne communiquent plus ou pas bien et pourquoi la communication ne passe pas. Ces méthodes sont très utiles car elles permettent d’écouter, d’entendre ce qu’il ne se dit pas, faire s’exprimer les gens, mieux accepter ce qu’ils disent. Les accompagner pour s’exprimer, et leur faire comprendre que ce qu’ils expriment est un ressenti du moment et non la réalité, par exemple. Le but est d’amener de la tolérance et de la compréhension au sein de l’équipe.

Il s’agit d’aider les créateurs.trices de salon ou les managers de salons existants qui souhaitent trouver une image et se démarquer de leur concurrence. Il s’agit d’apporter un regard neuf sur l’existant ou le devenir et de proposer un nom, développer une image, travailler des pistes de communication. Tout se fait au cas par cas, en fonction du positionnement du salon, de la personnalité du manager, de son parcours, de ses passions, de ses centres d’intérêt et de ses envies. Le but est de créer une ambiance unique et personnalisée.

Il y a beaucoup de demande de remplacement, ou d’intervention sur de très courtes durées, ponctuellement, ou de manière régulière. Que ce soit pour remplacer un.e manager, un.e coloriste ou un.e coiffeur.euse, je suis là pour intervenir le temps d’un remplacement. C’est une manière pour moi de garder le lien avec le métier, de transmettre et de continuer d’apprendre.

Retrouvez Emmanuelle Cherrier et l’Oreille du Coiffeur sur sa page Facebook et par mail : emmanuelle@loreilleducoiffeur.fr


bilan 2020

Bilan 2020 du marché de la coiffure

Alors qu’arrive la fin de l’année 2020, l’heure des bilans a sonné. Nous avons demandé à Christophe Doré, le Président de l’Union Nationale des Entreprises de Coiffure (UNEC), de faire le point pour nous sur cette année si particulière. Que faut-il retenir de 2020 ? Que nous réserve 2021 ? Paparazzi Capillaire dresse le bilan avec lui.

Paparazzi Capillaire : Que faut-il retenir de l’année 2020 ?

Christophe Doré : 2020 restera une année inédite, voire exceptionnelle : les salons ont été fermés, l’activité économique stoppée durant un quart de l’année ! C’était une année ponctuée d’incertitudes, d’interrogations. Les avis et mesures des comités scientifiques et du gouvernement se contredisent tout le temps. 

On a donc vu s’effondrer le marché. Car la coiffure, c’est du service immédiat, on n’a pas la possibilité de reporter le chiffre d’affaires. Et il y a eu l’incompréhension, la frustration et le sentiment d’injustice liés au deuxième confinement. Toutes  et tous avaient fait de gros efforts et de gros investissements en proposant, dès le 11 mai et alors que ce n’était pas obligatoire, le port du masque pour coiffeurs et clients, et séparations en plexiglas. Le ministre Bruno Lemaire a reconnu que notre nouvelle fiche métier était un modèle. Mais pour autant, on nous a imposé une nouvelle fermeture.

À une autre échelle, l’UNEC a également perdu son président, mon ami, Bernard Stalter, de la COVID. C’est une grande perte, pour cette profession qu’il adorait et défendait avec beaucoup d’énergie, et douloureux, pour nous tous.

bilan 2020

« Pour moi, la coiffure, c’est un seul métier, une profession qui doit rester unie. L’UNEC représente tous les métiers de la coiffure : les salons, mais aussi les coiffeurs à domicile.« 

Christophe Doré, président de l’Union Nationale des Entreprises de Coiffure

PC : La crise sanitaire de 2020 a-t-elle soudé ou divisé la profession ?

CD : Pour moi, la coiffure, c’est un seul métier, une profession qui doit rester unie. L’UNEC représente tous les métiers de la coiffure : les salons, mais aussi les coiffeurs à domicile. Il y a toujours des mécontents, on ne peut pas faire l’unanimité. Pour le deuxième confinement, nous avons demandé une équité de traitement : nous voulions ouvrir les salons, le gouvernement a préféré stopper toutes les activités. Ça a été très difficile à accepter au vu des efforts fournis depuis le 11 mai.

En 2020, la profession s’est fortement mobilisée. On a vu naître un soutien mutuel important. Nous sommes un métier de contact permanent. La proximité avec le client est importante, beaucoup de professionnels se sont trouvés démunis sans ce contact quotidien et constant. Ils ont éprouvé un besoin de se rapprocher, de retrouver du lien. Beaucoup de groupes se sont créés pendant ces périodes de confinement.

PC : Cette année 2020 a-t-elle été celle du passage au numérique ?

CD : La numérisation doit s’intégrer totalement dans le monde de l’artisanat, et à plus forte raison dans la coiffure. Ces derniers mois, on a vu qu’elle était pertinente et efficace dans la prise de rendez-vous en ligne. Mais le click & collect, non. La part de marché des ventes de produits en salon est encore trop faible. Ça n’a donc pas bien pris. Mais on a vu une belle progression de la communication sur les réseaux sociaux, c’est une belle évolution.

Si notre cœur de métier reste le peigne et les ciseaux, la visio nous a permis de continuer à apprendre. Il y a eu et il y toujours aujourd’hui beaucoup de formations en e-learning. On a appris qu’on pouvait travailler autrement pour certains, c’est en train de s’ancrer dans les mœurs, et c’est une bonne chose. On a prouvé notre adaptabilité. Il faut travailler dans ce sens : limiter les déplacements inutiles, gagner du temps, c’est aussi bon pour la planète, mais aussi pour le lien social. Le lien créé autour de la visio durant les périodes de confinements est précieux. 

PC : Quel rôle a joué l’UNEC tout au long de cette année de crise sanitaire ?

CD : L’UNEC s’est battue pour toutes les aides, le Fonds de solidarité, sur le chômage partiel… Nous sommes un interlocuteur reconnu par le gouvernement. On n’a pas toujours eu gain de cause, mais nous sommes dans le dialogue avec les ministres de l’Économie et des TPE. Ils nous écoutent, même si les décisions finales leur appartiennent, et qu’ils ne nous suivent pas sur tout.

Nous sommes en temps de crise, l’UNEC a représenté et représente tous les membres de son secteur. Il faut être présent, écouter les besoins de tous. Nous restons vigilants. Les confinements ont été violents pour le chiffre d’affaires. Il y a eu jusqu’à présent très peu d’entreprises défaillantes, de fermetures. Mais on mesurera tout cela réellement dans quelques mois. Pour l’instant, le secteur est sous perfusion. Ce qui est embêtant, ce sont les Prêts garantis par l’État, que beaucoup ont déjà consommé, et qu’il va falloir rembourser.

PC : Les aides ont-elles été adaptées ?

CD : Dans l’ensemble, elles sont plutôt bien adaptées pour les TPE, mais insuffisantes pour les entreprises de plus de 10 salariés. Mais de toute façon, ça ne sera jamais suffisant : nous ce qu’on veut, c’est travailler, satisfaire nos clients, pas recevoir des aides et rester chez nous impuissants. Ce n’est pas dans notre mentalité. Aujourd’hui les trésoreries, déjà affaiblies avant les fermetures, le sont encore plus. Il faut rester vigilants dans les prochains mois, maintenir le dialogue avec le gouvernement et les ministres concernés. Ils nous écoutent, on est dans l’échange.

PC : Quelles sont vos priorités aujourd’hui ?

CD : Aujourd’hui, je me bats pour faire entendre que la coiffure est un métier essentiel, indispensable. Pour les client.es, les Français.es. Je le dis et je le martèle, tout comme Jean-Louis David et son fameux « Recoiffe-moi le moral ». En mai, tout comme en décembre, retrouver leur coiffeur était une priorité pour les gens, une obsession. Être privé de coiffeur a permis de revaloriser la profession aux yeux de tous. Leurs tentatives de fait-maison, pour certain.es, a permis de mettre en exergue le fait qu’il s’agisse d’un vrai métier : le savoir-faire, la maîtrise, les longs mois et années d’expérience qu’il faut pour acquérir cette expertise du cheveu, de la coupe, des techniques, de la colorimétrie…

Comment appréhendez-vous 2021 ?

CD : J’aimerais pouvoir vous dire que tout va changer et qu’on va pouvoir laisser 2020 et la COVID derrière nous, mais ça paraît très prématuré. On se pose des questions sur la suite, sur un éventuel reconfinement. Attendons de voir quelles seront les prochaines mesures sanitaires mises en place. On sortira grandi de cette mésaventure en arrivant à penser autrement les choses, pour la planète, pour nos enfants et petits-enfants. On aimerait que cette année soit charnière, qu’on passe immédiatement à autre chose avec 2021. Même si ces neuf derniers mois ne nous poussent pas à être réellement positifs… Je reste optimiste parce que Bernard Stalter n’aurait pas voulu qu’on soit pessimiste, qu’on baisse les bras. Il faut s’accrocher. La vie est belle. Bientôt le soleil reviendra. 


Maison de coiffure

Dans la Maison de Coiffure de Christophe Nicolas Biot

« Les Maisons de coiffure des années 50 et 60 ont toujours été synonymes, pour moi, de féminité, d’ambiances, de parfums et de beautés.« 

Christophe Nicolas Biot

Dans la Maison de Coiffure de Christophe Nicolas Biot

« Quand je regarde ces photos, je ne peux m’empêcher de penser aux grandes maisons de coiffure des années 50 et 60. Ce sont des mises en scène et des situations dignes d’un film burlesque de Fellini mais qui retracent assez bien des moments vécus. Je suis heureux et fier que le 52 rue St André des Arts à Paris abrite la Maison de Coiffure qui porte mon nom et perpétue cette lignée ».

Christophe Nicolas Biot


Art direction : Christophe Nicolas Biot et Federica Trotta Mureau – Photography : Danilo Falà – Styling : Maria Elena Meloni – Make up : Vichika Yorn – Make up assistant : Ruby Mazuel – Hair assistants : Romain Durand, Vincent Shum, Alick Cloudius – Produced by Mia Production.

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Pour découvrir Christophe Nicolas Biot :


Stéphanie Bozonnet @Real Campus by L'oréal

Stéphanie Bozonnet, directrice pédagogique Real Campus by L’Oréal

J’ai rencontré Stéphanie Bozonnet lorsqu’elle dirigeait la filière coiffure du CFA94, bien avant d’intégrer Real Campus by L’Oréal. Nous nous sommes tout de suite bien entendues car nous avons la même passion pour notre travail, que nous aimons bien fait, pour les apprentis de la filière coiffure. Nous avons la même envie de voir le métier de coiffeur.se mériter les lettres de noblesse qui lui reviennent, et la volonté de faire bouger les choses. Aujourd’hui, je la rejoins totalement lorsqu’elle dit qu’elle est « à la bonne place au bon endroit« . Je ne crois pas qu’il y ait meilleure personne pour faire la réussite de Real Campus by L’Oréal. Ce que je regrette le plus ? C’est que nous soyons maintenant un peu loin l’une de l’autre pour nos déjeuners improvisés à refaire le monde…

Ton plus ancien souvenir lié à la coiffure  

L’odeur de la permanente et de la laque lors de mon premier jour en stage de 3ème, au salon de madame Nowacki, à Chabeuil, le village où j’ai grandi, dans la Drôme provençale. J’ai ouvert mon premier Coiffure de Paris et je me suis dit que quand je serais grande, je voulais que mon travail compte et ressemble à ce que je voyais dans ce magazine.

Ton parcours  

J’ai démarré par un parcours classique de coiffeuse, avec un apprentissage en CAP/BP/BM et un travail en salon de coiffure en France et à l’étranger, puis en studio, plus axé productions visuelles et artistiques. Je suis devenue professeure de coiffure à 23 ans, en CFA et un peu par hasard. J’ai adoré former les​ apprenti.es​ coiffeur.es​ et les chefs d’entreprises aux diplômes d’État. 

En 2010, après une année sabbatique où j’ai fait le tour de l’hémisphère sud avec mes 20 kilos de matériel de coiffure, créé ma société de coiffure studio à Nouméa, appris l’anglais en Australie, fait de la formation en Indonésie, je suis rentrée en France et je suis devenue maman.  

À 36 ans, j’ai pris la direction de la filière coiffure du CFA94, dans le Val de Marne, avec 400 apprenti.es du CAP au BTS métiers de la coiffure. Accompagnée d’une équipe pédagogique dynamique, nous avons essayé de faire bouger les lignes en insufflant plus de modernité à la formation initiale avec des stages sur les cheveux bouclés-frisés-crépus, voyages pédagogiques au Brésil, à la Réunion, à Londres, formations spécifiques barber, concours de coiffure ….

Puis L’Oréal Professionnel m’a demandé de prendre la direction pédagogique de Real Campus by L’Oréal. J’ai évidemment immédiatement accepté ce nouveau challenge. Je suis très fière aujourd’hui de porter les valeurs de cette école innovante qui forme les entrepreneur.se.s de la coiffure de demain. 

Quel est ton meilleur souvenir lié à la coiffure  

Un shooting photo dans les rizières d’Ubud, à Bali, avec la joie de travailler sur les cheveux sublimes de mannequins tout aussi sublimes et découvrir une matière hyper malléable et brillante. Nous avons été interrompus par le tournage du film Eat Pray Love, avec Julia Roberts, qui nous a gentiment demandé de bouger (pas Julia, son staff… Mais on dira Julia pour l’anecdote… 😉)

Ton prochain grand projet 

Le grand projet professionnel qui va m’occuper ces prochaines années est évidemment Real Campus by L’Oréal. Nous avons commencé en octobre avec la première promotion du Bachelor Coiffure et Entrepreneuriat, après la promotion pilote de janvier 2020. Nous formons nos étudiant.e.s en apprentissage à l’excellence de notre métier, avec des techniques de travail ancrées dans la réalité du marché et sur tous types de cheveux, tout en donnant la boîte à outils de l’entrepreneur.se en droit, finance, marketing, management, anglais, signature digitale et soft skills. 

Ma mission est de veiller à ce que cette formation soit menée de manière ultra qualitative pour nos étudiant.e.s, de former une équipe pédagogique collaborative qui porte nos valeurs, de m’assurer que les candidat.e.s que nous sélectionnons soient les plus motivé.es et les plus agiles pour suivre cette formation, que les Maîtres d’apprentissage qui travaillent en étroite collaboration avec nous aient les bons réflexes pour faire monter en compétences les étudiant.e.s et que l’ensemble des acteurs de notre profession participent à notre projet et construisent avec nous cette école innovante.  

Ton meilleur conseil à quelqu’un qui débute 

« Ne te limite pas à ta sphère de compétences, soit curieux.se et courageux.se pour pouvoir être fièr.e de ton parcours et de ta créativité. Et surtout : reste HUMBLE. L’humilité étant une valeur qui fait souvent défaut dans notre métier. » 

Pour un dîner idéal, qui aimerais-tu inviter ? 

Alfred Hitchcock, pour qu’il nous raconte comment il s’est inspiré de ses traumatismes et de son incroyable créativité pour réaliser ses chefs-d’œuvre. J’aime son travail, notamment les films de sa période anglaise avant 1930, qui accompagnent mes insomnies.  

Jacques  Dessange, pour qu’il nous raconte son parcours, ses influences, sa vision de notre métier à son époque et ce qu’il pense de notre métier aujourd’hui. Un grand monsieur de la coiffure qui à mon sens a fait et fait toujours rayonner l’image de la coiffure à la française à travers le monde. 

Kurt  Cobain, parce que comme toutes les adolescentes des années 90 j’avais des jeans troués, les cheveux gras, des Dr Martens et un gilet vert en laine usé. Je pensais être une super grunge-rebelle-de-la-société mais non en fait… J’étais juste une ado normale. Nirvana berce encore et toujours toutes mes journées de travail. Et j’ai toujours préféré Pennyroyal tea en unplugged à Dodo l’enfant do pour endormir mon fils…

À quelle époque aurais-tu aimé vivre ?  

La mienne.  

Et j’ai hâte de connaître les prochaines générations, où l’écart entre les salaires des hommes et des femmes ne sera même plus un débat, que les femmes pourront porter une jupe sans se faire insulter, où on ne se demandera pas si c’est bien ou pas d’être gay et d’avoir des enfants, où on n’expliquera pas que Fatima n’est pas un prénom français et où plus aucun coiffeur ne dira à une femme « désolée nous ne coiffons pas les cheveux crépus ». Bref, quand mes combats n’auront plus lieu d’être.

En dehors de la coiffure que fais-tu ? 

Je voyage beaucoup. Le Brésil, la Thaïlande, les États-Unis, l’Europe… Je profite systématiquement de mes voyages pour rencontrer des coiffeurs, des salons et des écoles de coiffure. Je partage et j’apprends. Ma prochaine envie de destination à assouvir ? L’Île de Pâques et ses statues. Mais je ne suis pas sûre qu’il y ait un salon de coiffure à découvrir !  😄

Les dates importantes de ta vie  

2000 – Mon premier départ pour vivre en Nouvelle-Calédonie. J’avais 20 ans et la vie devant moi, et une sacrée peur au ventre parce que c’était quand même l’autre bout du monde. Quelle aventure !  

2013 La naissance de mon fils, parce que de tous les trucs de fous que j’ai pu faire dans ma vie, devenir maman est le plus dingue. Réussir à grandir professionnellement sans culpabiliser reste encore à travailler !  

2020Real Campus by L’Oréal, parce que je suis exactement au bon endroit au bon moment de ma carrière et que je fais professionnellement exactement ce que je rêvais de faire : une école de l’excellence qui forme vraiment les coiffeur.se.s à notre métier. 


Ce que tu détestes le plus  

Les brocolis et le manque d’humilité.  

Ce qui t’inspire le plus  

Les gens qui m’ont aidée à me construire. 

Mon grand-père, pour ses récits de voyages en tant que marin de la marine marchande, et qui raconte les ports à peine construits des pays qu’il a traversés dans les années 40. Et ma grand mère pour son amour de la langue française et de sa fierté à mon égard qui me porte tous les jours.  

Mon Maître d’apprentissage, Jean-Jacques Damian, qui a su m’insuffler la confiance et l’autonomie dont j’avais besoin pour grandir dans mon métier . 

Mes étudiants, anciens, nouveaux et futurs, qui m’apprennent et m’apportent tellement. Les voir grandir professionnellement me réjouit et je suis heureuse de me dire que je suis une petite pierre à l’édifice.  

La Directrice de la Division des Produits Professionnels de L’Oréal, Nathalie Roos, qui a une vision si éclairée et juste pour notre profession. Elle est à l’origine de ce fantastique projet qu’est Real Campus by L’Oréal et me fait confiance au quotidien pour mettre en œuvre cette architecture pédagogique disruptive. 

L’objet dont tu ne te sépares jamais  

Mes iPhones pro et perso. Je suis un peu “control freak” je dois être joignable et pouvoir joindre qui je veux, quand je veux, partout sur la planète, tout le temps. 

Ton insulte préférée  

PuTAINNNNNN ! Et la variante PuNNNNNNAISE que je rattrape au vol  quand je suis avec  mon fils. 

Le mot que tu ne prononces jamais  

Impossible. Ça n’est pas dans mon vocabulaire. Et sinon, postprandial, mais on a rarement l’occasion de le placer dans une conversation… 

Ton lieu idéal

La baie d’Oro, sur l’Île des Pins, en Nouvelle Calédonie. Certainement l’endroit le plus magnifique de notre planète et le plus proche du Paradis.


Real Campus by L’Oréal –  98 Rue Didot, 75014 Paris